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Tunisie: hausse vertigineuse des crimes d’exploitation des enfants et des femmes !

L’exploitation des enfants mineurs et des femmes est un phénomène qui gagne de l’ampleur d’un jour à l’autre en Tunisie. Face à l’augmentation de ce fléau, l’Etat a mis tout en œuvre pour lutter contre toute forme d’exploitation de ces catégories et pour garantir leurs droits.

D’ailleurs, la présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes, Raoudha Laabidi, a indiqué que les crimes d’exploitation des enfants et des femmes en Tunisie ont connu une hausse inquiétante.

Au cours d’une séance d’audition tenue par la commission de la femme, de la famille, de l’enfance, de la jeunesse et des personnes âgées, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), elle a souligné que les crimes d’exploitation des femmes et des enfants à des fins commerciales sont commis dans le cyberespace, dont notamment la vente des nouveau-nés qui a connu une augmentation de 65,5 % en 2020.

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« Les trafiquants ont recours aux réseaux sociaux pour attirer leurs victimes, notamment parmi les femmes enceintes hors mariage, en les prenant en charge pendant la période de la grossesse afin de récupérer les nouveau-nés après l’accouchement et les vendre », a-t-elle dévoilé.

La présidente de l’Instance a ajouté qu’environ 24 bureaux d’emploi, parmi les 84 en Tunisie, travaillent dans la légalité, alors que les autres ont des activités douteuses et offrent aux femmes tunisiennes des contrats de travail falsifiés dans plusieurs pays arabes, en vue de les exploiter dans des réseaux de prostitution et de trafic d’organes.

« Ces bureaux d’emploi illégaux sont protégés par certaines parties, en l’absence d’une volonté politique et des défaillances au niveau de la protection de l’enfance », a-t-elle affirmé.

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Sévir contre les bureaux d’emplois fictifs

De son côté, le membre de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes et représentante du ministère de l’intérieur, Raoudha Bayoudh, a relevé que l’Etat n’a pas consacré de budget à l’Instance, ni les moyens nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions, ajoutant que les équipes sécuritaires chargées de la lutte contre la traite des personnes font face à des difficultés matérielles.

La présidente de l’Instance Nationale de la Lutte contre le trafic d’être humains, Raoudha Abidi, a récemment appelé à la nécessité de coordonner tous les efforts entre les différentes parties intervenantes, afin de renforcer la surveillance sur les bureaux d’emplois fictifs à l’étranger. Elle a, dans ce contexte, affirmé que l’instance avait reçu dernièrement un grand nombre de dossiers de jeunes filles victimes de contrats de travail fictifs dans les pays du Golfe.

Elle a précisé que ces dernières avaient dénoncé des conditions misérables d’hébergement, notamment en Arabie Saoudite, outre leur privation de leurs documents officiels et du contact de leurs familles, ajoutant que certaines d’entre elles ont été victimes de violence physique et d’autres emprisonnées.

Et de signaler que toutes les victimes, sans exception, ont été prises en charge en coordination avec tous les ministères concernés et la société civile, en leur offrant une assistance médicale, psychologique et sociale pour les aider à surmonter leur crise et à continuer leur vie. Raoudha Abidi a également annoncé que l’enquête se poursuit sur ces bureaux pour vérifier la légalité et la transparence de leurs activités.

A noter que la Tunisie avait pris une batterie de mesures nécessaires pour fermer des bureaux de recrutement non autorisés, et ce, en coordination avec les autres ministères concernés par ce dossier.

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