La Commission des affaires constitutionnelles du Parlement portugais a rejeté une proposition du parti d’extrême droite Chega visant à modifier le budget de l’État 2026 pour interdire l’usage de fonds publics dans la construction de mosquées.Rédigé par le député PSD Francisco José Martins, l’avis adopté conclut que le texte de Chega viole la Constitution, en instaurant une « discrimination explicite fondée sur l’appartenance religieuse » contraire aux principes d’égalité et de liberté religieuse. La position a été approuvée par le PS, le PSD, le PCP, Livre et le JPP. Chega a voté contre et le CDS-PP s’est abstenu. En conséquence, la proposition n’a pas été admise au débat ni au vote dans le cadre du budget 2026.
Cet épisode illustre une nouvelle fois la stratégie de Chega, qui cherche à imposer dans l’espace public des mesures ciblant directement la communauté musulmane, malgré leur incompatibilité manifeste avec le cadre constitutionnel portugais. Le rejet large et transversal de la proposition montre que, sur la question des libertés religieuses, un consensus démocratique demeure solide au Parlement. Mais il révèle aussi l’insistance du parti d’André Ventura à instrumentaliser le thème religieux pour polariser le débat politique, au risque de fragiliser la cohésion sociale.



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