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Cisco, géant américain des technologies, accusé d’avoir laissé s’installer un climat hostile envers des salariés musulmans et pro-palestiniens

La Commission américaine pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) estime qu’il existe des « motifs raisonnables de croire » que Cisco a violé les droits civiques de plusieurs salariés musulmans, originaires du Moyen-Orient ou engagés en faveur des droits des Palestiniens. Cisco est l’un des principaux groupes technologiques américains. Spécialisée dans les réseaux informatiques, les télécommunications, la cybersécurité et les infrastructures numériques, la multinationale fournit ses technologies à de nombreuses entreprises, administrations et institutions dans le monde.

L’enquête de l’EEOC fait suite à des plaintes déposées fin 2024 par des employés de Cisco. Ces derniers dénonçaient la multiplication de messages racistes, islamophobes et hostiles aux Palestiniens sur des espaces de communication internes de l’entreprise après les attaques du 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza. La situation se serait particulièrement tendue après la publication, en avril 2024, d’une lettre ouverte signée par plus de 1 700 salariés. Le texte demandait notamment à Cisco de faire la transparence sur ses relations commerciales avec Israël et son armée, mais aussi de mieux protéger les employés qui s’exprimaient en faveur des droits des Palestiniens.

Selon les témoignages recueillis, plusieurs signataires auraient alors été pris pour cible sur les réseaux internes de Cisco. Certains messages appelaient même à leur départ de l’entreprise, tandis que des salariés affirment avoir craint que leurs noms soient recensés et utilisés contre eux. Plusieurs employés à l’origine de cette mobilisation auraient depuis été licenciés, mis à pied ou poussés vers la sortie, selon d’anciens salariés cités par The Guardian. L’EEOC considère que Cisco a pu laisser s’installer un « environnement de travail hostile » fondé notamment sur l’origine nationale et la religion des personnes concernées.

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Cisco conteste cette conclusion. Le groupe affirme avoir mené une enquête approfondie sur les faits signalés et pris les mesures qu’il jugeait nécessaires. Cette affaire intervient alors que plusieurs géants américains de la tech sont confrontés aux critiques de leurs propres salariés concernant leurs liens commerciaux ou technologiques avec Israël et leur rôle éventuel dans les opérations menées à Gaza.

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