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Un Parisien s’apprête à ouvrir une mosquée destinée aux homosexuels

"Dès qu’il est question d’homosexualité, il est difficile de travailler avec les autorités musulmanes", a déclaré Ludovic-Mohamed Zahed au site 20 minutes.fr, en oubliant un peu hâtivement, ou feignant d’oublier que l’homosexualité est un sujet éminemment tabou dans les trois religions monothéistes, et même au-delà, la condamnation unanime de l’acte n’étant pas pour autant dénuée de compassion envers la personne.

A l’heure où les revendications des homosexuels, gays et lesbiennes, se font écho dans le monde, leurs exigences liées au mariage et à l’homoparentalité ayant réussi le tour de force de devenir un enjeu électoral supérieur, tout en chamboulant le schéma anthropologique fondamental et le modèle familial traditionnel, l’initiative de Ludovic-Mohamed Zahed s’inscrit dans l’air du temps, où évolution rime avec perte de repères, sous le nouveau label « progressiste». Un label imparable, qui fait passer pour réactionnaire quiconque ose le mettre en doute, le titiller ou le désacraliser…

Une mosquée estampillée progressiste et destinée aux homosexuels musulmans, mais aussi aux femmes qui se recueilleront au même niveau que les hommes, tel est le concept cultuel longtemps mûri par ce parisien de 35 ans, qui dit avoir pratiqué un islam radical lorsqu’il était adolescent, période à laquelle il s’est découvert homosexuel. Voilà un beau portrait de musulman qui devrait attirer nos médias comme des mouches, surtout s'il joue les victimes de l'archaïsme et de l'intransigeance de l'islam après avoir voué un culte à l'intégrisme…

"Je me suis dit que soit l’islam était une supercherie, soit j’étais un pervers. Puis j’ai réussi à séparer les préjugés culturels de la religion. En effet, le Coran ne fait pas explicitement référence à l’homosexualité", se plaît à dire ce trentenaire, fondateur de l'association Homosexuels musulmans 2 France (Hm2F).

C’est le 30 novembre que les portes de cette mosquée à nulle autre pareille s'entrouviront dans l’enceinte d’un dojo bouddhiste zen de la banlieue Est de Paris, et sans le soutien des instances religieuses, avant de s'ouvrir en grand dans le lieu idéal, susceptible d'accueillir les 300 fidèles potentiels qui sont le coeur de cible de Ludovic-Mohamed Zahed.

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