Dimanche 26 October 2014
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« La désintégration » : quand Mohamed Sifaoui fait son cinéma

« La désintégration » : quand Mohamed Sifaoui fait son cinéma
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Mystification. Sorti en salles le 15 février, le film « La désintégration » aborde la question de la menace terroriste issue du fondamentalisme islamique. Problème : le scénario a été co-écrit par Mohamed Sifaoui, spécialiste auto-proclamé et controversé de l’intégrisme musulman.

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78 minutes et 8 euros : c’est le prix à payer pour découvrir « La désintégration », film réalisé par Philippe Faucon. Le sujet ? Un trio de jeunes musulmans lillois est peu à peu embrigadé dans un obscur groupuscule islamo-terroriste afin de commettre un attentat contre le siège de l’OTAN à Bruxelles. Le personnage principal est incarné par le comédien Rashid Debbouze,  « frère de », ex-délinquant ayant abandonné ses études au collège et désormais  adepte pratiquant du « djihad » intérieur, ce « combat contre ses démons ».

 

Encensé par Le Monde, France info, France 2, Le Figaro, La Croix ou  la Revue du Spectacle, le film a également été critiqué pour son simplisme caricatural par LibérationSlate Afrique, La Voix du Nord mais aussi -et surtout- par de nombreux musulmans de la communauté urbaine de Lille, agacés de se voir ainsi représentés.  Le discret réalisateur, spécialisé dans les films traitant de l’identité franco-maghrébine, affirme, quant à lui, vouloir pointer du doigt, dans son souci à l’égard des « enjeuxdu présent », l’émergence d’un « extrémisme » issu des « souffrances sociales ». Mieux encore, Philippe Faucon confirme avoir soumis le scénario aux responsables musulmans de Lille. Il omet pourtant de relater le mauvais accueil, en définitive, des habitants de Lille-Sud ainsi que celui des membres de l’association locale en charge de la mosquée. Ces derniers ont font connaître le mystère entretenu par l’équipe de tournage à propos du message du film. Méfiants, ils ont refusé de collaborer avec la société de production.

A l’origine du projet, il y a deux producteurs débutants, Yves Chanvillard et Nadim Cheikhrouha. Ils ont contacté Philippe Faucon et lui ont proposé, pour un budget final de 1,6 millions d’euros, la trame de l’histoire. Inconnus dans l’industrie cinématographique, le tandem bénéficie néanmoins  de « connexions secrètes », selon le réalisateur, pour obtenir rapidement et facilement l’autorisation de tournage devant le siège de l’OTAN. Quant au second producteur, il est également le co-responsable d’un documentaire franco-israélien au titre éloquent : «  Would you have sex with an Arab ? ».

La signature de Sifaoui

Pour « La désintégration », initialement intitulé « Un fils perdu » ou « Kamikaze », le scénario a été confié à Eric Nebot puis remanié par Philippe Faucon avec l’assistance de Mohamed Sifaoui. Ce dernier est un célèbre auteur algérien qui s’est fait remarquer pour ses enquêtes alarmistes sur la dangerosité -réelle, supposée ou fantasmée- du terrorisme islamiste.

Il a ainsi prétendu, sans preuve, avoir réussi à infiltrer la mouvance terroriste d’Al-Qaïda. Qualifié d’ « intellectuel faussaire » par le géopolitologue Pascal Boniface, Mohamed Sifaoui a vu sa carrière médiatique relancée en 2007 à travers la diffusion, sur Arte, d’un documentaire hagiographique produit par Daniel Leconte et réalisé par l’essayiste néo-conservateur Antoine Vitkine.

Sur son blog, le polémiste algérien, qui se présente dorénavant comme un « journaliste, écrivain, réalisateur et accessoirement scénariste de BD », affirme avoir eu du « plaisir à travailler » sur « La désintégration », film qui traite, selon lui, du« processus d’endoctrinement de l’islamisme djihadiste » à partir de« faits réels ».

OTAN, suspends ton char !

Réaliste, ce film de fiction d’à peine 78 minutes sur le passage à l’acte terroriste ? Dans sa forme visuelle, épurée et sèche, probablement. Dans le fond, il n’en est rien. Tout indique, au contraire, que l’équipe du film, par manque de moyens, d’ambition scénaristique ou d’honnêteté intellectuelle, a abandonné l’approche du réel au profit de la schématisation manichéenne à outrance. Dans l’histoire, par exemple, tout discours politisé -à savoir la critique de la politique étrangère américaine ou celle du racisme structurel de la société française- s’avère être une caractéristique commune aux personnages présentés comme dangereux. Ainsi en va-t-il du leader islamo-terroriste, sorte de gourou diabolique à la voix éternellement basse et monocorde.

http://www.dailymotion.com/video/xoqfj4_la-desintegration-de-philippe-faucon-extrait-1_shortfilms

A l’inverse, les « bons citoyens» n’expriment aucune critique politique ou sociétale structurée, qu’il s’agisse de la mère résignée, du père agonisant ou du grand frère plein de bonne volonté.

