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Retour sur le documentaire de Tom Holland : des questionnements infondés sur les débuts et les origines de l’Islam

Un historien britannique, Tom Holland, auteur de plusieurs ouvrages à succès sur l’histoire de l’Occident, a réalisé en août 2012 un documentaire pour Channel 4 intitulé « Islam : l’histoire non racontée »dans lequel il s’interroge sur la tradition islamique qui énonce que le Prophète Muhammad (QSSL) a fondé la religion islamique à La Mecque au 7ème siècle. Il va même jusqu’à douter de la révélation coranique comme étant de source divine. 

En fait, il a lancé l’idée que les débuts de l’Islam au 7ème siècle méritent une attention particulière, en affirmant que contrairement aux certitudes bien affirmées et bien enracinées des musulmans, on ignore tout sur les débuts de l’Islam et notamment sur son Prophète Muhammad (QSSL), en raison de l’absence de preuves matérielles sur sa vie et ses actions. Un paradigme révélateur a été évoqué dès le début de ce documentaire, « L’histoire non racontée de l’Islam » (Untold story), comme si l’origine de l’Islam serait méconnue puisqu’elle n’est pas éclairée par le témoignage de la science. Mais en quoi consiste en fait ce témoignage ? Est-ce qu’on est en face du doute rationaliste cartésien ? On doute de ce qu’on croit, de notre foi, de nos convictions les plus profondes qui ne résistent pas devant le témoignage des preuves matérielles (en histoire ses preuves sont archéologique, documentaires, etc.). Les pouvoirs de la raison nous incitent à ne plus prendre nos croyances pour des réalités. Celles-ci ne sont établies que par des preuves scientifiques. Holland prétend que ces preuves n’existent pas lorsqu’on étudie les origines de l’Islam.  

Le réalisateur affirme dès le début de son documentaire que la vie du Prophète de l’Islam est entourée de mystères. Il donne l’image d’un « trou noir » à l’intérieur duquel l’historien est piégé et ne peut en sortir. Ce trou noir n’est autre que l’histoire de l’Islam, suggère-t-il. Il s’appuie pour défendre sa thèse sur le témoignage de plusieurs experts qui sont tous occidentaux et qui affirment qu’il n’existe aucun moyen de raconter ce qui s’est passé à l’époque du Prophète (QSSL). Selon eux, le Saint Coran n’est pas d’un grand secours pour comprendre le déroulement des évènements au 7ème siècle. 

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D’abord, ce que Holland ignore c’est que des historiens musulmans ont raconté l’histoire du Prophète de manière très précise. On a donc des témoignages scientifiques sur sa vie et sur de nombreux aspects de sa mission. Par exemple, al-Shâhristani, Al-Djawzi et al-Tabari ont écrit des histoires sur les débuts de l’Islam qui sont basées sur le récit des compagnons du Prophète et d’autres sources. Leur témoignage est tellement important qu’il nous permet de comprendre l’histoire de l’Islam de la manière la plus analytique et la plus cohérente possible. Leur récit des dissensions entre les musulmans durant les guerres civiles entre Ali et Muawiya et entre Ali et les Khawaridj et entre Ali et Aïcha, l’épouse du Prophète (QSSL) sont d’une objectivité sans pareilles. On n’y reviendra.

 Une conception biaisée de « l’Histoire »

Mais examinons d’abord rapidement le fond de la pensée de Holland : celui-ci pourrait reprocher à ce témoignage historique renfermé dans les ouvrages de ces grands historiens musulmans qu’il est bien postérieur à la période indiquée (7ème siècle). Or, il convient tout de suite de dire que la plupart des histoires des grands hommes du passé ont été racontées par des historiens d’époques très tardives dans l’histoire des empires. Holland ne peut pas l’ignorer, lui qui est un spécialiste de l’histoire des empires de l’antiquité. 

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On pourrait même retourner l’argument de Holland concernant l’origine de l’Islam contre lui-même en disant : que savons-nous sur Hammourabi, le roi babylonien qui a réalisé le premier code juridique de l’histoire, sur Aristote et Platon qui sont les plus grands philosophes grecs, sur Alexandre le grand, le fondateur d’un vaste empire sous domination macédonienne et sur le pharaon Ramsès, le bâtisseur d’Abu Simbel ?

Les inscriptions latines, les hiéroglyphes égyptiens, l’écriture sumérienne parlent bien d’une histoire. Mais cette histoire est entachée de mythes sur les hommes du passé et sur leurs œuvres, sans qu’on ne puisse rien n’y faire.   

