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Projet de Loi sur la lutte contre les séparatismes: le RMF insiste sur la nécessité d’une clarification du terme de « séparatisme »

Dans son Discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre M. Jean CASTEX a annoncé qu’un « projet de loi sur la lutte contre les séparatismes » sera présenté en Conseil des ministres à la rentrée. Ce  texte aura pour objectif « d’éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses ».

Le RMF prend note avec un grand intérêt de cette déclaration du Premier Ministre qui s’inscrit totalement dans la stratégie de lutte contre « le séparatisme islamiste » annoncée par le Président de la République lors de sa visite à Mulhouse en Février dernier.

Toutefois, le RMF insiste sur la nécessité d’une clarification du terme de « séparatisme ».

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En effet, certains individus ou groupes d’individus se mettent volontairement en « rupture » avec la société, avec parfois une remise en question de certaines valeurs de la République.

Ces comportements mettent à mal le vivre ensemble et remettent en cause la cohésion nationale autour du pacte républicain qui nous lie tous. De tels agissements restent toutefois marginaux et minoritaires.

Certains responsables politiques avancent comme « signes de radicalisation » le fait d’accomplir régulièrement sa prière à la mosquée ou le fait de vivre avec ferveur le jeûne du Ramadan; alors que ces pratiques relèvent plutôt d’un regain de religiosité au niveau individuel et ne représentent donc aucun danger.

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Il y a donc potentiellement un risque d’amalgame et de confusion possible dans l’esprit de nos compatriotes entre « islam », « islamisme » et « terrorisme ».

Le RMF appelle donc à la plus grande vigilance pour éviter toute stigmatisation des citoyens français de confession musulmane.

Par ailleurs, le RMF espère que le projet de loi concernera aussi bien le « séparatisme voulu » de la part de certains groupuscules, que le « séparatisme subi » par les habitants de certains quartiers qui se sont retrouvés dans des ghettos, suite à une politique spécifique de la ville, conjuguée à des conditions économiques et sociales dégradées.

L’ancien Premier Ministre, M. Manuel VALLS, avait d’ailleurs dénoncé une politique « d’apartheid social » subi par certains quartiers.

La lutte contre ce « séparatisme subi » doit passer par un véritable « Plan Marshall » pour extirper les jeunes de ces quartiers de l’enfermement socio-économique dans lequel ils évoluent.

Le Bureau du RMF

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Commentaires

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  1. Il est en effet vital de définir clairement les mots employés. Séparatisme semble agoniste de communautarisme, un terme qui définit une rupture volontaire avec la majorité des citoyens. Cette rupture fut jadis subie. Elle est aujourd’hui revendiquée, et récupérée par des puissances étrangères pas très conviviales, comme la Turquie, Le Qatar, ou l’AS.
    Dès qu’on intègre cette évidence, le lien avec le terrorisme réapparaît assez clairement.
    Sauf qu’il serait temps de se poser des questions au sujet de nos liens avec les sponsors du terrorisme, qui sont aussi les clients de notre industrie militaire. Et on n’a pas non plus craché sur l’afflux de capitaux saoudiens ou qataris. En échange, on a livré nos banlieues aux intégristes, adoubé les FM en tant que représentants de l’Islam de France, et plus que ménagé Al Qaida lors du conflit syrien.
    Je doute fort du fait que Castex soit prêt à remettre en cause cette politique suicidaire, surtout en période de crise économique majeure.
    Ca peut se comprendre.

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