Aux États-Unis, le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a réagi aux déclarations du lieutenant-gouverneur de l’Indiana, Micah Beckwith, qui a récemment affirmé : « Je déteste l’islam. C’est une secte démoniaque de mort. » Le CAIR (Council on American-Islamic Relations) est la principale organisation de défense des droits civiques des musulmans aux États-Unis. Fondée en 1994, elle intervient notamment dans les affaires de discrimination, de libertés religieuses et de lutte contre les discours de haine visant les musulmans.
L’organisation a invité Micah Beckwith à visiter une mosquée de l’État et à rencontrer les musulmans de l’Indiana. Pour le CAIR, ces propos risquent d’alimenter les préjugés et l’hostilité envers une communauté déjà confrontée à une hausse des actes de haine. Dans son communiqué, le CAIR estime qu’un élu a le droit d’exprimer ses convictions religieuses, mais qu’il ne devrait pas utiliser sa fonction pour présenter les musulmans comme une menace ou encourager un climat de méfiance à leur égard. L’organisation appelle au contraire au dialogue et à la rencontre.
Ahmed Rehab, directeur exécutif du CAIR-Chicago, a également dénoncé des déclarations qu’il juge dangereuses. Selon lui, ce type de discours contribue à banaliser l’islamophobie et peut encourager des passages à l’acte contre les musulmans et leurs lieux de culte. Le CAIR souligne enfin que les musulmans américains font face à une augmentation des discriminations et des agressions. Selon son dernier rapport annuel, 8 683 signalements d’actes anti-musulmans ont été enregistrés en 2025, un chiffre record depuis le début de ses statistiques en 1996.

