Samedi 26 mai 2012
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Le Sommet islamique de Dakar et les droits humains

Le 11e Sommet islamique tenu à Dakar les 13 et 14 mars 2008, a franchi une nouvelle étape dans son histoire en apportant des nouvelles modifications à la Charte de l’Organisation de la Conférence Islamique (O.C.I.) adoptée en 1972 .

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Le
11e Sommet islamique tenu à Dakar les 13 et 14 mars 2008, a franchi une nouvelle étape dans son histoire en apportant des nouvelles modifications à la Charte de l’Organisation de la Conférence Islamique (O.C.I.) (1) adoptée en 1972 (2).

Il serait très long
de rentrer dans les détails des nouvelles modifications de la Charte de l’O.C.I. Nous allons cependant examiner exclusivement celles concernant le respect
des droits humains dans : le préambule de la Charte modifiée (I), ses objectifs et ses principes (II), et les nouveaux organes de
l’Organisation (III).

I - Le préambule

Les Etats membres de
l’O.C.I. réaffirment dans la Charte modifiée leur attachement aux principes
« de la Charte des Nations Unies », et du « Droit
International », d’une part.

D’autre part,
plusieurs paragraphes de ce préambule sont nouveaux et consacrés au respect des
droits humains. Ainsi, les Etats membres sont déterminés à :

Promouvoir
« les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, …, l’Etat de droit,
la démocratie, … » (Pp.7) (3). C’est un engagement clair et net de la part
des Etats membres de l’Organisation aux principes et règles reconnus par la Communauté internationale.

Préserver et à
promouvoir « les droits de la femme et à favoriser leur participation
effective dans tous les domaines de la vie » (Pp. 15). Mais conformément
aux « lois et législations des Etats Membres ». Ce qui limite à notre
avis, le champ d’application de ce paragraphe car les lois et les législations
dans quelques Etats islamiques limitent la pleine participation de la femme à
la vie politique.

Soutenir les
buts « du droit international humanitaire » (Pp.18). Ce soutien aux
buts de ce droit nous rappelle les articles 3 de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam de 1990 (4). Cet style=''> article 3 évoque les principes du droit international
humanitaire à travers l’interdiction, en cas de recours à la force ou de
conflits armés, « de tuer les personnes qui ne participent pas aux
combats, tels les vieillards, les femmes et les enfants », ou
« l’abattage des arbres, la destruction des cultures ou du cheptel, et la
démolition des bâtiments et des installations civiles de l’ennemi par bombardement,
dynamitage ou tout autre moyen ».

style=''>L’article 3 parle aussi du droit du blessé et du malade
d’être soigné, de l’échange de prisonniers, de leur droit d’être nourris,
hébergés et habillés, et de la réunion des familles séparées. Ainsi, le
préambule de la Charte modifiée confirme, si on en besoin, le respect des
règles du droit international humanitaire par les Etats membres de l’O.C.I.

II - Les objectifs et les
principes

Ces objectifs et
principes sont exposés dans les articles 1er et 2, chapitre 1er
de la Charte modifiée de l’O.C.I.

  1. Les objectifs

Nous trouvons parmi les nouveaux objectifs :

Le soutien aux
droits des peuples « tels que stipulés par la Charte des Nations Unies et par le droit international » (art. 1 para. 7). Cette
affirmation d’une règle connue et reconnue en droit international, à
savoir : le droit des peuples à l’autodétermination s’inscrit dans les
buts de l’O.C.I. depuis sa création concernant spécialement le soutien du
peuple palestinien à recouvrir ses droit inaliénables et son droit de créer son
Etat souverain.

La promotion
et la protection des droits humaines et des droits fondamentaux « y
compris les droits des femmes, des enfants, des jeunes, des personnes âgées et
des personnes à besoins spécifiques... » (art. 1er, para. 14).
Ainsi nous sommes en présence d’un nouveau but parmi les buts de
l’Organisation, d’une part.

D’autre part,
ce paragraphe couvre plusieurs aspects de la protection souhaitée concernant
différentes catégories des personnes, à savoir : les femmes, les enfants,
les personnes âgées, les handicapés. Il est intéressant de noter que l’O.C.I. a
adopté deux textes concernant la protection des enfants (5), à savoir : la Déclaration sur les droits et la protection de l’enfant dans le Monde islamique en 1994, et
le Covenant des droits de l’enfant en Islam en 2005 (6).