Les prétendues preuves matérielles sur les contextes entourant la vie des personnages historiques sont inséparables des croyances de ces époques reculées. Par exemple, les expéditions militaires des pharaons, dont le récit est bien consigné dans les bas-reliefs et les longues inscriptions en hiéroglyphes à Karnak et à Louxor, sont loin de retracer ce qui s’est réellement passé. Parfois, on découvre des siècles après le déroulement des évènements, que les récits sur ces évènements sont plus des mythes que des réalités. Ramsès II a commémoré ce qu’il prétend être une victoire sur les Hittites à Qadesh en 1274 avant J.-C. sur les murs des temples à Abydos, à Karnak et à Louxor. Il a bien retracé les différents épisodes de la bataille à son avantage alors que les historiens ont découvert tout récemment que les Hittites ont consolidé leurs gains territoriaux en Syrie juste après cette bataille, ce qui pourrait signifier qu’ils ont été victorieux mais on ne le saura jamais puisque ces derniers n’ont nullement évoqué cette bataille dans leurs édifices.  

Par ailleurs, on manque souvent d’informations « matérielles » sur la vie et les actions des grands personnages. On a bien les témoignages des généraux d’Alexandre et d’autres historiens qui ont accompagné ce souverain macédonien durant sa campagne militaire en Asie. Mais la vie d’Alexandre et son expédition militaire sont entourés de mystères et d’incertitudes. Le récit de ces historiens n’est autre que de la pure propagande militaire et politique qui a été étroitement surveillée et orientée par Alexandre. Aristote, l’esprit le plus éclairé et le plus rationaliste de son époque,.n’a pas écrit grand-chose sur Alexandre malgré qu’il ait été contemporain de ce dernier.

On a aussi l’exemple de l’histoire de la guerre des Gaules qui a été écrite du vivant de César et qui est d’ailleurs la seule source historique sur cette fameuse guerre qui a abouti à la conquête de la Gaule par les Romains en 52 avant J.-C. 

Mais qui prouve que ce ne fut pas un simple pamphlet de propagande plutôt qu’un récit sur le déroulement exact de cette guerre ? Pendant longtemps ce récit a été considéré comme l’unique source sur cette guerre en la considérant comme véridique. Mais les historiens depuis la Renaissance n’ont pas cessé de la mettre en doute. Ils ont découvert que César a occulté les efforts de ses capitaines, lesquels ont été les véritables artisans de ses victoires sur les Gaulois. Il a également exagéré la force des Gaulois en montrant que ses victoires, notamment à Alesia, n’étaient pas faciles. En réalité, les tribus gauloises étaient très divisées et l’alliance crée par Vercingétorix n’était pas aussi forte comme l’a prétendu César.   

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De plus, la plupart des récits sur les grands hommes ont été écrits bien après la mort de ces derniers, et ce, pour une raison simple : il est difficile d’écrire au moment même où se déroulent les évènements entourant la vie d’un personnage important. Ceux qui écrivent l’histoire n’ont pas assez de recul pour voir clairement ce qui s’est passé. L’histoire s’écrit bien après que ses acteurs aient disparu de la scène historique. On a un exemple frappant avec un philosophe comme Aristote. L’image qu’on a de ce grand penseur de l’antiquité, notamment sur sa philosophie et sur ses idées est inséparable de ce que les nombreux commentateurs de sa philosophie ont écrit. On parle souvent aujourd’hui de l’aristotélisme plutôt que d’un récit retraçant ce qu’a été véritablement Aristote.

L’histoire réaliste, constructive, objective et transcendantale de l’Islam à ses débuts existe bel est bien 

Par conséquent, Holland se méprend lorsqu’il s’attaque à l’histoire de l’Islam en prétendant qu’il n’y a pas assez de preuves historiques sur l’existence et la vie de son Prophète (QSSL) et en insinuant qu’il y a un mythe fabriqué par les successeurs de ce dernier. Dès lors que les prétendues preuves historiques sur les grands personnages du passé ne sont pas aussi « neutres » et « objectives » comme le prétend Holland, ce dernier devrait alors appliquer sa critique à l’ensemble de l’histoire de l’humanité dans laquelle les prétendues preuves historiques sont étroitement associées aux croyances et aux mythes perpétués par les contemporains et des successeurs. 

Pourtant, le témoignage historique des compagnons du Prophète de l’Islam et des historiens musulmans est vraiment  objectif et cohérent sur les débuts de l’Islam puisque ces derniers ont parlé longuement des dissensions et des divergences entre les différentes factions islamiques et de la guerre civile lors du califat d’Ali, le dernier Calife bien guidé mais aussi de la puissante révélation coranique qui s’est déployée durant les différentes phases de la prophétie de Muhammad (QSS). 

