Islam, laïcité et droits humains
Par Khalid Chraibi
mardi 8 janvier 2008
Quand on est à la fois Français et musulman, les questions suivantes peuvent parfois se poser avec acuité : Est-ce la citoyenneté française qui doit primer, avec les lois qui lui sont associées, ou bien est-ce que ce sont les convictions religieuses de l’individu, et les prescriptions juridiques qui les accompagnent ?
Ainsi, lors du débat sur la laïcité, il y a quelques années, certains membres de la communauté musulmane ont-ils adopté des positions extrêmes sur la question du foulard, alors que certaines jeunes filles affirmaient fièrement, avec le soutien de leurs parents, qu’elles préfèreraient abandonner l’école, tout simplement, plutôt que d’y retourner sans foulard.
Mais, les bienfaits de l’éducation sont tellement incommensurables, par rapport au fait de porter un foulard, que la question ne devrait même pas se poser à un esprit raisonnable. Le Prophète n’a-t-il pas préconisé de « rechercher la connaissance jusqu’en Chine, si nécessaire » ? Alors, s’il faut sacrifier un foulard pour obtenir une éducation dont on recueillera, soi-même et toute sa communauté, les bénéfices toute sa vie, le prix est-il si élevé ?
La question s’est également posée au niveau des structures médicales : « S’il n’y a pas de chirurgien femme pour pratiquer une opération sur une femme, faut-il laisser un homme pratiquer l’opération, ou faut-il laisser la femme mourir tout simplement ? » Seuls, des hommes accordant bien peu de valeur à la vie humaine en général, et à celle de leur femme en particulier, la laisseraient mourir dans de telles conditions, plutôt que de la laisser se faire opérer par un homme.
La loi française ne laisse aucune latitude de ce genre à l’homme. La vraie question à se poser est la suivante : « Qui a donné à l’homme musulman un tel droit de vie ou de mort sur sa femme ? » Certainement pas l’islam, ni le droit musulman. Pourtant, de telles situations sont observées tous les jours dans de nombreux pays.
De tels comportements se rattachent le plus souvent à l’extrémisme religieux, plutôt qu’à une vraie connaissance de l’islam et de ses enseignements. Autrement, comment s’expliquer que les gardes d’une école primaire d’Arabie Saoudite aient enfermé une vingtaine de fillettes dans une école en flammes, il y a quelques années, les laissant délibérément mourir, brûlées vives, ou asphyxiées par la fumée, sous prétexte que les petites filles ne portaient pas leur foulard sur la tête, au moment où l’incendie s’est déclaré, et ne pouvaient donc pas sortir tête nue dans la rue, pour sauver leur vie ?
De nos jours, de tels comportements sont d’autant plus incompréhensibles que l’islam prône l’établissement de la « communauté du milieu » (al oummat-al-wassat), celle qui se situe par définition loin de tout extrême, ou à équidistance des positions extrêmes. « Al oummat-al-wassat » est également la communauté des justes.
Pour sa part, le Prophète a recommandé, aux musulmans d’éviter tout extrémisme dans la pratique de la religion (al-ghoulouwwou fiddine), rappelant que ce sont les prises de position extrémistes qui ont provoqué la ruine des anciennes communautés humaines.
A un deuxième niveau, encore plus complexe, se posent au Français musulman des questions de droit telles que les suivantes :
Faut-il contester les lois interdisant la polygamie ou la répudiation ? Faut-il revendiquer un régime spécial les autorisant pour les minorités musulmanes ?
Faut-il se soumettre à la loi interdisant aux parents de marier leur fille, contre son gré, à un homme choisi par eux, ou la contester ?
Faut-il se soumettre à la loi mettant à égalité les parts d’héritage, sans distinction de sexe, ou la contester ?
Mais, la polygamie, la répudiation, ou le mariage d’une fille, contre son gré, à un homme choisi par ses parents, ne sont que des indications de l’usage sélectif, et inique pour les femmes, que beaucoup de musulmans font des enseignements de la charia. Ils le font souvent de bonne foi, dans la mesure où la majorité des musulmans confondent aisément, aujourd’hui, traditions et prescriptions religieuses.
Mais, une lecture attentive de la charia démontre l’existence de règles très strictes qui s’appliquent à de telles situations, et qui en font l’exception et non la règle. Les hommes, cependant, s’empressent d’oublier les règles qui les incommodent pour ne retenir que celles qui les avantagent.
Quant à la question de l’égalité des parts d’héritage, sans discrimination sur la base du sexe, elle se pose dans le monde moderne de manière bien différente de la manière dont elle se posait aux femmes de la communauté musulmane au 7è s. A l’époque, les femmes de bonne famille vivaient au foyer, s’occupaient de leur ménage et d’élever leurs enfants. Elles disposaient d’esclaves pour les aider dans leurs tâches. L’homme subvenait à tous les besoins de la famille.
Afin d’empêcher que les terres, les animaux et autres biens de la tribu ne passent sous le contrôle d’autres tribus, à travers les mécanismes des mariages et de l’héritage, la tribu musulmane n’accordait à la femme que la moitié de la part d’héritage d’un homme. Il faut se souvenir, cependant, que l’islam a innové de manière considérable, à l’époque de la Révélation, en introduisant cette part d’héritage destinée à la femme, alors qu’elle n’en recevait aucune dans les communautés d’Arabie, avant l’islam.
