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USA : un musulman restitue à la police un sac plein de billets découvert dans son restaurant

Alors que le poids du soupçon pèse constamment sur les musulmans, d’une rive à l’autre de l’Atlantique, les suspectant au mieux de déloyauté et au pire de terrorisme, un propriétaire d’un Burger King à San José, en Californie, vient de faire mentir tous les Cassandre et farouches détracteurs de l’islam en faisant preuve d’une honnêteté qui ne court pas les rues, le classant d’office dans la catégorie des bons citoyens, au-dessus de tout soupçon.

Fidèle aux valeurs qui lui sont chères, Altaf Chaus s’est présenté, mercredi dernier, au poste de police pour remettre aux forces de l’ordre un sac à dos contenant la somme rondelette de 100 000 $ qu’une de ses serveuses a découvert, oublié ou abandonné, sur l’une des banquettes de son fast-food, après le coup de feu de midi.

"Je suis musulman et, conformément aux enseignements de ma religion, nous croyons que chacun doit transpirer pour gagner sa vie dignement et proprement", a déclaré à la presse locale ce véritable self-made man, arrivé de son Inde natale sur le sol américain il y a 26 ans de cela, qui n’a pas eu peur de faire tous les métiers du monde et les plus mal payés pour se frayer un chemin à la sueur de son front, tout en aidant financièrement ses parents et ses trois frères et sœurs restés au pays.  

Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures qu’Altaf Chaus s’est décidé à appeler la police, après avoir vainement attendu que le ou les propriétaires du sac se manifestent et jeté un œil à son contenu. "J’ai fait glisser la fermeture éclair et j’ai aperçu des tonnes de factures, enveloppées avec des bandes de caoutchouc. Il y avait des liasses d’argent, je n’avais jamais rien vu de tel dans ma vie, cela m’a choqué et j’ai aussitôt composé le numéro de la police", a relaté ce gérant de fast-food qui a économisé des années durant, chaque denier durement gagné, pour acquérir ce Burger King qui a aujourd'hui pignon sur rue sous le soleil californien.

"Personne n’est venu réclamer ce sac. Il appartient à quelqu’un, il ne m’appartient pas", a indiqué Altaf Chaus aux agents de police, repartant le cœur léger, débarrassé d’un poids, sans réaliser que son attitude irréprochable venait de faire voler en éclats le poids accablant du soupçon, celui qui fait de tout musulman un coupable idéal, au mépris de la sacro-sainte présomption d'innocence…

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