Quant à la dénonciation coléreuse et légitime de la discrimination à l’embauche, elle semble être le signe précurseur d’un basculement inéluctable dans l’intégrisme si l’on en juge par l’itinéraire ultérieur emprunté par le héros du film.

http://www.dailymotion.com/video/xoqfiw_la-desintegration-de-philippe-faucon-extrait-2_shortfilms

Par ailleurs, si l’on en croit les scénaristes, il suffit de quelques séances d’entraînement dans les bois pour devenir un guerrillero kamikaze et parvenir jusqu’aux portes de l’OTAN.

http://www.dailymotion.com/video/xoqfio_la-desintegration-de-philippe-faucon-extrait-3_shortfilms

A défaut de relater sur grand écran le parcours, autrement plus intéressant, de Khaled Kelkal ou Zacarias Moussaoui , Philippe Faucon a préféré apporter sa caution d’humaniste de gauche -pétri de bons sentiments- à une commande politico-artistique qui consolide, in fine, les préjugés islamophobes entretenus par cet arc idéologique regroupant la droite sarkozyste, le Front national, la gauche ultra-laïque et la mouvance anglo-saxonne des néo-conservateurs.  Avec un budget équivalent et un scénario confié à des mains plus délicates, un film évoquant les méandres de l’exclusion sociale, la variété de l’engagement religieux ou les instrumentalisations politico-policières du terrorisme aurait été envisageable. Un regard  nuancé et décalé, soutenu par une équipe audacieuse, aurait pu donner à voir quelque chose de plus éclairant -et divertissant- sur un sujet aussi complexe.

Bouffons du roi ou mines patibulaires

C’est sans compter la tiédeur du cinéma hexagonal, davantage enclin à récompenser les films traitant de la banlieue quand ceux-ci se soumettent au jeu de la caricature, tantôt redoutable, tantôt inoffensive.  Dans le vacarme médiatique suscité par le succès d’ « Intouchables », aucun journaliste de la presse écrite et audiovisuelle n’a ainsi songé à demander aux réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano  pourquoi ils n’avaient pas confié le rôle de l’aide à domicile -d’origine algérienne- à un acteur également issu du Maghreb. Dans « La désintégration », l’image du jeune Arabe est principalement celle d’un jeune gars renfrogné. A l’inverse, « Intouchables » n’a pas hésité à exploiter sans retenue le stéréotype  « Y a bon Banania »du clown africain, toujours prêt à s’esclaffer de rire. Nulle surprise, dès lors, à constater le reproche du racisme par la critique américaine, hostile au cliché du « Magical Negro », à l’encontre du film -malgré son acquisition par l’influent Harvey Weinstein.

En toute logique, le comédien Omar Sy n’a pas démérité en remportant, pour sa prestation « politiquement correcte », le César du meilleur acteur -contrairement à son alter ego jamais oscarisé d’outre-Atlantique, un certain Eddie Murphy.

Albert Einstein avait vu juste : la « désintégration » des préjugés -y compris ceux du cinéma français de 2012- est plus difficile à atteindre que celle d’un atome.

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Commentaires

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nanny
27 points

Encore un navet de circonstance et Sifaoui en prime! Le cauchemar assuré. Je ne donnerai pas un euro pour voir encore une fois jeter l'opprobre sur les musulmans de manière hypocrite.

Je sais que l'on dira: avant de le qualifier de navet il faut l'avoir vu.

Eh bien non! il ne faut pas participer à l'enrichissement sans cause de l'insulteur permanent, ce Sifaoui qui nous sort par le nez.

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Liliane Bénard
-309 points

Mahi Zora, vous verrez bientôt ce film en DVD, votre prévention est juste. Le titre La désintégration ne manque pourtant pas d'intérêt comme une réponse à ceux qui demandent l'intégration.

La mode est de condamner l'intégrisme, source du terrorisme. Partir de ce dont souffrent objectivement les jeunes comme la discrimination à l'embauche et le racisme me semble bon. Leur révolte n'a rien d'idéologique, elle est vécue dans leur chair. Outre que le choix de l'OTAN comme cible n'a rien de mal ciblé.