Mais, aujourd’hui, combien de foyers doivent survivre sans homme, surtout lorsque le mari peut répudier sa femme sur un coup de tête, lui laissant la charge de toutes les dépenses en plus des enfants à élever ? Même dans les ménages unis, combien de femmes sont obligées de travailler pour que le ménage dispose de revenus adéquats pour couvrir les besoins courants de la famille, et pour s’acheter une voiture ou une maison, ou prendre des vacances ?
Lorsque le ménage a des enfants à élever, et qu’ils doivent faire des études supérieures à un coût élevé, la femme n’a-t-elle pas besoin d’argent, autant que son mari, pour aider à couvrir de telles dépenses ?
Dans les pays musulmans, les voies de progrès en matière juridique existent, et sont faciles à repérer, dans la mesure où les codes de la famille appliqués présentent des différences importantes sur des points significatifs. Par exemple, les dispositions de la « moudawana » (code de la famille) adoptée au Maroc en 2004 diffèrent grandement des dispositions appliquées en Egypte depuis l’an 2000 ou à celles en vigueur en Arabie Saoudite.
Le contraste est encore plus frappant lorsqu’on compare les dispositions de droit musulman appliquées sur ces questions dans des pays non-arabes tels que l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde, le Pakistan, le Sénégal, le Nigéria ou l’Afrique du Sud.
Le droit musulman témoigne ainsi d’une grande richesse et souplesse pour faire face à toutes les situations auxquelles la communauté musulmane peut se trouver confrontée. Mais, les autorités politiques et religieuses des pays musulmans se refusent à les exploiter, parce qu’elles ont été habituées pendant 10 siècles d’immobilisme politique, économique, social et intellectuel à rejeter tout changement, toute innovation, toute « bid’a ».
Actuellement, les associations de droits humains et les associations de droits de la femme dans les pays musulmans se fixent des objectifs relativement modestes. Elles voudraient simplement obtenir des autorités que les conventions internationales sur le respect des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant signées par les Etats musulmans y soient appliquées, confortant les dispositions énoncées par l’islam lui-même en la matière, et souvent peu respectées.
Mais, en France, les lois nationales ont réglé ces questions depuis de nombreuses années, de manière conforme aux droits humains, à l’esprit de justice, d’équité et de solidarité familiale, au point que beaucoup d’associations des pays musulmans les considèrent comme des modèles de ce qu’elles voudraient réaliser à long terme. N’est-il pas plus raisonnable pour le Français musulman, dans ces conditions, de construire son avenir sur la base de ces acquis, qui sont parfaitement conformes à l’esprit de l’islam, plutôt que de chercher à les remettre en cause ?
Khalid Chraibi
Economiste (U. de Paris, France, et U. de Pittsburgh, USA), a occupé des fonctions de consultant économique à Washington D.C., puis de responsable à la Banque Mondiale, avant de se spécialiser dans le montage de nouveaux projets dans son pays.Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article
à adapa:au contraire il y a une morale a tous ca.Qui a dit que cette enfant n etait juste "pas sage" peut etre serait il devenue un assassin.On nous le dit pas.La morale la dedans est que ce qui a ete revelé a moise et a Al Khidr par Dieu peuvent etre en apparence deux choses differente mais en realité ils ont exactement la meme signification,c est a dire preserver droiture.
a sofiane
Ah oui, merci pour ce texte de Moise avec Al Khidr, il vaut son pesant de cacahuètes. Et aprés on dit que la religion enseigne la morale. Elle est belle la morale de cette fable : assassiner les enfants qui ne sont pas sages, c’est bien. C’est sûr qu’avec des enseignements comme ça la civilisation et l’humanité vont beaucoup progresser. Tu en as d’autres de ce même accabit ? Dans aucun mythe antique je n’ai vu quelquechose comme ça, raconté à la façon d’un enseignement moral.
Heureusement qu’il y a des gens qui réfléchissent et utilisent leur raison pour laisser de côté de tels textes, même chez les musulmans.
A Selma,
Je n’engagerai pas de discussion juridique qui comme toute discussion juridique n’intéresse que les spécialistes, ce qui n’est pas le but d’un forum d’idées.
Ceci dit, je vous félicite sincèrement pour la curiosité que vous dites avoir pour le droit français qui, je l’avoue, n’est pas facile car très évolutif. Vous ne manquerez donc pas de voir par vous même qu’en droit français, le statut d’enfant adultérin n’existe plus, qu’il n’y a plus de distinction entre filiation légitime et filiation naturelle (hors ou sans mariage) en terme de droits et de devoirs, et qu’il n’y a plus de références juridiques à ces termes (loi de 2002).
Je pourrais continuer sur le divorce, mais j’en arrêterai là, car nous allons lasser les internautes. Et à la réflexion, je ne suis pas certain que nous parlions des mêmes choses, ou tout au moins des mêmes concepts. Ce que j’admets sans réserve.
