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Un centenaire musulman honoré par la reine Elisabeth II, après avoir récolté 464 000 € pour les victimes du Coronavirus

Tel un phare rayonnant lui montrant la voie à suivre, la Lumière du Très-Haut a éclairé chacun des pas que Dabirul Islam Choudhury, ce centenaire encore sémillant, étonnamment alerte, presque inoxydable, a effectués sur le droit chemin, sans jamais se fourvoyer.

Avec une intensité intacte, elle continue d’illuminer le crépuscule de son existence, au cœur d’un royaume britannique qui a désormais les yeux de Chimène pour ce grand aîné de confession musulmane, extraordinairement volontaire, robuste et solidaire, et pour sa belle âme de poète aux accents Shakespeariens. Ignorant le syndrome de la page blanche, sa plume très inspirée a, en effet, toujours eu la rime heureuse et riche, au gré des lignes et des quelque mille sonnets qu’il a composés dans la langue de Shakeaspeare.

Hissé sur un piédestal en mai dernier, lors du mois béni de Ramadan, pour avoir relevé avec une rare élégance un défi de taille qui a autant ému que fortement impressionné dans les chaumières – sans interrompre son jeûne, il a fait 100 fois le tour de son pâté de maisons, à Saint Albans, dans le comté verdoyant du Hertfordshire, en vue de récolter des fonds pour les victimes du Coronavirus – le vieil homme, dont la nouvelle de l’exploit est parvenue jusqu’à Buckingham Palace, tutoie depuis des cimes glorieuses.

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Alors que le bonheur d’avoir réussi à recueillir la somme substantielle de 420 000 £ (soit près de 464 000 €, dont 128 000 € sont immédiatement tombés dans l’escarcelle de la santé publique) se lisait sur son visage, l’émotion l’a entièrement submergé lorsqu’il a appris que la reine Elisabeth II souhaitait l’honorer à l’occasion de son anniversaire.

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Soixante-trois ans après avoir quitté son Bangladesh natal pour se construire un nouvel avenir au royaume de Sa Gracieuse Majesté, et à l’âge canonique de 100 ans, Dabirul Islam Choudhury a été élevé au rang d’Officier de l’ordre de l’Empire britannique.

« Mon père ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Il va continuer à collecter des fonds pour les personnes touchées par le Covid, aussi longtemps que Dieu lui prêtera vie, et lui donnera la force et le courage de le faire », a déclaré Atique Choudhury.

Très fier de son papa qui a puisé en lui des ressources insoupçonnées, tout en observant rigoureusement le jeûne du Ramadan et en multipliant les actes d’adoration, c’est un fils bouleversé qui a tenu à saluer publiquement la puissance de la foi qui anime le vénérable patriarche de la famille. Celle qui lui a donné des ailes pour juguler, à sa manière, la folle propagation du virus… sans foi ni loi.

 

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