J'attendrai probablement que ce film paraisse en DVD, il est certes critiquable mais en relation avec le pluralisme que nous vivons !

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Liliane Bénard
-309 points

Mahi Zora, vous verrez bientôt ce film en DVD, votre prévention est juste. Le titre La désintégration ne manque pourtant pas d'intérêt comme une réponse à ceux qui demandent l'intégration.

La mode est de condamner l'intégrisme, source du terrorisme. Partir de ce dont souffrent objectivement les jeunes comme la discrimination à l'embauche et le racisme me semble bon. Leur révolte n'a rien d'idéologique, elle est vécue dans leur chair. Outre que le choix de l'OTAN comme cible n'a rien de mal ciblé.

J'attendrai probablement que ce film paraisse en DVD, il est certes critiquable mais en relation avec le pluralisme que nous vivons !

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safi benbouzid
19 points

Sifaoui a déserté devant l’ennemi. Si tous les journalistes algériens avaient fait comme lui, nous aurions été privés de tous nos médias.
Il faut lui reconnaître qu’il a su ouvrir une boutique florissante.
Comme il leur disait ce qu’ils avaient envie d’entendre, les médias français l’ont adoubé en tant que ‘’spécialiste’’ presque unique, non seulement de l’islamisme, mais de l’Islam, en général.
A beau mentir qui vient de loin.

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Danielle
26 points

Dès sa sortie, je me suis empressée d'inviter mon mari à aller voir la désintégration, tous deux enseignants, et soucieux de poser un regard critique objectif sur les films que sont invités à regarder la jeune génération. Mais aussi, en tant que parent d'un adolescent, et soucieux de ne pas le faire grandir dans un climat cinématographique et médiatique moribond à l'égard des jeunes musulmans et destinés in fine à briser les ressorts de la motivation de nos enfants à coups de sujets certes réalistes mais à fort plus-value "de résignation" en distillant plutôt dans leur inconscient "ça ne sert à rien mon gars de te battre, t'as déjà perdu le combat de l'insertion, de la reconnaissance sociale, etc...". à suivre

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Danielle
26 points

Bien installée dans le fauteuil de mon habituel cinéma d'essai, je m'aperçois dès la lumière éteinte une annonce indiquant "production indépendante"... Ah, enfin, après avoir vu les "nouveaux de chiens de garde", je suis quelque peu curieuse de cette annonce un peu trop ostentatoire et qui certainement masque des ambiguïtés...
Pendant les premières scènes du film, je me laisse aller aux imageries classiques de nos banlieues tapissées de tapis de prières et plus de pelouses, à ces clichés qui invitent de suite le spectateur à pénétrer le monde de l'éco-prosélytisme musulman... nous sommes dans le Nord de la France, évidemment fief des frères musulmans d'après la petite histoire, ce qui pourrait expliquer un financement public de la Région Nord Pas de Calais mais aussi de la Région PACA, car dans le Sud, il fait bon d'être franc-maçon et donc pas forcément objectif concernant l'islam...à suivre

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Danielle
26 points

Les scènes passent, le parcours classique du discriminé joué par Debouzze-frère, de la soeur émancipée, du frère énamouré d'une Française non-musulmane qu'on n'hésite pas à montrer tous deux nus sous la douche... et puis entre en scène le fameux terroriste, cette rencontre que nous avons tous les uns et les autres faits en bas de notre immeuble en allant au LIDL du coin ou en jouant au foot. A ce niveau du film, j'ai beau cherché quelques enseignements, quelques éléments de compréhension, toujours rien et j'attends... du moins, j'entends, je vois, je dévisage et me retrouve même à envisager le personnage de l'embrigadeur de conscience, ce terroriste qui vous veut du mal, ce tueur-né qui vous conduira au nom d'Allah à la mort mais qui lui ne se mouillera pas... De la voix, du regard, des mimiques, de la gestuelle, de la marche, des prises de vue arrières qui ne montrent qu'un tracé de barbe et de cheveux un peu crépu, je devine Tarek Ramadan !

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Danielle
26 points

Là, j'interpelle mon mari, complètement pris dans le film et lui dis : "Tu te rends comptes, on vient voir l'histoire d'un processus d'embrigadement et en fait, ils sont en train de nous embrigader ! Ce sont nous les objets dans cette histoire et pas le personnage de Debbouze. Regarde, c'est l'identité sensorielle de Tarek Ramadan qu'ils ont usurpé à des fins de propagande anti-ramadan ! Les jeunes qui verront Ramadan sur un plateau télé ou dans un amphi demain penseront automatiquement "Terrorisme, embrigadement, bombes, attentats"...
Là, je suis sidérée et me lance dans un décryptage de second plan du film, à savoir repérer toute la matière subliminale logée sciemment et scrupuleusement à des fins de conditionnement de nos inconscients de citoyens emplis de bonnes volontés et d'idéaux républicains...

