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Un rapport de l’ONU dénonce « une ampleur sans précédent » des violations commises à l’encontre des enfants à Gaza, en Cisjordanie et en Israël

Selon ce rapport, le nombre de « violations graves » commises dans les territoires occupés et en Israël est plus élevé que partout ailleurs dans le monde.

Selon un rapport des Nations unies qui sera publié cette semaine, les violations graves commises à l’encontre des enfants à Gaza, en Cisjordanie et en Israël ont été plus nombreuses que partout ailleurs dans le monde l’année dernière.

Le rapport sur les enfants et les conflits armés, dont le Guardian a eu connaissance, a recensé plus de cas de crimes de guerre contre des enfants dans les territoires occupés et en Israël que partout ailleurs, y compris en République démocratique du Congo, au Myanmar, en Somalie, au Nigeria et au Soudan.

« Israël et les territoires palestiniens occupés présentent une échelle et une intensité sans précédent de violations graves à l’encontre des enfants », indique le rapport.

L’évaluation annuelle, qui doit être présentée à l’assemblée générale des Nations unies dans le courant de la semaine par le secrétaire général António Guterres, mentionne Israël pour la première fois dans une annexe des États responsables de violations des droits de l’enfant, ce qui a suscité l’indignation du gouvernement israélien.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que les Nations unies s’étaient « ajoutées à la liste noire de l’histoire en rejoignant ceux qui soutiennent les assassins du Hamas ».

Le rapport ne détaille que les cas que les enquêteurs de l’ONU ont pu vérifier, et ne représente donc qu’une partie du nombre total de morts et de blessés parmi les enfants au cours de l’année dernière.

Au total, les Nations unies ont vérifié « 8 009 violations graves à l’encontre de 4 360 enfants » en Israël, à Gaza et en Cisjordanie, soit plus de deux fois les chiffres de la RDC, le deuxième pays le plus touché par la violence à l’encontre des enfants.

Sur le nombre total d’enfants victimes vérifiés, 4 247 étaient palestiniens, 113 étaient israéliens.

Au total, 5 698 violations ont été attribuées aux forces armées et de sécurité israéliennes, et 116 à la branche armée du Hamas, les Brigades Izz ad-Din al-Qassam. Les colons israéliens ont été jugés responsables dans 51 cas, et les brigades al-Quds du Jihad islamique palestinien ont été impliquées dans 21 cas.

Entre le 7 octobre et la fin décembre de l’année dernière, l’ONU a vérifié le meurtre de 2 051 enfants palestiniens, et a déclaré que le processus d’attribution des responsabilités était en cours, mais le rapport note : « La plupart des incidents ont été causés par l’utilisation d’armes explosives dans des zones peuplées par les forces armées et de sécurité israéliennes ».

Le rapport reconnaît qu’il ne reflète qu’une image partielle de la situation à Gaza.

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« En raison de graves difficultés d’accès, en particulier dans la bande de Gaza, les informations présentées ici ne reflètent pas toute l’ampleur des violations commises à l’encontre des enfants dans cette situation », indique le rapport.

Le rapport fait également état de graves abus commis par les forces israéliennes en Cisjordanie, avec 126 enfants palestiniens tués et 906 détenus. L’ONU a vérifié cinq cas dans lesquels les soldats ont utilisé des garçons « pour protéger les forces pendant les opérations de maintien de l’ordre ».

Au cours de l’année 2023, avant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, les Nations unies ont déclaré que les branches armées du Hamas et du Jihad islamique palestinien avaient organisé des « camps d’été », dans lesquels les enfants étaient exposés à « un contenu et des activités militaires ».

Au cours des trois premiers mois de la guerre, l’ONU a vérifié 23 cas distincts de refus d’accès humanitaire par les autorités israéliennes « liés au refus de coordination des missions d’aide humanitaire et à l’empêchement de l’accès aux soins médicaux ».

Au cours de l’offensive israélienne à Gaza, l’ONU a constaté que « la quasi-totalité des infrastructures, installations et services essentiels ont été attaqués, notamment les sites d’hébergement, les installations des Nations unies, les écoles, les hôpitaux, les installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement, les moulins à grains et les boulangeries ».

« Les enfants sont menacés de famine, de malnutrition sévère et de mort évitable », indique le rapport de l’ONU.

« Je suis consterné par l’augmentation spectaculaire, l’ampleur et l’intensité sans précédent des violations graves commises à l’encontre des enfants dans la bande de Gaza, en Israël et en Cisjordanie occupée », déclare M. Guterres dans son rapport à l’Assemblée générale.

 

Traduction par l’Agence Média Palestine

Source : The Guardian

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  1. Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, l’expression “plus jamais ça” raisonnait dans toutes les têtes. Les pays occidentaux ont créé l’ONU en 45 pour permettre d’instaurer une organisation censée garantir la paix et le respect du droit international.
    Ces mêmes pays qui aujourd’hui piétinent le droit international allant même jusqu’à jouer la montre, détourner le regard et pire encore, justifier l’injustifiable.
    Si un pays autre qu’Israël avait fait que le dixième des atrocités perpétrées à Gaza, des casques bleus auraient été envoyés sur le champs.
    Quand les juges de la CIJ sont menacés, que l’ONU est qualifiée d’antisémite, que des pays envoient des armes tout en dénonçant à demi-mots les crimes à Gaza, que l’UNRWA s’est vue supprimer son financement sur simple parole du gouvernement israélien dont on connait la propagande éhontée, mensongère jusqu’à la moëlle, que dire ?
    Les pays occidentaux combattent aujourd’hui les institutions qu’ils ont eux mêmes créées parce qu’elles ne servent pas leur intérêt. Quid de la crédibilité du droit international ?

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