Journaliste, a publié “L’énigme Oussama Ben Laden” aux Editions Payot le 5 novembre 2008, auteur également du livre « La vérité sur Tariq Ramadan, sa famille, ses réseaux, sa stratégie » aux éditions Favre, préface de Vincent Geisser.
En octobre 2009, la justice arrêtait Adlène Hicheur, un physicien du Centre européen de recherche nucléaire (Cern), le soupçonnant de préparer des attentats sur des militaires français. Toujours incarcéré, Adlène Hicheur doit être jugé en mars pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Or, le dossier est pratiquement vide.
Le 12 janvier, « Le Monde » révélait que la police des polices avait truqué en 2007 une procédure pour mouiller des fonctionnaires peu favorables à Nicolas Sarkozy. Parmi eux, Yannick Blanc, directeur de la police générale. A la même époque, ce haut fonctionnaire était dans la ligne de mire des éditions Flammarion.
Les archives fédérales suisses ne font pas mystère des bonnes relations qu’entretenait Saïd Ramadan avec les services occidentaux. Dans une note de la police en date du 29 juin 1967 on peut lire : « Je suis persuadé que Saïd Ramadan est, entre autre, un agent d’informations des Anglais et des Américains.
Très proche de Vladimir Poutine, Vladimir Yakunin, fondateur du Forum Public Mondial « Dialogue des civilisations », a violemment dénoncé l’interventionnisme des Européens dans les pays arabes.
Oussama Ben Laden a été tué à Abbottabad, au Pakistan. Alain Chouet prend plaisir à rappeler qu’il s’agit d’un centre de vacances de l’armée, avec ses hôtels et son golf, où « tout le monde se connaît », Abbottabad étant réservé aux gradés pakistanais et à leurs familles. Que faut-il en déduire ? Qu’Oussama Ben Laden était gardé bien au frais par le régime d’Islamabad depuis des années. Pourquoi a-t-il été éliminé en 2011 ?
Dans un monde arabe en ébullition, Mohammed VI a réussi à relégitimer son pouvoir et à mettre en avant « l’exception marocaine ». Mais sur le terrain, le pays, le plus pauvre du Maghreb, reste une cocote-minute.
Le journaliste Laszlo Liszkai a publié un excellent « Marine Le Pen. Un nouveau Front national ? », dont la presse oublie de parler. Motif ? Il ne faut pas faire d’ombre au livre de Caroline Fourest, la protégée de BHL.
Ces “serials-menteurs“, que Pascal Boniface dénonce dans son livre « Les intellectuels faussaires » , ne se contentent pas d’égrener à longueurs d’années des énormités. Ce sont aussi des adversaires résolus de la liberté d’information. Ils sont prêts à briser la carrière de ceux qui tentent de rétablir la vérité.
Depuis décembre 2010, et avant même que des révoltes n’éclatent en Tunisie et dans le reste du monde arabe, des jeunes de la région de M’hamid manifestent. Ils ont renvoyé leurs cartes d’identité aux autorités et entament actuellement une marche de protestation d’une cinquantaine de kilomètres dans le désert afin de dénoncer leur « marginalisation » et leur « exclusion ».
L’ancien président tunisien Ben Ali et sa famille ne se contentaient pas de piller les finances publiques. Ils se sont aussi appropriés 12 hectares et demi d’un site à Carthage classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Pour avoir dénoncé les trafics de cocaïne et d’armes dans le sud-est marocain, le docteur Labbas Sbaï a été emprisonné en 2006 et 2010. De passage en Suisse, ce chirurgien, reconverti dans le tourisme écologique, rappelle que le vent de révolte qui secoue le monde musulman a commencé en octobre dernier au Sahara occidental. Des affrontements entre militants sahraouis et forces marocaines ont fait plusieurs morts.
La presse fait ses gros titres sur le pactole caché par Ben Ali et par son clan (et aujourd’hui par le toujours président égyptien Hosni Moubarak) tout autour de la planète, du Brésil aux pays du Golfe, en passant par la Suisse. Le gouvernement français, longtemps si complaisant avec le régime tunisien, affirme qu’il mènera « une action très ferme » afin d’empêcher la fuite de ses avoirs. Seulement voilà, ce n’est que de la poudre aux yeux. Bloquer l’argent détourné des tyrans n’est pas une affaire qui se règle en quelques jours.
Paru juste avant les élections présidentielles truquées de 25 octobre 2009 en Tunisie, « La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie »(*) est à relire depuis la fuite pitoyable de Ben Ali et de ses proches. Un tableau sans concession sur le pillage du pays par la famille régnante.
Revenons à la France avec le chapitre intitulé « Les institutions juives face au spectre de l’ “islamisation“ de la cause palestinienne en France », signé par le chercheur Vincent Geisser de l’Institut d’études et de recherches sur le monde arabe et musulman d’Aix-en-Provence. Il constate une radicalisation du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui a marginalisé le Consistoire et le Rabbinat. « Ainsi, l’ennemi arabe lointain et imaginaire est progressivement supplanté par l’ennemi intime, qui revêt désormais l’apparence très concrète du jeune Arabo-musulman de banlieue (...)
Dans un chapitre intitulé « Les loups et les chacals », Alain Chouet évoque la délicate question du recrutement. Comment les services secrets débauchent-ils leurs informateurs ? « L’officier de renseignement ne s’attaque pas à l’individu dominant du troupeau convoité, bien installé dans son statut (…) Il jette son dévolu sur la bête isolée, blessée, malade, marginalisée, ou qui s’est imprudemment éloignée de ses congénères », écrit-il.
Pour avoir dénoncé des trafics de dromadaires, de cigarettes, de haschich, et à présent de cocaïne, dans la région de M’hamid, le docteur Labbas Sbaï, citoyen marocain et suisse, a été condamné à six mois de prison. « Docteur Sbaï » n’est pas n’importe qui dans la région de M’hamid. Son père était un proche du roi Mohamed V, et depuis une décennie, il se bat pour proposer un tourisme écologique dans l’oasis sacrée d’Oum Lâalag, appartenant à sa famille.
Emprisonné sans motif pendant dix ans dans les quartiers de haute sécurité d’une prison suisse, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, est mort le 11 mars 2010 dans des conditions scandaleuses. Il avait 30 ans. Quatre mois après sa disparition, les sanctions pleuvent sur l’administration pénitentiaire et la police.
Pour protester contre d’incessantes brimades, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, avait mis le feu à son matelas dans sa cellule. Les gardiens de la prison de Bochuz, dans le canton de Vaud, ont attendu une heure et demie avant de lui porter secours. Skander Vogt est mort asphyxié. Il avait 30 ans. Sa famille porte plainte pour « homicide par négligence ».
C’est ce qui frappe tout visiteur découvrant la vieille ville de Jérusalem pour la première fois : la véritable histoire des religions monothéistes (juive, chrétienne, musulmane) tient dans un mouchoir de poche. C’est ce mouchoir de poche, d’à peine un kilomètre carré, que le chercheur Sébastien Boussois nous décrit, dans « Palestinisraël, voyage en pays inconnu », un ouvrage, plein de sensibilité, mêlant textes et photos en noir et blanc (*).
Tout le monde connaît Lawrence d’Arabie, beaucoup moins les autres espions britanniques, français, allemands et américains lancés à la conquête de l’or noir au Proche-Orient. Le journaliste Gilles Munier nous raconte avec talent leurs histoires.