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Québec : un maire s’en prend aux origines algériennes d’une candidate en lice pour les législatives

L’herbe de la Belle Province n’est pas aussi verte que l’on pouvait le penser, les crispations identitaires, la xénophobie à fleur de peau, et les saillies verbales acrimonieuses y fleurissent comme partout ailleurs, au détour d’une campagne pour les législatives menée tambour battant.

Y aurait-il de la laïcité là-dessous ? Au pays des grands lacs, on peut s’écharper autour de l’adoption d’une charte de la laïcité, projet porté à bout de bras par le Parti Québécois (PQ), surtout si sa fervente avocate, qui brigue la députation en  septembre, répond au nom venu d'ailleurs Djemila Benhabib, et ose de surcroît demander le retrait du crucifix à l’Assemblée Nationale.

C’en était trop pour le fervent catholique Jean Tremblay, maire de Saguenay, connu pour avoir instauré le rituel de la prière avant chaque conseil municipal ! Ce dernier est violemment sorti de ses gonds, et s'en est pris aux origines algériennes du nouvel espoir du Parti Québécois. Quand l'hymne à la laïcité tourne à la cacophonie guère harmonieuse, trahissant le racisme anti-arabe d'un édile qui a suscité un tollé au Canada…

Morceaux choisis de ses déclarations, suivis de la vidéo sur l’affaire :

«Ce qui me choque, c’est de voir que nous, les mous, les Canadiens français, on va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d’Algérie » a-t-il lâché, avant de renchérir : «Notre culture du Québec, notre drapeau du Québec, elle le sait que c’est la croix chrétienne qu’il y a là-dessus? Je n’aime pas que ces gens-là viennent ici et nous établissent leurs règles.»

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