Invité lundi soir sur LCI, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a offert aux téléspectateurs français bien plus qu’une simple interview. Face à des journalistes prompts à revendiquer la posture de défenseurs des droits de l’homme, Lula a livré une véritable leçon, calme mais implacable, sur Gaza, la Palestine… et les incohérences occidentales. Interrogé sur la possibilité pour la France de reconnaître un État palestinien, Lula n’a pas tergiversé. « Ce serait un geste politique d’une ampleur extraordinaire », a-t-il déclaré, rappelant que la France est la patrie de la Révolution, de la fraternité, de la solidarité. « Un pays qui ne peut pas être d’accord avec le génocide en cours à Gaza. »
Lorsque le journaliste tente de nuancer en rappelant que le Hamas contrôle Gaza, Lula recadre fermement : « Je ne sais pas qui tient Gaza. Ce que je sais, c’est qu’il y a plus de femmes et d’enfants tués que de membres du Hamas. » Puis il ajoute, avec la gravité d’un dirigeant qui parle au nom d’un Sud global souvent ignoré : « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. » Le tout sans hausser le ton, sans effet de manche – simplement en exposant des faits que certains préfèrent contourner.
Alors que les journalistes français donnent parfois des leçons au reste du monde au nom des droits humains, c’est un président venu du Brésil qui, avec calme, leur a rappelé ce qu’ils ont peut-être oublié : la défense des droits de l’homme n’est pas un slogan vide, encore moins une posture morale à géométrie variable. C’est un engagement éthique, qui exige du courage – y compris politique. Dans cette séquence, Lula ne s’est pas contenté de répondre. Il a renversé les rôles : le professeur, c’était lui.
Sur LCI, Lula remet les pendules à l’heure sur Gaza : une leçon magistrale de droits humains venue du Sud pic.twitter.com/tDF3pqTMsW
— Oumma.com (@oumma) June 10, 2025



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