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Selon Reporters sans frontières , Gaza représente près de la moitié des journalistes tués dans le monde en un an

Le nombre de journalistes tués est reparti à la hausse cette année, et Gaza en est devenu l’épicentre. Selon le dernier bilan de RSF, 43 % des journalistes tués dans le monde au cours des douze derniers mois l’ont été dans l’enclave palestinienne, la quasi-totalité sous le feu des forces armées israéliennes. Au total, 67 professionnels des médias ont été tués depuis décembre 2024, dont au moins 53 dans des zones de guerre ou du fait du crime organisé. Israël est, de loin, l’armée la plus meurtrière : elle est responsable de plus de 43 % des crimes commis contre des journalistes sur l’année écoulée, note l’organisation. Depuis octobre 2023, près de 220 journalistes ont été tués à Gaza, dont au moins 65 dans l’exercice ou en raison directe de leur travail.

D’autres fronts restent particulièrement dangereux : en Ukraine, les forces russes continuent de cibler reporters nationaux et étrangers ; au Soudan, plusieurs journalistes ont été tués, certains après avoir été enlevés. Au Mexique, le crime organisé a provoqué une recrudescence des assassinats, faisant de 2025 l’année la plus meurtrière dans le pays depuis trois ans. Par ailleurs, 503 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le monde, principalement en Chine, en Russie et en Birmanie. Israël détient pour sa part 20 journalistes palestiniens, arrêtés en grande majorité à Gaza et en Cisjordanie.

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Face à cette spirale, RSF alerte : “Les journalistes ne meurent pas, ils sont tués”, a rappelé son directeur général, Thibaut Bruttin, dénonçant l’impunité et la stratégie délibérée de certaines forces armées pour réduire les témoins des conflits au silence.

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