A Didier,
Vous avez été surpris par une partie de mon commentaire, mais j’ai été encore plus surprise par vos remarques et les confusions que vous faites :
1er- L’enfant adultérin est défini par le droit français comme étant celui qui nait de la relation d’un couple dont au moins l’un des deux est matié à une tierce personne.Il existe donc comme catégorie juridique, et celà n’a rien à voir avec la morale, dont je me serai servie.
L’ enfant naturel quant à lui est celui né de parents non mariés.
Ce sont donc deux catégories différentes.
2- Je n’ai jamais parlé de divorce par consentement mutuel dans mon commentaire, mais de divorce sans faute que le droit français a été obligé d’intégrer devant la réalité des faits, et qui n’est ,je maintiens, qu’ une forme de répudiation.
Le divorce par consentement mutuel existe également en droit musulman.
Le divorce sans faute, c’est celui qui permet à un époux de demander le divorce, sans avoir à apportee la preuve que son conjoint ait commis une faute. En celà il rejoint le droit musulman , car il est évident que l’on ne peut obliger une personne à continuer à vivre avec quelqu’un alors qu’il n’en plus envie.
Je vous rappelle que le mariage en droit français,était à l’origine un sacrement : c’est Dieu qui unissait deux êtres, et ce lien ne pouvait être défait .D’où la nécessité de prouver une faute pour la dissolution de ce lien, avec les conséquences de droit, : le paiement d’une pension à vie pour le conjoint.
En droit musulman, il en va autrement. Le mariage est un simple contrat entre deux personnes avec les conséquences de droit : ce contrat peut être rompu, soit d’un commun accord, soit à l’initiative de l’une ou l’autre partie, avec un dédommagement pour la rupture abusive.
Quant à l’intervenant qui me reproche d’avoir confondu polygamie et adultère, je lui conseille de se cultiver un peu avant de dire n’importe quoi. Je suis juriste aussi bien en droit musulman et c’est ma fierté, qu’en droit occidental par curiosité intellectuelle.
Quant au rationalisme, je vous répondrai que c’est nous qui vous l’avons appris , alors un peu de modestie. Salutations.
Les musulmans n’ont pas besoin de dialogue. Ils ont besoin d’indépendance et d’auto-détermination.
Après pour le dialogue, il faut être deux. Et pour être deux, et dialoguer il faut être non subordonné.
Le plus important est que le peuple musulman se libère et mettent un terme à l’interventionisme occidentaliste (d’abord les bombes ensuite les coups d’état, etc...). Il s’agit de l’unique fléau du monde musulman. On nous a volé notre indépendance et on veut nous vendre un monde soit disant meilleur bati sur mesure pour les bourreaux.
Selma a, évidemment, raison quand elle parle de rapport de force (ou est-ce qu’il vois du religieux, l’autre ?) tu ne comprends pas elle te dit raison oui mais raison du plus fort, c’est pourtant simple à comprendre. Et ça se permet de prendre les gens de haut ??? Depuis que les musulmans sont ouvertement stigmatisé, on en voit, un certain nombre se comporter de la sorte, sûr qu’il sont de leur superiorité, typique des colons. Bref, les chiens aboient la caravane passe.
Pour moi c’est clair, occident = déclin. L’hypocrisie est qu’il s’appuie sur le monde musulman (force, jeunesse, vitalité) pour éviter de se casser la figure et se relancer. Mais ce qui fait pitié c’est d’en voir servir de béquille de plein gré. Pour ma part, il n’y a pas foto entre la culture musulmane et la culture occidentale. On devrait avoir le choix sans être traité d’extrémistes.
bjr.apparament mr didier n a jamais lu le coran ou pas en entier,car en se qui concerne le mariage les conjoints ont possibilités de divorsé et de partager leurs biens sans pour autant que la femme soit stigmatisé
Je me pose une question à la lecture de la réponse de Didier à Selma. Didier ne fait aucunement mention de sa formation contrairement à Selma qui en a besoin pour faire autorité.
Il argumente simplement et d’une façon cohérente qui donne du poids à ses idées.
Il ressort de la confrontation des 2 personnes, une vision des 2 sociétés occidentaltes et musulmanes, bien que ce fut involontaire de part et d’autre.
D’un coté une argumentation raisonnée sans appui de la la morale ou de la religion, la raison et d’abord la raison , de l’autre la morale et les jugements de valeurs à l’emporte pieces constituent l’essentiel de l’intervention de Selma.
Cette confrontation illustre bien ce que veut dire l’auteur, la raison qui a été source de civilisation dans la société musulmane du passé n’est plus aujourd’hui. Un savant dans les pays musulmans est en réalité un thélogien, un savant du monde religieux et du Coran.
Didier de ce point de vue est neutre, autant qu’il est possible, du fait religieux et argumente sur les idées de Selma face à la réalité juridique en France. Cette dernière utilise la religion et confond polygamie et adultère et se situe d’emblé sur un terrain morale et confond le droit qui est un ensemble de régles qu’une société s’est données, et la morale qui est en grande partie individuelle.
Quand elle se dit juriste, il faut comprendre juriste en droit musulman, heureusement l’auteur permet d’entrevoir un espoir de dialogue.
Pour Selma,
Je lis avec beaucoup d’intérêt les divers commentaires apportés par les uns et les autres, que ceux-ci soient des spécialistes, des convaincus, qu’ils se posent simplement des questions, qu’ils veulent avoir des avis différents etc.
