Fier de son récent coup d’éclat à caractère islamophobe, Abhishek Mishra, un fervent militant du parti nationaliste hindou Vishwa Hindu Parishad, s’en est largement vanté sur son compte Twitter, auprès de ses 14 000 abonnés, tout entier acquis à sa cause, qui l’ont aussitôt érigé en « héros du jour ».
Mais de quel acte si peu glorieux a pu toutefois se glorifier cet extrémiste de droite indien ? De son refus de monter dans le taxi Olacabs conduit par un chauffeur musulman, qui s’est traduit par son annulation pure et simple de sa réservation.
Une annulation qu’il a outrageusement montée en épingle sur les réseaux sociaux, se flattant de son coup porté à l’islam, tout en prenant un malin plaisir à réactiver les raccourcis ravageurs entre « islam, islamisme et Daesh ». « J’ai annulé parce que le chauffeur était musulman et aussi parce que je ne veux pas donner mon argent aux djihadistes », a-t-il écrit, sûr de son effet hautement délétère, mais dont il n’imaginait pas qu’il se retournerait contre lui…
Car à trop vouloir raviver le brasier incandescent de la haine, Abhishek Mishra a fini par se brûler les ailes. S’il a réussi, sans gloire, à électriser ses fans inconditionnels, la twittosphère indienne s’est en revanche enflammée contre ses propos odieux, en rappelant Twitter à ses devoirs et ses responsabilités. De nombreux internautes ont fait part de leur écoeurement à la lecture de sa prose haineuse, exigeant de la compagnie de taxis Olacabs qu’elle le bloque immédiatement.
Dans une Inde où le nationalisme hindou attise la haine religieuse, le seul haut fait d’arme de Abhishek Mishra, c’est sans nul doute de s’être tiré une balle dans le pied… Un heureux épilogue, des plus jubilatoires, dont ce fauteur de troubles ne tirera aucune gloriole !
