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Les policiers barbus désormais signalés par les CRS

Il est des recensements à faire dresser les cheveux sur la tête ou à hérisser le poil, c’est selon…    En l’occurrence, la note de la direction zonale de l’Est de la France qui impose aux officiers CRS, à compter du 1er mars, de dénombrer scrupuleusement leurs agents de sécurité qui ont du poil au menton laisse pour le moins pantois.
Révélé dans Le Point, cet inventaire inédit des barbus dans les rangs des forces de l’ordre, qu’ils arborent la barbe ou le bouc dont chacun aura observé le grand retour en force sur les visages masculins au cours de ces dernières années, sera répertorié dans un tableau mensuel à remplir dûment.
« À compter de ce jour est mis en place un tableau mensuel recensant le nombre de fonctionnaires porteurs de barbe ou de bouc. (Ce tableau sera à envoyer à chaque fin de mois au plus tard le dernier jour ouvré) », précise l’article d’Aziz Zemouri. Et de poursuivre : « Nbre de porteurs de barbe”, vous y mentionnerez tous les fonctionnaires de votre unité porteurs soit de la barbe ou du bouc. Dans la colonne “Nbre dérogations”, vous y ferez apparaître le nombre de fonctionnaires ayant présenté un certificat médical (administratif ou non) lui autorisant un port de barbe. Aucune autre considération n’est à prendre en compte dans ce recensement qui reste très succinct. Ne pas renseigner la colonne ” % effectif total”. Ce tableau est à retourner même voie pour le jeudi 9 mars ».
Alors que, paradoxalement, la chasse aux barbus, désormais associés dans l’inconscient collectif à de méchants musulmans, voire des « islamistes ou terroristes » en puissance, est ouverte sur le territoire national, le port de la barbe, qu’elle soit de trois ou dix jours, longue ou encore fleurie, n’a jamais été aussi tendance… Allez comprendre !!
Une mode à laquelle ont aussi succombé les policiers dont l’apparence, très réglementée, peut toutefois se singulariser par quelques signes extérieurs distinctifs : la coupe de cheveux, le port de la boucle d’oreille, de piercings pour les hommes comme pour les femmes, ainsi que la barbe, aussi longtemps que leur « look » personnalisé  ne franchit pas les limites à ne pas dépasser.
Faut-il voir derrière ce recensement au poil près des fonctionnaires de police, les effets pernicieux du classement de la barbe, pourtant ultra-tendance, dans les fameux signes avant-coureurs de la radicalisation ?
 
 

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