Mais une partie de vos commentaires, faits à priori en fonction de votre spécialité, puisque je comprends que vous êtes juriste algérienne, me surprennent un peu, moi qui ne suis pas incomplètement sans connaissance du droit français.
En terme de droit, la reconnaissance juridique d’un enfant naturel (l’adjectif adultérin n’a pas de signification juridique, mais morale) n’a absolument rien à voir avec une pseudo reconnaissance de la polygamie, c’en est même le contraire. Le statut juridique de l’enfant naturel a pour objet de le protéger en engageant formellement la responsabilité civile et juridique des parents quels qu’ils soient. Vous voulez confondre polygamie (qui est statut juridique absolument interdit dans la plupart des pays) avec l’infidélité (qui est une donnée morale qu’aucune loi ne peut interdire).
En outre, vous ne pouvez pas dire que la mère d’un enfant naturel n’a pas d’existence juridique. Toutes les citoyennes françaises ont une existence juridique, et le père de l’enfant naturel n’a pas plus de droits que la mère. Le législateur a tenu compte du nombre important d’enfants nés hors mariage (en très grande majorité couples non encore mariés, concubins, pacsés). Il ne vous aura pas non plus échappé qu’en France, à l’âge adulte, un enfant, naturel ou non, peut opter pour le port du nom de son père (par défaut) ou de sa mère ou des deux ensemble dans l’ordre qu’il souhaite.
Quant à confondre le divorce par consentement mutuel et la répudiation, vous m’en excuserez, mais cela jette un peu de discrédit sur vos propos. La répudiation est un acte unilatéral où on peut souvent chercher vainement la défense des intérêts de l’épouse, alors que le divorce par consentement mutuel, par définition, sous-entend lune demande commune, le partage des responsabilités, et des biens dans l’intérêt consenti des deux conjoints, et dans un souci et selon des règles d’équité, le maintien des responsabilité civiles vis à vis des enfants et la répartition des charges et obligations en leur égard.
Vous vous emportez contre une présentation "idéale" des lois française. Je ne pense pas que c’est cela qui a été dit. Aucun système de lois n’est idéal, sinon, nous n’aurions plus besoin d’en créer de nouvelles, d’en amender certaines, ou d’en modifier d’autres. Les lois sont la suite logique de l’évolution des sociétés, d’erreurs ou d’avancées et la montée d’un certain nombre de valeurs fondamentales, entre autres la lente montée des valeurs démocratiques (représentez-vous ces évolutions depuis un ou deux millénaires !). Les lois ne sont pas les mêmes dans les différents pays, pour des raisons d’histoire, de culture et aussi de politique et parfois de religion. Aujourd’hui, les flux migratoires mondiaux pourraient montrer que les peuples expriment d’une certaine manière leurs préférences.
C’est la raison pour laquelle les lois humaines sont si nombreuses, si complexes et si évolutives, alors que les lois divines sont d’une telle simplicité puisqu’elles s’adressent aux hommes individuellement et non aux sociétés.
La question que se pose l’auteur de cette analyse truffée de contre vérités est : est -ce la citoyenneté et la laïcité qui doit primer pour le musulman Français ou ses convictions religieuses et les lois qui en découlent ?
Celà aurait pu être un débat intéressant, mais voilà que l’auteur va nous expliquer que dans les pays musulmans , où il n’y a pas de laîcité, on brûle les petites filles, on oblige les femmes à épouser des hommes choisis par le père, etc...
Pour conclure : les lois nationales françaises sont idéales, il fut s’y soumettre, la preuve ? les associations des pays musulmans considèrent ces lois comme des modèles de ce qu’elles voudraient réaliser à court terme....
Les associations des pays musulmans vont demander donc une loi interdisant le foulard ? Non, monsieur, il n’y a pas de lois idéales, le droit n’est qu’un rapport de force, rien de plus. Quand la France des libertés a pris une loi interdisant le port du foulard, est-ce pour défendre la liberté individuelle de conscience, ou pour la liberté publique de se vétir ? Le comble ,, c’est que vous reprochez à ceux qui refusent cette loi de tourner le dos au savoir !!! Quand, vous posez les questions relatives à la polygamie et à la répudiation, sachez que la polygamie existe d’une façon implicite dans le droit français, c’est-à-dire d’une façon hypocrite : Savez-vous que l’enfant adultérin,(celui qui nait d’une relation sexuelle entre un homme marié avec une autre femme)est reconnu par le droit français, il a droit de porter le nom de son père, il a droit à la pension alimentaire et il a vocation héréditaire...mais sa mère n’existe pas juridiquement. Voyez-vous, l’Islam préfère la lumière.. Quant à la répudiation, le droit français a évolué et reconnait le divorce sans faute, ce qui est d’ une façon déguisée une répudiation... Je vous rappelle enfin qu’avant de raconter des fadaises, il vaudrait mieux essayer d’apprendre et de comprendre.. Jamais, en Islam, l’homme n’a eu le droit de vie et de mort sur sa femme, jamais l’Islam n’ a obligé la femme à épouser un homme choisi par son père, au contraire, en droit musulman, le consentement de la femme à son mariage, est une condition de validité du mariage.