Ces historiens impartiaux ont d’ailleurs bien retracé les erreurs politiques de Ali qui ont provoqué son échec devant la faction hostile des Omeyyades. Ils ont également évoqué avec une empreinte émouvante des épisodes marqués par une forte critique du Prophète (QSSL) par ses adversaires, comme lorsqu’il est parti convaincre les gens de la Cité de Taif. 

Ils racontent comment ce dernier a été chassé de cette cité de manière violente ce qui fut une grande épreuve pour lui. Dans le Coran, il a été fait référence à cet épisode. Mais comment peut-on facilement raconter des échecs dans le récit sur le Prophète, si ce qui est raconté dans ce récit n’est pas objectif ? En revanche, est-ce que dans la Guerre des Gaules racontée par César, ce dernier parle de ses échecs ? Est-ce que Ramsès a parlé de sa défaite à Qadesh ? 

Pourtant, les compagnons du Prophète (QSSL) et les historiens musulmans qui sont venus après eux n’ont pas hésité à parler honnêtement des échecs du Prophète dans une description très réaliste. Voici un exemple édifiant : dans l’ouvrage d’al-Shâhristani, Al Mil’al ou al-Nihal (livres des factions musulmanes), on trouve une référence aux propos d’al-Khuwaisiri al-Tamimi qui a dit au Prophète Muhammad (QSSL) « Rend justice Muhammad, tu n’as vraiment pas été juste ». En entendant cela, le Prophète a dit « Si je ne suis pas juste, qui pourrait l’être ». La vanité de son ennemi était telle que ce dernier a répondu au Prophète « Ceci est un jugement que je n’utilise pas en faveur d’Allah Le Très Haut ». Un tel récit sur cette invective adressée au Prophète, comment peut-il être une fausse preuve ? Aucun historien moderne n’aurait pu faire de même au sujet d’un personnage aussi important, de surcroît sacré. 

Al-Shâhristani évoque même un épisode intéressant raconté par l’Imam Abu Muhammad ben Ismaël al-Bokhari en s’appuyant sur le récit d’Abdallah ben Abbas : « Lorsque le Prophète (QSSL) était très malade au point que sa mort s’en est suivie, il a dit « Qu’on me ramène un parchemin et une plume pour que je puisse vous laisser un livre grâce auquel vous n’allez pas vous égarez ». C’est alors que Omar ibn al-Khâtab a affirmé « Le Prophète est très malade. Il nous suffit d’avoir le Livre [Le Coran] ». Après ces propos, un certain vacarme s’est instauré autour du Prophète. C’est alors que ce dernier a dit « Sortez d’ici, je n’accepte point la discorde » ».  Un tel récit ne peut être que véridique, tellement il est réaliste et non entaché de mythes. Le Prophète (QSSL) était un homme après tout et il était confronté aux défis de l’existence et de sa mission avec ses hauts et ses bas jusqu’à la réussite finale qu’on connait. De tels récits sont nombreux. On en trouve également chez al-Tabari et al-Djawzi. 

Lors des premières expéditions contre les Byzantins, le Prophète (QSSL) a ordonné de préparer l’armée d’Oussama. Or, un groupe de personnes ont justifié leur inaction en évoquant sa maladie qui ne permet pas, selon eux, de le laisser tout seul et d’aller combattre et qu’il fallait attendre ce qu’il allait advenir de sa situation. Là aussi, c’est un témoignage très réaliste sur la fin de vie du Prophète Muhammad (QSSL).

A sa mort, Omar ibn Al-Khâtab a dit « Celui qui affirme que le Prophète est mort, je le tuerai avec mon épée. Il a été élevé au Ciel comme Jésus QSSL. » C’est alors qu’Abou-Bakr a dit « Pour celui qui adore Muhammad, Muhammad est mort. Quant à celui qui adore le Dieu de Muhammad, alors le Dieu de Muhammad est vivant et il ne meurt jamais » et il a cité ce verset du Coran « Muhammad n’est qu’un messager – des messagers avant lui sont passés – S’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants » (Sourate Al-Imran, verset 144). 

Quel beau témoignage des débuts de l’Islam qui nous permet de comprendre qu’en fait, ce qui compte dans l’étude de l’Histoire, ce ne sont pas de trompeuses preuves matérielles ou documentaires, mais plutôt une explication cohérente du déroulement des évènements historiques. Or, dans cet épisode de la mort du Prophète (QSSL), on possède une explication de ce qui s’est passé réellement durant les époques ultérieures qui sont en fait des réponses aux doutes de Holland. Une telle explication est en plus appuyée par le Coran.