Un des
objectifs de l’O.C.I., de l’article 1er, para. 14, est de
« veiller à la sauvegarde des valeurs inhérentes à la famille
musulmane ». Nous comprenons le soucis des rédacteurs de la Charte modifiée d’insister sur l’importance des valeurs de la famille musulmane et la
nécessité de protéger ces valeurs, mais pourquoi limiter cette protection aux
valeurs des familles musulmanes ? Les autres familles non musulmanes
vivant dans les Etats islamiques ont aussi leurs valeurs et elles méritent
d’être protégées et sauvegardées au même titre que les valeurs des familles
musulmanes.

  1. Les principes :

Les Etats
membres de l’Organisation doivent être guidés et inspirés, d’après l’article 2
de la Charte, par plusieurs principes. Ainsi, ils doivent :

Soutenir et
favoriser, tant au niveau national ou international « la bonne
gouvernance, la démocratie, les droits humains, les libertés fondamentales et
l’Etat de droit » (art. 2, para. 7).

Veiller
« à la protection et à la sauvegarde de l’environnement », (art. 2,
para. 8).

Ces deux
paragraphes sont nouveaux par rapport à la Charte avant les modifications apportées par le dernier Sommet islamique.

III - Les nouveaux organes

Les modifications
apportées à la Charte de l’O.C.I. ont permis de créer un nouvel organe, d’un
côté, et de consacrer un article à un organe déjà existant.

  1. La Commission Permanente Indépendantes des Droits Humains

Il n’y avait
pas un organe au sein de l’O.C.I. chargé des questions des droits humains.
Grâce aux nouvelles modifications, une Commission Permanente Indépendante des
Droits Humains a été créée par l’article 15, Chapitre X.

Cette
Commission permanente (7) a pour but de « favoriser les droits civiques,
politiques, sociaux et économiques consacrés par les conventions et
déclarations de l’Organisation, ainsi que par les autres instruments
universellement reconnus, en conformité avec les valeurs Islamiques » (7).

Ce nouvel
article suscite plusieurs commentaires et interrogations :

La principale
tâche de cette Commission est de « favoriser » plusieurs catégories
des droits : politiques, sociaux et économiques. Dès lors, c’est une tâche
de « promotion » et pas de « protection » des droits
humains, et il y a une différence entre ces deux tâches. Ainsi, la tâche de la
protection est plus forte et plus contraignante et elle suppose l’existence
d’un mécanisme de protection, par contre, la tâche de promotion est plus souple
et elle ne repose sur aucun mécanisme.

Cet article
cite « les conventions et déclarations de l‘Organisation », d’un
côté, et « les autres instruments universellement reconnus » (8), ce
qui signifie que la Commission doit promouvoir tous les droits politiques,
sociaux et économiques dans les instruments adoptés par les différentes Organisations
internationales, et à leur tête l’Organisation des Nations unies. Ce qui met
fin, à notre avis, à toutes les polémiques concernant la reconnaissance de
l’O.C.I. des déclarations et des conventions internationales reconnues par les
Nations unies.

Cet article incombe à la Commission de favoriser « les droits civiques, politiques, sociaux et économiques »
mais où sont les droits « culturel » ? Pourquoi ceux qui ont
proposé de modifier la Charte ont négligé de mentionner les droits
culturels ?

La Commission doit favoriser les droits civiques, politiques, sociaux et économiques mais
« en conformité avec les valeurs Islamiques ». Dès lors, une
définition claire et nette de ces valeurs est nécessaire pour ne pas limiter le
champ d’application de ces droits, en évoquant quelques interprétations
incompréhensibles de ces valeurs

L’article 15
ne précise pas si les membres de la Commission sont des représentants des Etats membres de l’Organisation ou des experts élus par les organes de
l’Organisation. Mais nous pensons que ces membres sont des représentants des
Etats membres.

Il est
nécessaire que la Commission établisse ses règles intérieures pour son bon
fonctionnement.

  1. La Cour Islamique Internationale de Justice

La Charte modifiée a consacré un article à la « Cour Islamique Internationale de
Justice », (L’article 14, chapitre IX).

Une des
modifications de la Charte a déjà créé cette Cour en 1987 (9). La modification
actuelle fait de cette Cour « l’organe judiciaire principal de
l’Organisation » ce qui permettra aux Etats membres de l’O.C.I. de
soumettre leurs différents à celle-ci mais « à compter de la date d’entrée
en vigueur de ses statuts ».

