En 2014, sa mélodie du bonheur « I’m Happy » était entonnée dans le monde entier et en faisait une star particulièrement comblée, même si une sombre histoire de plagiat ne l’avait pas rendu si heureux que ça, Pharrell Williams, 42 ans, n’a pas le don de mettre du baume au cœur partout où il passe et peut même faire de nombreux mécontents, en Afrique du Sud notamment…
Promue directeur artistique des supermarchés Woolworths, accusés d'importer des produits agricoles israéliens en provenance des Territoires occupés, « dans le cadre d'une collaboration révolutionnaire pour des projets axés sur la durabilité », selon le discours promotionnel bien huilé de la chaîne haut de gamme, la vedette américaine, passée maître dans l’art de chasser les idées noires, n’inspire que de bien noires pensées aux sympathisants du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Ils furent plus d’une centaine à le conspuer, lundi 21 septembre, en marge de son concert au Cap.
C’est dans un concert de critiques, résonnant des slogans « À bas Pharrell Williams », «Libérez la Palestine» et «Israël, c'est l'apartheid », que le chanteur, habitué à la douce musicalité du succès, a été accueilli, les militants en colère de BDS lui recommandant vivement de « rejoindre la liste croissante des artistes comme Stevie Wonder, Lauryn Hill, Alice Walker, Roger Waters qui soutiennent le mouvement non-violent BDS », pour rendre les gens, de plus en plus nombreux à ne pas se laisser bercer par l’illusion du bonheur et son harmonie euphorisante, vraiment « heureux ».
Silence radio du côté de Pharrell Williams, qui n’a pas daigné répondre pour l'heure ni en paroles, ni en musique…



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