Les règles régissant l’héritage en Islam sont d’ordre public, c’est-à-dire qu’elles s’imposent sans qu’on ait à justifier .Dieu sait ce qu’il fait.Les musulmanes ne sont pas prêtes à violer leur conscience , et elles sont libres n’est-ce pas ? Du reste, les lois successorales en Occident varient d’un pays à l’autre et ne sont pas toutes égalitaires : n’oubliez pas le droit d’aînesse..
. Enfin pour terminer, vous prétendez que les associations de droits de la femme dans les pays musulmans demandent que les conventions internationales sur le respect des droits de la femme et de l’enfant soient appliquées : de quelles associations s’agit-il ? De celles qui sont portées à bout de bras par les associations occidentales ? Je rappelle également que les conventions internationales dans ces matières ont été rédigées par les pays occidentaux et que les pays musulmans à l’époque étaient très peu représentés, et que par ailleurs, nous avons émis des réserves en fonction de nos sociétés et de leurs valeurs.
Non, les associations de défense des droits des femmes musulmanes se battent pour les droits des femmes dans le respect de leur islamité,contre les mythes occidentaux et contre les injustices commises à leur égard par leur société.Nous n’avons pas besion de modèles à suivre, nous avons notre propre voie.
Selma El Andalussi, juriste algérienne
Bon, 14 siècles plus tard certains musulmans n’ont toujours pas fait la part des choses, hélas ces musulmans détiennent le pouvoir, comme l’auteur rappelle une monstruosité dans une école de jeunes filles en Arabie Saoudite.
Les religions comme les idéologies ont la prétention de régenter la vie des hommes, comme le fut le communisme dont l’ambition était de libérer l’homme, plus de 100 millions furent victimes des extrêmitismes du communisme, l’islam vu aujourd’hui, partage beaucoup d’intolérance avec le communisme.
L’auteur a du courage de rappeler ces choses, peut-être dans les siècles futures, l’islam sera compris par ses adeptes.
Je suis de votre avis Sofiane et Aziz beaucoup de choses fausses sur l’Islam et ses préceptes alors avant de dire quoi que ce soit renseignez vous un peu plus sur les textes certains pourraient croirer que ces inepties sont justes !!!!!!!!!!
Excellente analyse. Certains responsables musulmans semblent accorder une importance infondée à la question du voile au point que pour certains d’entre eux, c’est devenu un combat en soi, alors qu’il existe des dossiers plus importants.
A Adapa,
Je ne sais ce que vous savez de l’Islam et de son histoire. Ceux qu’on appelle Salafs ont vécu les 3 premiers siecles de l’Islam. Le Prophète (pbsl) a fait mention des musulmans de cette période. Parmi eux les célèbres Abu Hanifa, Malik, As Shafii, Ahmed, Boukhari, Mouslim ... Qu’est ce qui caractérise ces générations d’hommes ? Ils savaient où commençait et où s’arretait le champ où leur raison pouvait s’exercer. Leur foi en un Dieu omnipotent leur faisaient accepter la relativité de leur savoir. Lisez ou relisez l’épisode de la rencontre de Moise avec Al Khidr dans le chapitre la caverne, peut-etre comprendrez-vous. L’Imam Malik a t-il remis en cause les lois régissant l’héritage ou toute autre loi divine ? N’existait-il pas à l’époque de femmes pauvres qui élevaient seule leur famille ? L’Imam Boukhari a t-il remis en cause la loi divine ? L’Islam apporte les réponses aux cas particuliers mais dans le cadre de général de la loi. M Chraibi nous offre la solution de facilité (en apparence) : supprimer la loi, ou la dénaturer. On ne permet pas à nos filles de porter le foulard dans les écoles ? Qu’à cela ne tienne ! Faisons leur retirer ! Nous tenterons d’expliquer à Dieu que sa loi n’était pas adaptée ou bien que nous étions contraints ! Peut-on appeler contrainte la premiere difficulté qui survient ? Avons-nous suffisament protesté contre cette loi liberticide ? Si tous les musulmans avaient retiré leurs enfants de l’école pour signifier leur opposition et dire que des pays européens et laïcs autorisent les filles à pratiquer leur foi à l’école ! Avons-nous suffisamment réfléchis et agis pour offrir à nos filles la possibilité d’étudier dans le respect de leur foi ? Evidemment non ! Agir, effectivement c’est plus difficile ! Qui a dit le chemin de la foi était un chemin facile ? Relisez ou lisez la vie du Prophete, des premiers Califes ! De concession en concession nous finissons par vider notre foi de son sens ! M. Chraibi se glorifie d’avoir travaillé à la banque mondiale. Une question. Un musulman peut-il travailler dans un organisme dont le fonctionnement repose exclusivement sur le riba ? Est-ce encore une autre adaptation du message divin de M. Chraibi qui pense qu’il n’est manifestement plus adapté à notre monde moderne ?
En France pays de Descartes, une femme meurt de violences conjugales tous les quatre jours ! Expliquez-moi !
Sofiane
Il est agréable et rassérénant de lire une tribune éclairée par un intervenant de qualité, mettant enfin en évidence une nouvelle et moderne appréhension du religieux suseptible de réconcilier les français avec un islam résolument modéré .