Nous devons signaler en guise de conclusion
que la Charte modifiée de l’O.C.I. reflète aujourd’hui la bonne volonté des
dirigeants des Etats islamiques de faire de cette Organisation une des grandes
Organisations régionales sur la scène internationale, d’une part.

D’autre part, la Charte modifiée a permis de rattraper l’inefficacité des organes de l’Organisation, l’absence
de quelques organes essentiels, et le retard d’une bonne partie de la promotion
et de la protection des droits humains dans les Etats membres de l’O.C.I.

Notes :

* Président du Centre Arabe pour
l’Education au Droit International Humanitaire et aux Droits Humains, Lyon -
Strasbourg. Directeur adjoint du Groupe d’Etudes et de Recherches en
Islamologie, Université Marc Bloch, Strasbourg.

(1) Voir la Charte de l’O.C.I. modifiée sur le site de
l’Organisation : www.oic-oci.org.

(2) Voir à propos de la création
de l’Organisation de la Conférence Islamique, Mohammed Amin AL-MIDANI,
« Le mouvement du panislamisme : son origine, son développement, et
la création de l’Organisation de la Conférence Islamique », le Courrier du Geri style=''>. Recherches d’islamologie et de théologie musulmane, 5-6
années, volumes 5-6, n° 1-2, 2002-2003, pp. 109-117.

(3) Les rédacteurs de la Charte modifiée emploient tant tôt l’expression « les droits de l’Homme », tant tôt
l’expression « droits humains ». Mais cette dernière expression est
employée plus fréquemment.

(4) Voir le texte de cette
Déclaration du Caire in Mohammed Amin AL-MIDANI, Les droits de l’homme et
l’Islam. Textes des Organisations arabes et islamiques
. Association des Publications
de la Faculté de Théologie Protestante, Université Marc Bloch, Strasbourg,
2003, pp. 69 et su. (Ci-après, AL-MIDANI, Les droits de l’homme et
l’Islam
).

(5) Tous les Etats islamiques
membres de l’O.C.I. ont ratifié la Convention des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20/11/1989 et entrée en vigueur
le 2/9/1990.

(6) Voir à propos de ces deux
textes, Mohammed Amin AL-MIDANI, « La protection des droits de l’enfant au
sein de l’Organisation de la Conférence Islamique », dans Vingt ans de l‘IDHL. Parcours et réflexions, Cahier spécial, Institut de Droits de
l’Homme de Lyon, Lyon, 2006, pp.121-135.

(7) C’est intéressant de noter
qu’il y a une Commission permanente arabe pour les droits de l’homme au sein de
la Ligue des Etats arabes. Voir à propos de cette Commission, AL-MIDANI, style=''>Les droits de l’homme et l’Islam style=''>, pp. 7 et suv.

(8) Il faut signaler que la traduction en langue arabe de
cet article 15 n’est pas fidèle aux versions anglaise et française. Dans ces
deux dernières versions, il y a le mot « instruments » traduit en
langue arabe par « Chartes » ce qui renvoie aux chartes, conventions,
pactes etc…, par contre le mot « instrument » renvoie aux chartes,
conventions, pactes et déclarations, principes, règles etc.…, c’est-à-dire aux
textes avec force obligatoire et d’autres dépourvus de force obligatoire. Dès
lors, l’utilisation de « mot « instruments » est plus générale et plus
signifiante.

(9) Voir concernant cette Cour et
ses statuts, Mohammed Amin AL-MIDANI, « La Cour Islamique Internationale de Justice :Un organe judiciaire musulman », Revue
des Sciences Juridiques,
publiée par l’Institut des Sciences Juridiques et
Administratives, Université d’Anabaa, Algérie, n° 8, juin 1996, pp. 61-66.

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Commentaires

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A Dakar comme ailleurs, le gros problème des droits de l’homme vient de son caractère déclaratif. En gros c’est une déclaration qui n’engage en rien. Sous cet angle on peut comprendre que tous les Etats membre de l’ONU ont ratifié la déclaration de 1948. Même les pires des dictatures ! Et alors ?
Et ce n’est pas les pays qui se veulent « démocratique » qui peuvent être cités en exemple. Tant mieux si les populations de ces pays puissent (ou se croient) respirer un peu plus qu’ailleurs. Cela ne change en rien que les principes à cause de son caractère déclaratif n’engagent en rien. Ainsi un dictateur peut parfaitement signer la déclaration de 48 et continuer à torturer « la conscience » tranquille.
On aurait aimé ici que les pays musulmans se distinguent des autres pays, en ce sens qu’ils y mettraient un peu de conviction. Hélas, la réalité du terrain est là pour nous ramener à la dure réalité !
La réalité que j’appelle de tous mes vœux est simple : les droits gens doivent être reconnus en droit et dans les faits. Aujourd’hui nous partagés par une reconnaissance de droit (mais dans les faits) ou reconnaissance de fait (mais pas en droit)…Allez courage ! Demain on aura les deux !