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Danielle
26 points

Durant tout le film, je maintiendrai en éveil cette tension comme pour ne pas me laisser envahir par des images, des sons, des signaux qui à mon corps défendant façonneraient mon inconscient.
Arrive une scène où Debbouze-frère est dans sa chambre, devant son bureau plongé dans ses pensées amères. Il regarde au loin mais s'affaire à faire manipuler machinalement un élastique qui se tortille pas si "machinalement" car c'est une croix de David faisant penser à "ISRAEL" que sa pensée meurtrière donne à voir au jeune téléspectateur... A nouveau la main invisible a agit à notre insu...
Bon, là mon mari me dit : "A force de chercher la manipulation, tu trouves tout et n'importe quoi...

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Danielle
26 points

Oui, on s'est fait vraiment avoir avec le fait qu'ils utilisent toute la personnalité Ramadan pour jouer leur terroriste mais de là à penser que tout a été monté à ce point !?
A ce stade du film, je ne sais pas que c'est du Made in Siffaoui car ce n'est évoqué qu'en fin de film et bien logé dans le script final comme "adaptation"...que très peu de gens prennent le temps de lire quand les lumières s'allument.
Et puis, arrive cette fameuse scène où Monsieur Terroriste montre aux jeunes sur une vidéo le lieu de l'attentat à commettre, à savoir à BRUXELLES, siège le l'ONU.
Rapidement, l'écran de l'ordi laisse entrevoir la rue où il faudra que l'un des kamikazes se stationne... et là, mon regard averti et persistant voit l'impensable : un panneau de rue où il est écrit "BOURGET" !!!!
Je vous avoue que si quelqu'un d'entre vous peut aller sur google earth vérifier si il existe près du siège de l'OTAN la rue du BOURGET, il finira pour moi cette analyse critique...

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Sarah
-30 points

Hors de question que j'aille voir ce genre de film qui sent bon les clichés colonialistes(gentil musulman intégré versus méchant intégriste terroriste).

Rien que le fait de savoir que Sifaoui(menteur,hypocrite,islamophobe,sioniste)participe à ce projet est pour moi une fin de non recevoir.

Il manquerait plus qu'on participe à son enrichissement à lui,comme à celui de la famille Debbouze.

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lilas58
10 points

salam, paix, en effet, mieux vaut ne pas critiquer ce qu'on n'a pas lu ou vu, c'est comme ceux qui critiquent l'islam sans le connaitre...ne pas faire à autrui ce qu'il nous fait...

Ce film comporte 3 points très intéressants:

- il met en évidence les discriminations vécues par les jeunes issus de l'immigration.

- dénonce les injustices subies par les palestiniens à travers le personnage de la mère - notamment (ses réactions face aux infos etc...).

- met en avant l'importance des mères dans notre communauté (à travers le personnage de la mère et sa sagesse).

Pour le reste, il y a matière a discussion.

En tous les cas de ce que j'ai vu du réalisateur, il est quelqu'un de discret qui ne souhaitait pas se faire une grande notoriété par ce film "casse figure" mais souhaitait mettre en évidence un parcours de jeune qui peut exister.

On peut comprendre les réactions de la communauté de Lille mais il ne faut pas non plus nier que des personnes puissent utiliser la religion à des fins -

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Abou Tahar al-Tlemceni
535 points

Sifaoui, de son vrai nom Djamel Shifouna, est un mythomane à tendance paranoïaque. Il mentait tellement sur son soi-disant travail d'enquête que dès son premier manuscrit les Éditions La Découverte ont rompu leur contrat de publication avec lui. Sifaoui a fait carrière sur le mensonge et la manipulation médiatique. Il a souvent trouvé une oreille attentive chez les islamophobes et racistes à la mode. Même les généraux algériens n'ont pas voulu de ses services; sa fiche de police indiquait: "trop instable".

Et maintenant il fait du cinéma (au sens littéral), pendant qu'il y a de vrais talents créatifs dans la diversité qui ne trouvent pas de débouchés, faute de relations ou de se plier à la propagande ambiante.

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nanny
27 points

Merci Danielle, je suis honteuse d'avoir subodoré le coup tordu et finalement d'avoir attendu que quelqu'un , en l'occurrence vous, se sacrifie.