Union des Jeunes pour le Progrés (UJP)
Salamaleicum,
Comme d’habitude, le débat sur la laïcité est biaisé par de faux a-prioris : On fait dire aux responsables musulmans des choses qu’ils n’ont pas dites, on leur fait prendre des positions qu’ils ne prennent pas.... Pour ensuite les condamner plus facilement.
C’est malhonête, mais c’est le seul recours des pseudos-intellectuels sur ces questions....
ainsi, écrire : "Ainsi, lors du débat sur la laïcité, il y a quelques années, certains membres de la communauté musulmane ont-ils adopté des positions extrêmes sur la question du foulard, alors que certaines jeunes filles affirmaient fièrement, avec le soutien de leurs parents, qu’elles préfèreraient abandonner l’école, tout simplement, plutôt que d’y retourner sans foulard."
C’est simplement ignorer quelles ont été les positions de TOUS les responsables musulmans devant la loi inique du 15 mars 2004 interdisant les signes religieux ostensibles dans les établissements publics d’enseignement.
Nous avons toujours défendu la liberté de choix et de pratique religieuse de nos filles et de nos soeurs....
Prétendre qu’un bérêt peut être un "signe religieux ostensible" comme le fait actuellement la jurisprudence de cette loi inique, c’est également de la malhonêteté intellectuelle....
Prétendre enfin que "en France, les lois nationales ont réglé ces questions depuis de nombreuses années, de manière conforme aux droits humains, à l’esprit de justice, d’équité et de solidarité familiale".... C’est vraiment vivre sur une autre planète (à Pitsburg, peut-être ???)
Quoiqu’il en soit, si l’auteur voulait faire preuve d’un minimum d’honêteté intellectuelle, il ferait mieux de retourner à ses chères études....
Salamaleicum
Question posée par l’auteur : " Est-ce la citoyenneté française qui doit primer, avec les lois qui lui sont associées, ou bien est-ce que ce sont les convictions religieuses de l’individu, et les prescriptions juridiques qui les accompagnent". Quant on est dans un état de droit, démocratique au sens vrai du terme, la réponse ne souffre pas beaucoup d’hésitation : c’est "oui". Tout simplement parce la loi dans un pays démocratique est issu de la majorité des citoyens par le biais de ses représentants, et quand la majorité des citoyens ne sont pas satisfaits, ils changent de représentants pour changer les lois. De plus, pour des raisons historiques, notre pays attache une grande importance à ce que la religion reste le plus possible dans la sphère privée. C’est ainsi que le peuple français en a décidé au cours de son histoire. Tout n’est pas parfait, mais les principes, au moins, existent. Il est clair que cela parfois ne nous convient pas, mais le système républicain français se prend dans sa globalité ou ne se prend pas : ce n’est pas un supermarché on ne prend pas ce qui nous plaît et en rejetant ce qui nous plaît pas. c’est comme cela que ça marche, moyennant quoi, le français râle (et c’est légal !), et c’est d’ailleurs sa spécialité, mais est souvent chauvin.
Je ne suis pas particulièrement religieux, mais il y a une phrase de l’évangile (ce n’est pas mon livre de chevet) qui me paraît très intéressante : à la question de savoir à qui il fallait payer l’impôt, à Dieu ou à César, Jésus a répondu : "il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César". C’était il y a 2 000 ans. Ce prophète, ce prédicateur, ce philosophe, cet agitateur ou ce fils de Dieu, selon les croyances des uns ou des autres, préconisait de bien séparer les choses. C’était l’énoncé d’un principe, mais c’était surtout d’une grande sagesse typiquement orientale.
assalam alaykoum
Toujours les mêmes écrits concernant l’Islam, en particulier la Chari’a (Qor’an & Sunna), des écrits sans savoirs fondés sur les textes (livres que l’on trouve, sans peine, dans la première librairie du coin, et même en langue française) Quelle paresse pour des soient-disants intellectuels ?!
Toujours blablabla, La Femme Musulmane en premier plan, blablabla, lisez plutôt des textes avec un minimum de savoir (selon la Lumière Divine) et non des textes sans queue ni tête, basé sur des a prioris. Laissez un peu les femmes,en pensant (selon vos préjugés), vivre, c’est cela être digne d’être un intellectuel, c’est cela parlé au nom de la démocratie, la laïcité...
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
2. qui a créé l’homme d’une adhérence.
3. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,
4. qui a enseigné par la plume [le calame],
5. a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.
6. Prenez-garde ! Vraiment l’homme devient rebelle,
7. dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même (à cause de sa richesse).
8. Mais, c’est vers ton Seigneur qu’est le retour. Sourate AL-ALAQ
Que chacun et chacune écrivent, s’expriment, mais avec un minimum de recherche sur les sujets (cela concerne ceux et celles qui écrivent dans ce site (les textes édités par oumma.com, non les intervenants comme moi qui laissent de simples commentaires).