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Il faut arrêter avec cette organisation qui ne veut rien dire.
Cette charte ne veut rien dire également.
Comment parler d’état de droit, de libertés individuelles, de droits des femmes quand vous avez des pays comme l’arabie saoudite qui ne respectent aucun droit.
Cette organisation n’a d’islamique que le nom, c’est une mafia de dictateurs aussi nuls les uns que les autres soumis au bon vouloir de Bush.

Ce qui est choquant pour les ses dictateur c’est qu’ils sont soumis à des ânes comme Bush. D’un point de vue rabaissement, ils ne peuvent pas faire mieux. Comment voulez-vous qu’ils soient respectés.

PS : Bien évidemment quelques états sortent du lot, mais la majorité est soumise

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l’appellation de la conférence est en-soi choquante, voila des pays que rien n’unit sauf la religion !

Imaginez que les pays de confession chrétienne organise une conférence sur la base confessionnelle à Rome ! l’OCC, Organisation de la Conférence Chretienne !

Ce serait choquant et je serais d’accord avec vous !

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« l’appellation de la conférence est en-soi choquante, voila des pays que rien n’unit sauf la religion ! »

Si vous appreniez un peu l’Islam (Diin, mode de vie complète) avant de faire des remarques stupides, vous sauriez que si des pays sont unis par l’Islam, cela veut obligatoirement dire que TOUT, ABSOLUMENT TOUT les unit (ou devrait !) !

Ghyslaine ROC
21/3/2008

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Les pays arabo-musulman ne sont des systèmes démocratiques. Afficher des volontés et des principes droits de l’homme est une posture, et d’un ridicule pour ces pays.

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L’humanisme de l’Islam est une formidable source pour un renouveau des droits de l’Homme. Cependant, la théologie musulmane doit se libérer de ses pesanteurs et de son conservatisme. Sans cette théologie rénovée, aucun pouvoir politique ne pourra s’adosser à ces principes humanistes, signe évident d’une démocratie authentique.

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L’OCI est à l’image de la ligue arabe, totalement inefficace et impuissante. L’OCI n’est qu’une assemblée de dignitaires politico-religieux dont la fonction est de défendre les intérêts respectifs des pays, mais certainement pas l’Islam qui est prisonnier de politiques rétrogrades qui cherchent uniquement à se maintenir en place.

X
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Que l’Islam comme religion soit empreint d’humanisme, nul ne saurait le contester.
Que, cependant, des pays dont l’Islam est la religion deviennent du coup démocratiques et respectueux des droits de l’homme, cela est encore une chimère.

L’OCI comme la ligue arabe étant des organisations moribondes, tant que l’Islam ne disposera point d’une autorité morale susceptible de dépouiller cette belle religion des ses pesanteurs, comme le dit si bien quelqu’un ci-haut, cette religion souffrira encore longtemps d’amalgames funestes.

Paulin NGAMBO
Belgique

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En quoi la religion musulmane, ou une autre d’ailleurs, peut-elle fixer le cadre qui garantisse à des peuples soumis à ses règles, souvent par la contrainte, "DES-DROITS-HUMAINS", quand elle leur interdit le premier d’entre eux à savoir LA LIBERTE DE CONSCIENCE ?

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Se féliciter de cette rencontre.
Se réjouir qu’un pays membre puisse forcer la solidarité financière.
Se désoler que le fondement originel de l’OCI (Al Aqsa et la Palestine )ne soit évoqué que de façon allusive.
Regretter que la Nouvelle Charte ne parle pas de droits culurels et
cultuels au moment où une conspiration universelle s’attaque aux racines de l’islam.
Désespérer que la coopération économique ne soit pas érigée en principe systématique pour mieux raffermir les liens.
Le doute est permis quant à un partenariat stratégique et à une solidarité agissante.

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Il faudrait que le Sommet islamique se penchât (penche) sur le problème des homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels qui sont persécutés et exécutés dans de nombreux pays islamiques. Les homosexuels / transsexuels sont des gens normaux, qui doivent vivre en paix.