in

Une journaliste palestinienne torturée dans une prison israélienne

L’étudiante palestinienne en journalisme, Mays Abu Ghosh, a été torturée dans une prison israélienne, affirme aujourd’hui sa famille, alors que des groupes de défense des droits humains informent d’abus systémiques contre les prisonniers de la part des autorités.

Sa mère a indiqué que le visage de sa fille était « plein de contusions » et à peine reconnaissable, après 30 jours d’interrogatoire au centre de détention bien connu de la Moscovia de Jérusalem.  « Je n’ai pas pu la prendre dans mes bras à cause des douleurs dans tout son corps », a-t-elle expliqué, consternée.

Mademoiselle Abu Gosh, qui est étudiante à l’Université de Bir Zeit, était emprisonnée depuis le 28 août, jour de son arrestation avec cinq autres jeunes palestiniens. Elle a participé à des campagnes contre la torture et le traitement des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.

Publicité
Publicité
Publicité

En 2018, un article qu’elle a écrit, critiquant les coupes opérées par le président américain Donald Trump à l’égard des réfugiés palestiniens, a été publié dans l’édition anglaise de Al Jazeera.

Mademoiselle Abu Gosh est née dans le camp de réfugiés de Qalandiya, près de Jérusalem. Un de ses frères, Hussein, a été tué par les forces israéliennes en 2016 et la maison familiale a été démolie. Son autre frère, Suleiman, qui n’a que 17 ans, est un mineur placé en détention administrative, sans accusation ni procès.

Dans l’article, elle a écrit : « La foi héritée de nos ancêtres est puissante et profonde – nous croyons qu’il nous est possible de retourner sur nos terres. En fait, nous croyons que notre retour est proche. Après tout, c’est un droit humain fondamental ».  Sa mère a déclaré que les autorités israéliennes l’ont emmenée, elle et son mari, dans un centre d’investigation et ont usé du chantage pour les intimider.

Publicité
Publicité
Publicité

« Lorsque nous étions là-bas, les soldats israéliens ont dit à Mays que nous étions détenus, essayant de faire pression sur elle pour qu’elle accepte les accusations dont elle était l’objet ».

L’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et de Défense des Droits Humains a tenu une conférence de presse la semaine dernière, mettant en avant la torture systémique des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.

L’association a avancé que 95% des prisonniers palestiniens sont sujets à la torture physique, une majorité, dont fait partie Mademoiselle Abu Gosh, étant détenue pour des activités politiques, sociales et étudiantes, dont la participation à des manifestations.

Selon Addameer, Mademoiselle Abu Gosh a été mise de force dans plusieurs positions douloureuses lors de ses interrogatoires, notamment ce qu’on appelle « la banane ».

Ils ont dit que la torture et les mauvais traitements sont devenus monnaie courante contre les prisonniers palestiniens, ceux qui les perpétuent agissant « en toute impunité ».

Dans une tentative de camoufler les accusations de torture, les autorités israéliennes ont frappé Addameer d’un rappel à l’ordre en septembre, interdisant au groupe de s’exprimer publiquement sur un certain nombre de cas.

Publicité
Publicité
Publicité

Mademoiselle Abu Ghosh est convoquée par un tribunal militaire le 7 janvier.

99% des Palestiniens détenus sont condamnés sur la base des accusations portées contre eux.

Traduction : SF pour l’Agence Média Palestine

Source: The Morning Star

Commentaires

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Chargement…

0

Libye : les forces pro-Haftar s’emparent de Syrte

Daoud Tatou dans la conférence Tedx