Salam mes frères Je suis un simple etudiant j’aimerai juste partager mon point de vue. Plus on découvre les contrées de la terre, plus on rapporte chez soi l’expérience des autres.Prendre de l’occident ses acquis en matière de technologie et de liberté ne posera pas de souci cela dit Monsieur il faudra reconnaître que cette société est en perte de tout repère au nom de la raison:Quand pour satisfaire des instints et des esprits les plus bas ont remet en cause la liberté de culte, on oblige à des jeunes femme le choix entre leur foi , l’ecole , le travail je demande à Allah de les assister dans cette epreuve et je respecte leur choix. Expliquez moi la différence entre "l’integrisme" qui oblige le port du voile et "l’integrisme" qui oblige son enlevement ? Entre ma conviction et la citoyenneté Monsieur le plus grand bien , la chose la plus chère, la plus precieuse qui vaut plus que le monde et celle qu’elle contient (la France) pour un musulman c’est bien sûr sa foi seul chose eternel. Plus on laisse l’interprétation du coran aux orientalistes ,plus ils camouflent la vérité, et ils orientent automatiquement les esprits vers l’amalgame.
Que peut on dire dans la légistaion islamique d’un homme qui décide d’etre homme au foyer.J ai pas été convaincu de la réponse qui ma été donné concernant le porte monnaie à la maison.D’’acord l’héritage l’appartien.Mais si son héritage est suffisament superieure au salaire de son mari,pourquoi elle serai pas obligée par la législation islamique de dépenser dans son foyer ? on parle d’égalité non ?
Laïcité : des dérives inquiétantes lundi 7 janvier 2008
Robert Bistolfi - Confluences méditerranée
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=3513
Tant que les dirigeant des pays musulman n auront pas peur de dieu et n auront pas concsience qu ils auront a rendre des comptes rien ne changeras.ILs ne pensent qu a leurs positions confortable et leurs pouvoirs.Ils n y a rien de religieux dans leurs facon de diriger leur pays.
Oui sofiane a raison.
Il ne faut pas accorder trop sa confiance à sa raison, il vaut mieux laisser d’autres réfléchir à notre place, c’est tellement plus facile et déresponsabilisant. L’humanité n’est jamais allée trés loin avec ce raisonnement, au contraitre elle fait marche arrière quand elle l’applique, les pays musulmans en sont un bon exemple, de civilisation à la pointe de la connaissance, elle est devenu une civilisation capable de pondre 3 livres par an (vers le 18-19ème siècle) et aucune nouvelle idée scientifique digne d’intêret depuis que la raison et la réflexion ont été bannies.
Quand on veut le progrés de l’humanité, on n’a rien à faire des avis donnés par des personnes il y a des siècles, si ces avis ne sont d’aucune utilité voire un obstacle au but recherché.
L’appel à une autorité supérieure plutot que l’utilisation de la raison, pour décider de la gestion de la société, a toujours été la voie ouverte aux pires dérives possibles, que cette autorité soit dirigée par des barbus, moustachus ou des glabres.
Salam je veux vous dire que à notre époque, où l’information est simple à trouver, des prétendus spécialistes en la matière utilise des Hadiths qui sont pas authentiques pour renforcer leurs avis est vraiment désolant ! je vous laisse chercher le quel des Hadiths est Daïf ou plutot Mawdoue.
Salam
Si on résume l’article, on comprends : arretez de critiquer, et prenez plutot pour exemple la République Francaise.
En accordant le bénéfice du doute à l’auteur, on peut estimer qu’il essaye de ménager la chèvre et le chou, sincèrement.
Mais il y a un moment où il faut arretez d’être aussi timoré. Le problème n’est pas religieux. Si la situation n’évolue pas dans les pays musulmans, c’est par défaut de pratique d’une doctrine essentielle de l’Islam : ne se soumettre qu’à Dieu. Or nos dirigeants et nos sociétés se soumettent aux envies d’ici bas, se laissent corrompre et font stagner nos sociétés à un stade indigne d’une société musulmane véritable.
Pour conclure, la solution n’est pas d’admirer bouche ouverte les évolutions de l’Occident idéalisé dans ce texte. Mais d’étudier rationnellement ses évolutions, se nourrir de ce qui nous servira, rejeter ce qui ne nous convient pas, pour se construire d’égal à égal. Quitte à en arriver à la confrontation*.
*il ne s’agit pas d’encourager l’idée d’un choc des civilisations, mais d’une lutte contre les pillages et ingérences qui maintiennent tous les pays du tiers-monde dans un état de sous développement, y compris donc non musulman.
"lorque les deux conjoints travaillent c’est toujours le mari qui est obligé de vider son porte monnaie pour l’entretien du foyer. Vous me dites quoi de ça ?" Moi je dis que c est bien rare. Quand a l heritage le frere a le double car la femme n est a priori pas tenu de depenser sa part d heritage qui lui revient.Ni pour ses enfants ni pour sont mari.alors que son mari est obliger de subvenir a sa femme et ses enfants.C est vrai que maintenant les 2 sont obliger de travailler.IL faudrait savoir si changer cette loi ne serais pas une inovation.
Bonjour,
Je vous conseille vivement monsieur d’approfondir votre réflexion en lisant les oeuvres des savants musulmans et les tafsirs du coran afin de saisir l’Intelligence et la Justice de notre livre saint.
Alors seulement vous pourrez comparer l’Islam aux lois "démocratiques" et en particulier à la situation de la femme "libre" d’aujourd’hui...