Par exemple, pourquoi on ne trouve pas des témoignages écrits sur le Prophète (QSSL) ou des références documentaires et iconographiques sur lui durant le gouvernorat de Muawiya en Syrie par exemple ainsi que dans la numismatique omeyade aux débuts de cet empire musulman (dans les inscriptions portées sur les pièces de monnaies portant plutôt les noms des califes). Holland évoque longuement cette situation : pourquoi il n’existe pas une seule référence iconographique ou documentaire sur le Prophète en Syrie par exemple sous le gouvernorat de Muawiya ? La réponse devient alors évidente : tel qu’on a vu dans le dernier épisode sur sa mort, les Musulmans ont décidé suite à l’injonction d’Abu Bakr qui deviendra d’ailleurs le premier Calife bien guidé, de ne pas diviniser le Prophète Muhammad (QSSL), voire de le sacraliser comme l’on fait les Chrétiens avec Jésus (QSSL).

Cette attitude à la fois rationnelle et courageuse explique pourquoi le Prophète Muhammad (QSSL) n’a pas été inhumé à la Mecque, citée natale et séculaire ou à Jérusalem ou plusieurs prophètes ont été inhumés comme il a été réclamé par plusieurs factions islamiques. Finalement, les Musulmans ont appliqué ce qu’il avait dit dans un hadith. « Les prophètes sont enterrés là où ils meurent ». Le Prophète (QSSL) a également affirmé « Nous les prophètes, nous ne sommes pas hérités et ce que nous laissons n’est qu’une aumône ».

Par ailleurs, Al-Shâhristani évoque avec une totale impartialité les bienfaits de certains califes bien guidés comme Uthman, mais aussi leurs erreurs avec beaucoup de détails comme certaines décisions favorables aux omeyyades et défavorables aux premiers Musulmans, et qui s’inscrivent en faux contre les décisions du Prophète (QSSL) lui-même. Quant à Ali, les historiens musulmans ne lui reprochent que l’erreur de la médiation avec Muawiya alors que ce dernier était fautif du vice de la rébellion. Pour le reste, le Calife était, selon eux, dans le vrai alors qu’il était confronté à une autre rébellion, cette fois déclenchée par les Khawaridj qui ont versé dans l’exagération de la justesse de leur cause, qui ont commis des crimes et qui se sont égarés en suivant leur propre voie dans l’histoire de l’Islam.

Abordons maintenant un épisode sur les débuts de l’Islam qui a été bien relaté par Al-Tabari (839-923), historien et commentateur sunnite. 

Il nous explique de la manière la plus harmonieuse le lien entre la sourate « l’Etoile » et un évènement qui s’est déroulé à la Mecque. « Alors fut révélée au Prophète la sourate de l’Étoile. Il se rendit au centre de la Mecque, où étaient réunis les Quraychites, et récita cette sourate. Lorsqu’il fut arrivé au verset 19 :  » Que croyez-vous de al-Lat, de `Uzza et de Manat, la troisième ? Est-il possible que Dieu ait des filles, et vous des garçons ? La belle répartition des tâches que ce serait là…  » Iblîs vint et mit dans sa bouche ces paroles :  » Ces idoles sont d’illustres divinités, dont l’intercession doit être espérée. « Les incrédules furent très heureux de ces paroles et dirent :  » Il est arrivé à Muhammad de louer nos idoles et d’en dire du bien. « …. Le lendemain, Jibril vint trouver le Prophète et lui dit :  » Ô Muhammad, récite-moi la sourate de l’Étoile.  » Quand Muhammad en répétait les termes, Gabriel dit :  » Ce n’est pas ainsi que je te l’ai transmise ? J’ai dit : “Ce partage est injuste”. Tu l’as changée et tu as mis autre chose à la place de ce que je t’avais dit.  Le prophète, effrayé, retourna à la mosquée et récita la sourate de nouveau. Lorsqu’il prononça les paroles : » Et ce partage est injuste  » Le Prophète fut très inquiet et s’abstint de manger et de boire pendant trois jours, craignant la colère de Dieu. Ensuite Gabriel lui transmit le verset suivant : « Nous n’avons pas envoyé avant toi un seul Prophète ou envoyé sans que Satan n’ait jeté à travers dans ses vœux quelque désir coupable ; mais Dieu met au néant ce que Satan jette à travers, et il raffermit ses signes (ses versets) ».

Cette histoire montre que les historiens musulmans sont tellement imprégnés par les récits du Coran qui est le texte fondateur de l’Islam dans une sorte de continuum entre les versets coraniques, la vie du Prophète Muhammad (QSSL) et leur propre récit, ce qui est une preuve de l’existence de ce dernier ainsi que de ses actions. Un tel continuum nous fournit la meilleure explication du déroulement des évènements des débuts de l’Islam. Cette histoire montre que le Prophète et les Musulmans n’ont pas eu peur de faire allusion à une tentative diabolique dont le Prophète a été la cible et dans le but est l’association avec les divinités polythéistes, eux qui ont été enracinés dans une puissante croyance envers Allah Le Très Haut. Aucune autre religion n’aurait pris un tel risque. Dans la vie de Jésus (QSSL) racontée par les théologiens chrétiens, on montre ce dernier totalement invulnérable devant les tentations du démon. 

