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« Sauvons notre Mosquée ». Les fidèles de la Grande Mosquée de Paris se mobilisent contre l’élection de Chems-eddine Hafiz au poste de recteur

« Inadmissible !  Inacceptable !  Illégale !! ». L’expression de leur désapprobation est cinglante et en dit long sur le vif mécontentement qui gagne leurs rangs, près de deux semaines après une élection entachée d’irrégularités qui a servi de marchepied à Chems-eddine Hafiz, les fidèles de la Grande Mosquée de Paris ne peuvent décemment pas se résoudre à accepter ce qu’ils qualifient de « Hold-up » et appellent à la mobilisation générale.

La colère qu’ils laissent éclater au grand jour contre « une mafia qui sévit depuis des décennies à la grande mosquée de Paris et ose encore agir en toute impunité contre les intérêts des musulmans de France », ainsi qu’ils le dénoncent sans ambages dans leur communiqué officiel, fait écho à l’indignation de Louisa Mameri, l’ancienne directrice des Affaires sociales et humanitaires au sein de la Grande Mosquée de Paris, laquelle a récemment fustigé sur Oumma « Un lamentable coup de force bafouant les règles du jeu démocratique ».

« Après plus d’un an de Hirak, on croyait ces méthodes de «VOYOUS» révolues. La nomination inattendue du « nouveau » recteur est absolument illégale, il s’agit d’un homme connu pour ses positions politiques à la solde du clan du président déchu Abdelaziz Bouteflika », fulmine ce Collectif de fidèles qui ne veut plus se taire, et encore moins passer sous silence le fait que Chems-eddine Hafiz présidait le comité de soutien de Bouteflika dans l’Hexagone, jusqu’il y a peu encore.

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« Son attitude démontre un mépris absolu pour les règles de droits et est une insulte à l’ensemble de la communauté musulmane de France. De surcroît, ni Théologien, ni Islamologue, encore moins intellectuel, cet homme s’autorise à usurper la noblesse de cette Fonction, face à cette indignation collective et au silence des autorités françaises », peut-on encore lire sous leur plume aussi affligée que proprement scandalisée.

Tenant nos informations de source sûre, notre site Oumma révélait, dans un article paru le 13 janvier que, aussi incroyable que celui puisse paraître, le changement de recteur, intervenu le 11 janvier, n’était pas inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire qui a eu lieu à cette même date. En voici la preuve concrète : le courrier signé de Dalil Boubakeur, précisant les différents points qui devaient y être abordés.

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Parce qu’ils refusent absolument que cette « Bande Mafieuse souille la vocation de la Grande Mosquée de Paris, censée incarner un message universel de Foi, de respect, de vérité, d’honnêteté et d’exemplarité, loin de toute dissension (ou fitna) », les fidèles reprennent à leur compte le mot d’ordre retentissant du Hirak « Qu’ils dégagent tous ! », en le faisant claquer au vent, afin qu’il ait la plus forte résonance possible.

Et pour mieux faire entendre la clameur de protestation qui monte de leurs rangs, ils appellent à un grand rassemblement, ce vendredi 24 janvier, devant la Mosquée de Paris, sous le cri de ralliement :  Sauvons notre Mosquée de Paris ! –  vendredi 24 janvier à partir de 12h30. 

Commentaires

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  1. C’est une mosquée ou un parti politique ?
    Il faut choisir entre la religion et la politique, mais pas les deux à la fois.
    Créer plutôt un « crif » musulman à part pour relever la tête des musulmans de France, humiliés par ceux qui les représentent jusqu’à maintenant. Les dirigeants des institutions musulmanes de France sont rattachés politiquement aux régimes de leurs pays d’origine en oubliant leurs rôles principaux.

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