Vous avez perdu votre argent, votre temps mais pas votre esprit critique ni votre intelligence , c'est toujours ça de gagné face à ces manipulateurs de haut vol.

Je vous félicite vivement et sincèrement d'avoir su résister. Mes amitiés à votre mari mais je suis curieuse de savoir s'il s'est rangé à vos raisons.

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Orlando
-2673 points

"La mode est de condamner l'intégrisme, source du terrorisme"

Ce n'est pas une mode, c'est une réalité. Des musulmans, s'estimant plus musulmans que les autres, tuent et se tuent pour faire le maximum de dégats.

Ils tuent en général des civils, des femmes et des enfants y compris. Ils pensent que leur dieu y prend plaisir.

Là est la source de l'islamophobie : de "super-musulmans" tuent des innocents, et les autres musulmans se taisent !

Ajoutez à cela ce qui se passe en banlieue, et vous comprendrez qu'on regarde les musulmans d'un oeil plein de suspicion. Que les musulmans fassent le ménage chez eux ! Après on les écoutera.

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Liliane Bénard
-309 points

Orlandao, je ne sais pas si vous êtes expert en travaux ménagers mais vos conseils me semblent ici inadaptés.

Un film est un objet particulier, une oeuvre d'art assez complexe. On pourrait se contenter d'y porter un jugement esthétique, distinguant le scénario, les acteurs, les costumes, les paroles, le décor et la musique.

Tout cela, l'auteur de l'article en est parti avant de faire sa critique.

Vous vous contentez de répéter à propos de n'importe quoi (article, film, conférence, discours politique) vos conseils de ménage habituels surtout devant les portes. C'est étonnant !

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Safiya
-41 points

Merci Hichem Hamza pour cette critique on ne peut plus complète. Tout s'éclaire enfin pour moi, j'avais lu la critique de Rosa Llorens (bonne mais pas aussi approfondie que la vôtre), ce qui avait déjà suscité en moi le soupçon du film de commande, le l'avais exposé dans mon commentaire sur LGS.

N'ayant pas vu le film et réagissant au texte de l'auteure sus-mentionnée, j'avais, entre autres, trouvé grotesque que les problèmes sociaux vécus par nos jeunes de banlieues soit une cause d'engagement terroriste. Si cette vue avait une once de crédibilité, nous serons légion à devenir kamikazes vu les exactions que nous subissons.
Votre critique remet les pendules à l'heure, Philippe Faucon a manqué de vigilance ou alors son "humanisme" le rend borgne, en tout cas suspect car à partir du moment où il s'acquoquine avec un Sifaoui et qu'il accepte une telle , il devient un réalisateur "alimentaire". Dommage pour l'homme.
Il faut que votre article passe à LGS et partout. Fondamental.
Salem

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Abou Tahar al-Tlemceni
535 points

Si vous voulez voir un excellent film qui aborde la question de la tentation terroriste chez les Européens (ici britanniques) de confession musulmane, je vous conseille _Four Lions_ de Christopher Morris (2010). C'est intelligemment écrit, comique et tragique, sans verser dans la stigmatisation ni la généralisation crétines, telles que nous les servent les média et le cinéma français.

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Hanafy
41 points

Je ne m'attarderais pas sur Sifaoui, le Gus étant tellement cramé et grillé qu'il n'a trouvé aucune contradiction à aller mendier sa soupe à SOS racisme. Un comble pour celui qui à bricoler des reportages sur les communautés musulmane et asiatique.

Ce qui me sidère le plus c'est de voir ces idiots utiles de beurs jouer des rôles qui stigmatisent encore leurs semblables. J'avais visionné "Jihad" il y a quelques années avec Saïd Taghmaoui (la haine) quelle horreur et quelle torture pour l'intellect !! Du prêt-à-penser, aucune réflexion avec les mêmes schémas : jeunes-paumés-embrigadement-kamikaze...
Faut croire que la bonne vielle recette fait encore...recette.

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Hanafy
41 points

Merci de nous avoir fait partager vos impressions.

Le conditionnement de ce film ne m'étonne pas à vrai dire. Ca reprend en parti le conditionnement médiatique sur le halal, le voile, la burqa, les prières de rue, bref, tout ce qui peut susciter l'image d'une France menacé dans son identité (sic)

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Sael
1 points

J'adore le message véhiculé par le film ! C'est fou.

Un jihadiste est jidhaiste parce que c'est quelqu'un de foncièrement méchant (et narcissique).