Parmi les axes majeurs dans les débuts de l’Islam dont Holland ne pouvait nullement admirer toute la beauté et la profondeur pour l’histoire de l’humanité et celle des religions, il y a : la non « divinisation » du Prophète (QSSL), la décision de ce dernier de déclencher la lutte pour la diffusion de l’Islam au Moyen-Orient (le témoignage sur l’expédition de Oussama lorsque la maladie l’ait affaibli est sans équivoques), la pureté, l’authenticité et le pragmatisme de sa vie qui sont particulièrement reflétés dans les difficultés rencontrées durant sa grande mission, le recours fréquent des Musulmans aux versets coraniques pour trouver des solutions dans la pratique de leur religion, l’existence de nombreux hadiths et de citations des compagnons du Prophète retraçant sa vie mais surtout le lien étroit entre de nombreux versets et les différents contextes entourant les débuts de l’Islam.

La véritable dimension du message prophétique 

Ce qui est surprenant et grandiose dans les origines de l’Islam, chose confirmée dans les propos du calife Abou Bakr qu’on a déjà examinés et que dans le Coran, le Prophète (QSSL) ne possède rien de miraculeux et qu’il est dépeint comme un messager doté des plus simples attributs humains mais parés des vertus morales les plus raffinées. Dans les origines de l’Islam, il n’y a de miraculeux que le Coran lui-même, texte divin par excellence. Ce n’est pas l’homme représenté dans la personne du Prophète qui façonne le texte divin c’est le texte divin lui-même qui façonne le Prophète et ses successeurs parmi les premiers Musulmans. C’est pour ces raisons que les historiens musulmans fournissaient des témoignages authentiques sur les débuts de l’Islam.  

Pourtant, Holland semble être enraciné dans une vision jusqu’au-boutiste sur la rupture entre le Coran et l’histoire de l’Islam. Pour lui, il est très difficile de tirer du Coran quelque chose de concret sur le contexte entourant la vie du Prophète et celle des premiers Musulmans. Par exemple, il cite des versets retraçant des évènements qui semblent pour lui impossibles à se réaliser dans la région entourant la Mecque. Ces versets parlent d’arbres, de palmiers et de végétation et du récit de Loth (QSSL), le Prophète cité dans le Coran mais aussi dans l’ancien Testament. 

A partir de là, il penche pour une origine différente du Coran contrairement à   ce que la tradition énonce. Par exemple, il suggère la vallée du Jourdain ou d’autres régions de Palestine ou des prairies existent toujours et ou l’histoire de Loth s’y serait déroulée selon lui.  Selon lui, c’est dans ces régions que le Coran aurait pris naissance. En réalité, Holland a sous-estimé la richesse écologique de la région entourant la Mecque à l’époque du Prophète qui aurait pu être modifiée sur la longue durée et a complètement mal compris l’histoire de Loth racontée dans le Coran. 

Pour ne prendre que  ce dernier point, certains versets reprennent la parole de Dieu telle qu’elle a été prononcée à l’époque de Loth afin de nous plonger dans l’universalité et l’historicité du message divin. Allah Le Très Haut et le Dieu de toutes les religions. Le message coranique est congruent aux messages des premières révélations connues par les autres prophètes, y compris celle d’Abraham, de Moïse et de Jésus avant la « manipulation » des textes  par les théologiens de ces religions. 

S’agissant du Prophète Loth, Allah Le Très Haut a dit « Or Nous l’avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés. Et Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie de pierres sulfureuses. Regarde donc ce que fut la fin des criminels ! » (Sourate al-A’raf: 83-84). Le Coran nous plonge dans les évènements du passé de manière ultra-temporelle et voilà que Holland en prend argument pour s’attaquer à l’authenticité de la révélation coranique. Il ne pouvait tout simplement pas être saisi par cette dimension ultra-temporelle du Coran puisqu’il ne pouvait comprendre le continuum qui s’étend du Coran aux anciennes révélations divines.

Un seul exemple suffit à montrer l’universalité du Coran qui transcende à la fois les textes religieux qui sont apparus bien après les premières révélations authentiques. Dans la sourate La Table servie (Al Ma’ida), il y a une histoire dont les acteurs principaux sont Jésus (QSSL) et les Apôtres soumis à Allah Le Très Haut. Ce récit n’existe nulle part dans les différentes Bibles et qui est de surcroit la Sourate préférée du Prophète Muhammad (QSSL). 