C’est si simple de tenir un discours comme le vôtre.
Le terrorisme intellectuel est le pire des terrorismes...
Paix
Le texte interpelle beaucoup c’est sur. Mais je voulais signalé que vous avez des femmes qui se basent sur l’interprétation traditionnaliste que quand elles sont avantagées. Un exemple concret : lorque les deux conjoints travaillent c’est toujours le mari qui est obligé de vider son porte monnaie pour l’entretien du foyer. Vous me dites quoi de ça ?
Salam,
En lisant cet essai du frère, du debut jusqu’à la fin, je me demandais s’il existait vraiment des lois islamiques. Selon ma comprehension de son raisonnement, tout partirait de traditions à l’époque du Prophète (SAW) et ces lois sont venues pour regir la communauté à cette époque-là et (cela est implicite) à cet endroit là puisque les traditions diffèrent d’un endroit à un autre.
Je conclurais donc que les lois islamiques, du moins celles qu’il a élucidées ne sont plus en vigueur.
Merci le frere pour ce texte ! Je souhaite des réactions de spécialistes en la matière pour nous éclairer. Shukran !!!
C’est un début de solution, mais comment faire face à un héritage traditionnel qui, au pire, contredit l’Islam et au mieux l’applique de façon trop superficiel.
Ce mouvement née au coeur de l’Arabie était un vent de libération sans cesse en mouvement.(apprendre à l’homme se qu’il ne savait pas).
Liberation de l’Homme face au faux,pour facilité la vie,la rendre acceptable,agréable, face aux épreuves, aux joies et Lui permetre de saisir et de comprendre, et ensuite d’apprendre.
Apprendre ; voilà un terme qui à disparu du vocabulaire....
pourrait on avoir le nom de l auteur de cet article ?
"beaucoup d’associations des pays musulmans les considèrent comme des modèles de ce qu’elles voudraient réaliser à long terme"
Vraiment ? Parmi les enfants idiots utiles des "valeurs republicaines" peut-etre !
Un excellent article. Mais quand je lis ....
”Quant à la question de l’égalité des parts d’héritage, sans discrimination sur la base du sexe, elle se pose dans le monde moderne de manière bien différente de la manière dont elle se posait aux femmes de la communauté musulmane au 7è s. A l’époque, les femmes de bonne famille vivaient au foyer, s’occupaient de leur ménage et d’élever leurs enfants. Elles disposaient d’esclaves pour les aider dans leurs tâches. L’homme subvenait à tous les besoins de la famille."
.... je me pose une question.
Et Khadija ? Elle était veuve, femme d’affaires indépendante et Mahomet était son employé avant de devenir son époux.
Où sont les Khadija après l’avènement de l’Islam ?
Trop de confusions dans ce texte.
Un exemple : concernant l’héritage, ce n’est pas LA FEMME qui a la moitié de la part de L’Homme. C’est LA FILLE par rapport au FRÈRE.
En effet, dans plus de dix cas, tels que par exemple la grand-mère et le grand-père, les héritiers prennent des parts égales, quand ce n’est pas la femme qui prend plus (plusieurs cas).
La remarque est importante, car elle dit, en bref, que ce genre d’appels à la contextualisation et à l’évolution de la jurisprudence musulmane ne peuvent être crédibles que s’ils proviennent de personnes qui maîtrisent assez l’héritage jurisprudentiel (fiqh) musulman.
Fraternellement,
Ce texte est intéressant car il explore la possibilité d’infléchir certains principes islamiques (par ex. la répartition de l’héritage entre filles et garçons, l’égalité des sexes etc...)à l’aune des réalités de notre monde contemporain. L’auteur évoque le "bid’a" qui accorde une part de reflexion au croyant sur les préceptes. Le vrai enjeu, à mon sens, c’est de pouvoir expliquer la possibilité de cette bid’a et de ses limites. Il apparaît à ce niveau du débat une tension entre d’une part, la possibilité qu’a le musulman de réflechir sur l’applicabilité de certaines règles et d’autre part le respect scrupuleux de la parole de Dieu. Il faudrait que les savants et autres érudits du monde musulman se penchent sur cette question, c’est un enjeu primordial pour éviter que notre religion ne soit prise en otage par des extrêmistes.
Monsieur le mécanicien,
les musulmans ont l’habitude et cela avait débuté avec Moussailama al kaddhab de voir des gens comme vous venir jeter aux orties 15 siècles de savants et leur expliquer sans peur du ridicule ce qu’ils devaient comprendre de l’Islam. Voyez-vous, monsieur, en matière de mécanique mes professeurs me conseillaient de m’adresser à un mécanicien, et en matière d’Islam de m’adresser à des savants de l’Islam.
C’est Ibn Khaldun qui disait que la raison est semblable à la balance du bijoutier. Cette balance est parfaitement adaptée pour peser les pierreries cependant il est impensable de vouloir l’utiliser pour peser des montagnes qui sont l’image des questions de l’unicité divine.
Aussi, je ne saurais trop vous conseiller de ne pas accorder une confiance absolue à votre raison, de peur que vous en veniez à l’associer à Dieu.
Comme on dit, salam chez vous !
Sofiane
