Nouvel homme fort de l’Arabie saoudite à tout juste 32 ans, le prince Mohammed Bin Salman se sent l’âme du « Monsieur Propre » du royaume avec une autorité qui ne tremble pas devant les puissants, comme l’illustre l’impressionnante vague d’arrestations opérée dans les allées du pouvoir.
Pas moins de onze princes et des dizaines de ministres, dont quatre en exercice, ont été pris samedi 4 novembre dans les mailles du filet de l’anti-corruption, au cours d’une vaste purge en tout point stupéfiante, parmi lesquels le richissime prince Walid Ben Talal, neveu du roi Salman et principal actionnaire de la société d’investissement Kingdom Holding, n’a bénéficié d’aucun privilège, ni immunité.