Laissons alors la dernière partie de la Sourate déployer toute sa splendeur dans la description de la grandeur spirituelle de Jésus (QSSL) et de ce dialogue transcendantal et majestueux entre ce dernier et Allah Le Très Haut tel que le Coran le montre : « 112. (Rappelle-toi le moment) où les Apôtres dirent : « Ô Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie ?  » Il leur dit : « Craignez plutôt Allah, si vous êtes croyants ».113. Ils dirent : « Nous voulons en manger, rassurer ainsi nos cœurs, savoir que tu nous as réellement dit la vérité et en être parmi les témoins ».114. « Ô Allah, notre Seigneur, dit Jésus, fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d’entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu’un signe de Ta part. Nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs. » 115. « Oui, dit Allah, Je la ferai descendre sur vous. Mais ensuite, quiconque d’entre vous refuse de croire, Je le châtierai d’un châtiment dont Je ne châtierai personne d’autre dans l’univers. » 116. (Rappelle-leur) le moment où Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ?  » Il dira : « Gloire et pureté à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. 117. Je ne leur ai dit que ce Tu m’avais commandé, (à savoir) : « Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur ». Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, c’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. 118. Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage ». 119. Allah dira : « Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques : ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement. » Allah les a agréés et eux L’ont agréé. Voilà l’énorme succès. 120. A Allah seul appartient le royaume des cieux, de la terre et de ce qu’ils renferment et Il est Omnipotent ».

Peut-être que la « myopie historique » de Holland s’explique par le fait qu’il considère le Coran comme le Livre sacré des Arabe. Il débute d’ailleurs  son documentaire par un dialogue dénué de toute profondeur entre lui et un groupe de bédouins d’Arabie. Or, comme on l’a rappelé, le Coran est la Parole divine universelle destinée à toute l’humanité, exactement comme les anciennes révélations des prophètes avant Lui. Le Coran est inséparable des autres révélations authentiques (celles qui n’ont pas été manipulées par les théologiens et les membres des églises de ces religions). 

On a vu dans la Sourate La Table servie comment des évènements décisifs de la vie de Jésus (QSSL) et des Apôtres sont majestueusement racontés dans la Coran. 

Lorsque Holland montre dans son documentaire des endroits emblématiques et sacrés comme les quartiers de Jérusalem, les tombeaux des prophètes Abraham (QSSL) et Ismaël (QSSL) et la Mosquée Al-Aqsa, en évoquant la domination arabe au 7ème siècle avec une emphase dramatique et en rappelant ostensiblement que les Arabes se sont déclarés comme les maîtres de cette région sacrée et ce, en contemplant les versets coraniques inscrits tout autour de cette Mosquée, Holland a oublié de mentionner qu’ Umar Ibn Al Khâtab s’est rendu à Jérusalem peu après sa prise par les armées musulmanes en déclarant que selon le Coran, les Musulmans ont un droit de regard sur cette région sacrée, berceau de Jésus (QSSL) et destination finale par excellence de l’Ascension Nocturne du Prophète Muhammad (QSSL). 

Cette démarche du Calife bien guidé s’explique par le fait que le message coranique est un message fraîchement révélé du Ciel et qu’il transcende les anciens messages qui ont été jadis manipulés par des individus avides de puissance et de biens matériels. Le retour à la spiritualité divine passe par la reconnaissance de cette transcendance et de cette tutelle spirituelle musulmane sur les autres religions.

On le remarque très bien lorsqu’en 638, la ville romaine d’Ilia construite par l’Empereur Hadrien en 135 non loin de l’ancienne Jérusalem s’est rendue pacifiquement aux armées musulmanes. Umar Ibn al-Khâtab a soumis les bâtiments chrétiens qui ont été par le passé des temples païens à la Djizia en échange de leur liberté religieuse et civile et a ressuscité la région du Temple qui fut jadis le sanctuaire des Juifs et qui a été rasée par les Romains en 70 après J.-C. 

En raison de l’existence du Rocher où le Prophète Muhammad (QSSL) avait débuté son Ascension Nocturne, le Calife nettoya le Mont du Temple qui a été abandonné par les Chrétiens et transformé en décharge publique. C’est cet endroit qui deviendra le Haram ash-Sharîf (Esplanade des Mosquées) ou la Mosquée d’al-Aqsa a été construite. 

Holland n’évoque pas cette extraordinaire histoire. Il se contente de montrer les Musulmans comme de simples envahisseurs dépourvus de spiritualité qui ont établi leur domination à Jérusalem comme la foudre tombe du ciel. En réalité, le Calife Umar a libéré les Juifs qui ont été autorisés à vivre à Jérusalem. Avant l’arrivée des Musulmans, les Juifs ont été massacrés et chassés par les Byzantins. Le Calife n’a pas également transformé les églises chrétiennes en mosquées tout en ressuscitant la région du Temple en s’affichant comme une puissance spirituelle transcendantale dans cette région sacrée et non comme une simple domination militaire.     

