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Suède: une femme agent de sécurité agresse une passagère voilée

L’excès de zèle, brutal et mortifiant, qui peine à dissimuler le racisme anti-musulman qui le sous-tend est unisexe, son empressement excessif, voire furieux, à appliquer les règles pouvant émaner aussi bien d’un homme que d’une femme, comme en a fait l’amère expérience une Suédoise voilée qui ne s’attendait pas à être agressée par un agent féminin des forces de sécurité du petit aéroport d’Arvidsjaur, dans le nord du pays.

Sama Sarsour, une fonctionnaire modèle de l’agence nationale des impôts Skatteverket, pour qui le respect de la loi n’est pas un vain mot, s’était complaisamment pliée au dévoilement exigé par la sécurité, après que le détecteur de métal ait sonné à son passage. Alors qu’elle s’apprêtait à retirer son hijab dans une salle privée, à l’abri des regards, une policière a surgi, lui barrant le passage d’un air menaçant, avant de la forcer à se montrer tête nue en public.

Hors d’elle, ce véritable cerbère en jupon s’est jeté sur la malheureuse Sama Sarsour, agrippant son voile et tentant de l’arracher avec une fureur décuplée, sous les yeux de centaines de témoins médusés. "J’étais sous le choc, cela a été tellement violent", a confié Sama Sarsour au journal Svenska Dagbladet, visiblement bouleversée par la brutalité policière qu’elle venait de subir, mais aussi consternée par le refus d’enquêter que lui a opposé la police, de manière irrévocable, et là encore, sans prendre de gants.

Du côté de la direction de l’aéroport, le puissant esprit de corps a fait bloc contre cette passagère musulmane à qui l’on a dénié le statut de victime d’une fouille musclée, Ralf Lundberg, le grand patron peu disert, se contentant de déclarer sur un ton péremptoire : "Les agents de sécurité ont fait leur travail." En d'autres termes, circulez, y'a rien à voir !

Relayé par la presse locale, ce nouveau délit de faciès qui a tourné à la discrimination sans ménagement lors d’un banal contrôle d’identité, vient allonger la liste non exhaustive des 300 crimes de haine commis en 2013 contre la communauté musulmane de Suède et dûment authentifiés comme tels, qui inclut désormais les profanations de mosquées.

On se souvient notamment de l’attaque signée qui a souillé, en janvier dernier, la grande mosquée de Stockholm, un acte de vandalisme odieux qui a indigné nombre de suédois non-musulmans épris de tolérance, lesquels, dès le lendemain des faits, sont venus les mains chargées de fleurs roses et blanches afin de masquer les cicatrices hideuses laissées par des croix gammées taguées sur les portes principales de ce lieu de culte emblématique.

Cette brassée de fleurs qui a exhalé de bien douces effluves autour de la grande mosquée de Stokholm, a également pansé les plaies de la mosquée de Fittja, qui avait eu ses fenêtres brisées et des pieds de porc jetés à l'arrière de son édifice en novembre 2013.

Prise de vue de la grande mosquée de Stockholm profanée

Prise de vue de la grande mosquée de Stockholm fleurie

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