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Turquie : suspension des échanges commerciaux avec Israël, des banderoles brandies dans les stades, le soutien à la Palestine en actes forts

La solidarité avec la terre martyre de Palestine ne sont pas des mots vides de sens de l’autre côté du Bosphore. Clamés, proclamés, martelés, ils résonnent d’autant plus fortement qu’ils sont suivis des faits, des plus hautes cimes du pouvoir aux gradins de plusieurs stades de football.

C’est sans mâcher ses mots que le président Erdogan a fait part de sa plus vive indignation, à la fois devant la « cruauté sans nom de Netanyahou à l’égard des enfants, des femmes et des personnes âgées » et l’infâme complicité de l’Occident, soulignant qu’en tant que musulmans, la solidarité indéfectible avec le peuple palestinien, en ces heures funestes, n’étaient pas de vains mots en Turquie. 

Des mots qui se sont traduits en différents actes forts, sur le plan diplomatique et économique, dont la suspension des échanges commerciaux avec l’Etat d’apartheid israélien est non négociable… Une suspension qui perdurera aussi longtemps que les criminels de guerre israéliens auront carte blanche pour perpétrer l’un des plus effroyables génocides contemporains, au coeur d’une bande de Gaza en ruines.

« Tout l’Occident travaille pour Israël. Ils travaillent tous pour Israël, en particulier les Etats-Unis. En mobilisant autant de moyens, malheureusement, ils ont condamné les Palestiniens à mort face aux bombes d’Israël », a fustigé l’homme fort d’Ankara vendredi dernier, lors d’un point presse organisé à sa sortie de la mosquée. 

« Il y avait un volume d’échanges de 9,5 milliards de dollars entre nous. Nous avons refermé cette porte en considérant que ce volume n’existait pas », a-t-il insisté, renchérissant : « L’évolution de la situation entre Israël et la Palestine n’a rien d’acceptable. Israël a tué impitoyablement près de 45 000 Palestiniens jusqu’à aujourd’hui. En tant que musulmans, il nous est impensable de rester spectateurs de cette situation. Quelles sont les mesures que nous devons prendre ? Nous les avons prises ».

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Au même moment, à Trabzon, au bord de la mer Noire, l’expression poignante de la solidarité avec la Palestine prenait tout son sens, en s’affichant en grand sur l’immense banderole déployée par des centaines de supporters turcs du club de football Trabzonspor Kulübü.

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2 commentaires

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  1. Il me semble que les échanges commerciaux entre la Turquie est israel sont importants.

    La encore cette rupture commerciale ne va pas aider les palestiniens, mais elle va mettre au chômage des frères turque.

    Et dans tous les cas les sionistes sauront s’approvisionner ailleurs.

    On recule encore !

  2. un musulman qui reconnait l’etat d’Israel est dit sioniste.
    Le fondateur du mouvement Hamas, cheik Yacin, tué par un missile d’avion sioniste en 2004, disait
    qu’il combattait l’occupant , peu importe sa religion.

    Moi je pense que l’existence de l’état d’Israel est une condition nécessaire à l’existence des états arabes , la réciproque est vrai. Tous le monde est né à la même époque.
    C’est pour cela que les états arabes sont sionistes par conviction.

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