Au lendemain du vote par lequel le Conseil de Paris a attribué la citoyenneté d’honneur aux populations civiles et aux journalistes palestiniens, jeudi 18 juin, le sénateur de Paris et porte-parole national du Parti communiste français, Ian Brossat, a salué une décision qu’il considère comme un acte de justice et de solidarité envers le peuple palestinien. Prenant la parole après l’adoption de cette délibération, l’élu parisien a affirmé que ce vote constituait un message politique fort adressé aux Palestiniens. « Nous disons au peuple palestinien qu’il a le droit de vivre digne et debout débarrassé de l’occupation et de la colonisation. Et nous sommes fiers que Paris puisse le dire », a-t-il déclaré.
Ian Brossat a rejeté les discours qui, selon lui, tendent à faire porter aux Palestiniens la responsabilité de leur situation. « Nous n’approuvons pas l’idée selon laquelle les Palestiniens seraient coupables de leurs propres malheurs. Nous n’approuvons pas l’idée selon laquelle les Palestiniens auraient vécu une forme de rêve éveillé jusqu’au 7 octobre 2023 qu’ils auraient d’une certaine manière gâché », a-t-il affirmé. Le sénateur a également rappelé que les souffrances du peuple palestinien ne pouvaient être réduites aux événements récents. Selon lui, elles trouvent leur origine dans la Nakba de 1948, lorsqu‘« environ 700 000 hommes, femmes et enfants ont été privés de leur terre, de leur maison et poussés sur les routes de l’exil ». Il a estimé que ces souffrances s’enracinent dans « la négation du droit à l’autodétermination » et dans « la négation du droit du peuple palestinien à exister comme peuple, comme nation, comme État ».
Citoyenneté d’honneur de Paris aux Palestiniens : Ian Brossat défend « le droit d’exister » du peuple palestinien pic.twitter.com/CvAzUhsi3M
— Oumma.com (@oumma) June 19, 2026
Pour Ian Brossat, l’attribution de cette citoyenneté d’honneur revient à réaffirmer l’existence et les droits du peuple palestinien. « En votant cette citoyenneté d’honneur, nous disons que le peuple palestinien a le droit d’exister », a-t-il déclaré, ajoutant que les habitants de Gaza « ne sont pas condamnés à vivre dans un mouroir » et que ceux de Cisjordanie « ne sont pas voués à être agressés tous les jours par des colons soutenus par un gouvernement d’extrême droite ». Évoquant également la situation à Jérusalem-Est, il a dénoncé les expulsions de familles palestiniennes de leurs logements, estimant que les habitants de la ville « ne sont pas voués à être chassés de leur maison, celle de leurs parents, de leurs grands-parents et de leurs arrière-grands-parents ».
Concluant son intervention, Ian Brossat a réaffirmé le sens qu’il attribue à cette décision du Conseil de Paris : « Nous disons au peuple palestinien qu’il a le droit de vivre digne et debout débarrassé de l’occupation et de la colonisation. Et nous sommes fiers que Paris puisse le dire. »

