L’Arabie saoudite a rejeté toute normalisation avec Israël sans création d’un État palestinien. Riyad exige une voie claire et irréversible vers un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale, rappelant que la question palestinienne reste centrale malgré les pressions américaines.
Donald Trump voulait présenter un élargissement des accords d’Abraham comme une victoire historique et un pilier de son projet de paix avec l’Iran. Mais son plan se heurte à une réalité politique brutale : aucun grand pays musulman ne veut apparaître comme allié d’Israël alors que Gaza est ravagée par la guerre. Le Pakistan a rejeté publiquement la proposition américaine, dénonçant un projet contraire à ses principes. D’autres États invités préfèrent garder le silence, preuve du malaise provoqué par cette initiative dans le monde musulman. Même les discussions avec l’Iran restent fragiles. Malgré les déclarations optimistes de Trump, les tensions régionales continuent d’augmenter et Israël poursuit ses opérations militaires, rendant toute perspective d’accord durable encore plus improbable.
Pour beaucoup d’analystes, c’est un fiasco total pour Donald Trump. Il espérait imposer une grande victoire diplomatique au Moyen-Orient, mais se retrouve face à un rejet humiliant de ses principaux partenaires arabes. Son projet apparaît improvisé, irréaliste et totalement déconnecté de la colère provoquée par le génocide à Gaza.
Israël se retrouve également totalement isolé sur la scène régionale. Le refus saoudien montre que la normalisation ne pourra pas avancer tant que le gouvernement israélien rejettera toute solution pour les Palestiniens. Au lieu du “nouveau Moyen-Orient” promis par Trump et Israël, la région apparaît aujourd’hui plus fracturée, plus violente et plus instable que jamais. Le génocide à Gaza et le refus d’accorder des droits aux Palestiniens ont fortement dégradé l’image d’Israël dans le monde arabe et musulman, poussant plusieurs pays à prendre leurs distances face à une politique jugée agressive et sans issue politique.