Le scepticisme et la dilution de la vérité dans la pensée historique 

La démarche de Holland rappelle cette propension des historiens depuis les débuts de l’époque moderne à remettre en cause la notion de vérité en s’inspirant du philosophe athée Nietzsche. 

Ce dernier affirme « La volonté de vérité qui nous incitera encore par séduction à se lancer dans bien des entreprises risquées, cette fameuse vérité dont tous les philosophes jusqu’à présent ont parlé avec respect : que de questions cette volonté de vérité nous a déjà opposées ! Quelles questions singulières, méchantes, problématiques ! C’est déjà une grande histoire». Ce que fait Nietzsche est de mettre en dérision la notion de vérité, la déconstruire, voir la détruire. Ce qu’il a tenté de faire est de déconstruire toute la pensée occidentale en tant que recherche de la vérité. Dès lors que la recherche de la vérité s’accompagne d’une valorisation de cette entreprise en la rendant en quelque sorte sacrée au profane, alors elle devra être remplacée par une recherche généalogique qui s’intéresse aux origines, une quête plus authentique selon Nietzsche que la quête métaphysique de la vérité. A une quête transcendantale de la vérité, il oppose une recherche dans les bas-fonds des origines. Il applique cette approche à l’histoire de la morale à travers ce qu’il appelle une Généalogie de la morale.  

Ce que fait Holland est la même chose. Il veut déconstruire l’histoire de l’Islam en réalisant une généalogie qui remonte à ses origines et à ses débuts. Mais en fait, il n’y parvient pas puisque comme il le dit lui-même: il est piégé par ce « trou noir » provoqué par l’absence de preuves. Il tente au passage un recul marqué par la  mise entre parenthèse de tout ce qui est sacré, exactement comme le fait Nietzche. On peut comprendre toute sa démarche de la manière suivante : il fait appliquer la philosophie athée de Nietzsche à l’histoire de l’Islam. 

Holland lance alors son hypothèse : peut-être que l’empire musulman n’est pas le résultat de l’Islam ? Il veut étudier l’empire musulman comme un fait historique brut dépouillé de tout ce que la tradition islamique a bâti depuis des siècles. Or, on a bien démontré que cette tradition contient des témoignages sincères et réalistes de ce qui s’est passé pendant la vie du Prophète (QSSL) mais aussi durant sa maladie et après sa mort grâce aux témoignages de ses compagnons qui ont été repris par les historiens musulmans de la période médiévale. 

Dans l’histoire de l’Islam, il n’y a pas que de la théologie et de l’histoire sacrée. Il y a aussi de la pure histoire et celle-ci nous montre que le message coranique est cohérent avec la réalité historique basée sur des témoignages véridiques des premiers Musulmans et parmi eux les compagnons du Prophète. 

Ces témoignages nous permettent aussi d’expliquer des choses importantes dans l’histoire de l’Islam comme par exemple l’absence durant les premiers siècles après la mort du Prophète (QSSL), d’iconographies et d’inscriptions (notamment dans les monnaies frappées en Syrie et en Palestine) le glorifiant. 

La science n’est pas uniquement une observation de preuves matérielles. C’est aussi une explication des évènements historiques en dévoilant la chaîne causale entre ces évènements.  Comme nous l’explique al-Shâhristani, la décision d’Abou Bakr, le plus fidèle compagnon du Prophète Muhammad (QSSL) de ne pas « diviniser » ce dernier comme avait été tenté de le faire Umar ibn al-Khâtab nous explique précisément la situation observée par Holland: l’absence d’inscriptions monumentales, d’effigies ou de documents sur lui en Syrie et en Palestine, durant les premiers siècles après sa mort.

Quant à son enquête sur la Mecque, la cité natale du Prophète (QSSL) et notamment ce qu’il prétend être l’absence de références à cette Cité dans le Coran, sur l’existence d’une autre Cité citée dans le Coran, Bakka et sur l’orientation de la Qibla en direction du Soleil dans une ancienne mosquée en Palestine un siècle après la mort du Prophète et dont Holland a visité les ruines, on peut, en premier lieu, dire que l’universalité du Coran transcende les localisations géographiques, les nationalités et l’identité des tribus qui sont des constructions humaines après tout. Allah Le Très Haut s’adresse aux croyants, universellement parlant, qu’ils soient les premiers Musulmans de l’époque du Prophète ou les Apôtres de Jésus (QSSL). Se sont, selon le message coranique, tous des croyants. Les Apôtres et ceux qui ont suivi Moïse durant la sortie d’Egypte sont des Musulmans. 

