La Suède prend les rênes du boycott contre Israël

La menace du boycott quand elle est proférée avec des intonations suédoises n’est pas à prendre à la l

vendredi 4 juin 2010

La menace du boycott quand elle est proférée avec des intonations suédoises n’est pas à prendre à la légère, et ce n’est pas la France qui le démentira, après avoir fait les frais en 1996 de la censure totale de ses produits du terroir, en riposte à des essais nucléaires.

A l’heure où l’élite du pays – politiciens, grands décideurs économiques, éditorialistes – profondément heurtée par l’acte de piraterie israélien, se concerte sur le bien-fondé d’un boycott des marchandises en provenance de l’Etat juif, certaines corporations professionnelles ont déjà tranché dans le vif. Aussitôt dit, aussitôt fait, elles ont appliqué la bonne vieille stratégie de la mise à l’index, histoire de rendre la monnaie de sa pièce à Netanyahu. C’est de bonne guerre…

Ouvrant les hostilités, l’union de football suédoise a annoncé son intention de boycotter les activités sportives programmées sur le sol de Tsahal et de ses criminels de guerre, annulant d’ores et déjà un match de football officiel qui devait opposer son équipe nationale des jeunes à celle des israéliens. Le président de l’Agence suédoise de football, Lars Acai Ajrl s’est justifié en dénonçant la politique guerrière d’Israël : "Comme tous les êtres humains, nous nous opposons fermement à l’utilisation de la violence, et on a été choqué par ce que nous avons vu".

De son côté, la Fédération des dockers des ports de Stockholm n’est pas en reste, et entend serrer les rangs pour protester contre la violation du droit international de trop par une dictature d’extrême-droite, avide d’en découdre. Sous le cri de ralliement : « Levez le blocus de Gaza », les dockers suédois espèrent gagner à leur juste cause d’autres syndicats, tout en sensibilisant l’ensemble du pays à un immense boycott organisé, jusqu’à ce que les droits du peuple palestinien cessent d’être niés et bafoués.

La tactique de l’arraisonnement et du refoulement n’est pas l’apanage d’Israël. En ouvrant la voie à des représailles économiques redoutables, les Suédois, connus pour leur esprit de corps et leur capacité de mobilisation sans failles, nous montrent l’exemple, et envoient un signal fort à l’Etat hégémonique qui a mis à sa botte la communauté internationale, au point qu’être effleuré par l’idée même de sanctions relève du tabou…

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