D’ailleurs, le Prophète Muhammad n’a pas seulement vécu à la Mecque. Il a aussi dirigé la communauté musulmane à Yathreb (Médine) et il est allé lors de son Ascension Nocturne jusqu’au au Rocher de Jérusalem. C’est donc un Prophète universel. 

En second lieu, tout cela n’empêche pas que la Mecque a bien été citée dans le Coran (dans la Sourate 48, verset 24 et 25). Le nom de Bakka a été également cité. Contrairement à ce qu’affirme Holland, le nom de Bakka désigne dans le Coran un lieu de rassemblement sacré situé à la Mecque et non une cité entière qui serait située loin de la Mecque. Dans les versets 96 et 97 de la Sourate 3, Allah Le Très Haut dit « En vérité, le premier temple qui fut institué pour les gens est celui du rassemblement/Bakka, béni, guidée pour les hommes. S’y trouvent des signes évidents en ce lieu ou se tient Abraham et quiconque y pénètre et en sécurité. » Abraham (QSSL) a bien vécu à la Mecque et c’est lui qui a jeté les bases de la construction de la Kaaba. Tout cela est cité dans le Saint Coran.  Holland semble l’ignorer en considérant que Bakka et la Mecque sont deux cités différentes. C’est sa propre hypothèse et elle est complètement fausse.

Par ailleurs, quand certains Musulmans, quelque part en Palestine, un siècle après la mort du Prophète ignoraient la direction de la Qibla, cela ne prouve absolument rien.

Conclusion 

L’écriture de l’histoire ne peut pas être basée sur des détails expérimentaux aussi infimes ou sur un présupposé hypothétique sur un prétendu fossé épistémologique entre la réalité historique et ce que les protagonistes et les acteurs de l’histoire croient.  Les évènements historiques doivent être reliés selon un enchainement causal. C’est ce qui a été démontré dans les pages précédentes. La réalité de la vie du Prophète et sa source divine sont donc des éléments historiques dont la réalité est indiscutable. D’ailleurs, les orientalistes du XIXe siècle les plus critiques comme Ernest Renan n’ont jamais douté de la réalité de l’histoire de l’Islam ou de la réalité des évènements de la vie du Prophète. 

Au-delà de ces vérités, on pourrait affirmer sans broncher que l’écriture de l’histoire en tant que science sociale n’est autre que l’établissement de relations entre un certain nombre d’éléments pertinents qui déterminent l’existence d’une personnalité historique ou d’un évènement structurant dans l’histoire. Ces relations permettent de déterminer les causes de quelque chose de significatif en histoire. La vie du Prophète Muhammad (QSSL), les décisions de ses compagnons après sa mort et les actions des Musulmans quelques siècles après sont des éléments qui peuvent être reliés de manière cohérente. Par conséquent, le « trou noir » de Holland qui représente selon lui l’absence d’informations concrètes et tangibles sur l’origine de l’Islam n’est autre que le fruit de son imagination et non une problématique pertinente dans l’étude de l’histoire de l’Islam.

Rafik Hiahemzizou

Références

Al-Kaabi A. Soleiman  La conquête de l’Egypte et l’art de la guerre d’amr ibn al-‘Âs – 2014

Al-Shâhristani Ahmed al-Mil’al oua al-Nahl, enquête du professeur Muhammad Ouakil, première partie, société Halabi et Associés, Le Caire 1968, p.14.  

Bruhl Adrien Le souvenir d’Alexandre le Grand et les Romains, Mélanges de l’Ecole française de Rome Année 1930,  pp. 202-221

Carcopino Jérôme, Jules César, PUF (6ème édi.), 1990. 

Kitchen Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Égypte : 1. Des Pharaons et des hommes.1999, p. 5 à 7. Traductions dans Claire Lalouette, Paris, 1984, p. 108 à 124 

Nietzsche Fréderic Le Gai savoir trad. P. Wolting, Paris, Librairie générale française, 1972 &.344.

Tabari Mohammed (trad. Herman Zotenberg), La Chronique, Histoire des prophètes et des rois (2 volumes)vol. II, Actes-Sud/Sindbad, coll. « Thésaurus », 2001

Tabari, Mohammed, sceau des prophètes. Une biographie traditionnelle, extraite de la Chronique de Tabari, traduite par H. Zotenberg et préfacée par J. Berque
Alfred Morabia

Sourate du Coran La Table servie, versets 112-120

Sourates du Coran Al-A’raf, versets 83-84

Sourate Al-Imran, verset 144

Site de M.Alajami : https://www.alajami.fr/index.php/2018/10/14/bakka-ou-makka/

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