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Pénélope Cruz et Javier Bardem accusés d’antisémitisme par Hollywood pour avoir soutenu Gaza

Hollywood, l’usine à rêves en trompe-l’œil ou machine dantesque à cauchemars, est un univers impitoyable grouillant de requins pro-israéliens qui n’aiment rien moins que des stars, de surcroît oscarisées, s’autorisent à avoir une conscience et une once de courage en dénonçant le génocide perpétré à Gaza par Israël.

Quand les bombes pleuvent sur la capitale mythique du septième art, elles sont puantes et sont décochées telles des flèches empoisonnées pour frapper en plein cœur, en l'occurrence deux acteurs espagnols très bankable, qui ont endossé un rôle contestataire pas très politiquement correct et fort peu oscarisable…

Dans la ligne de mire de Ryan Kavanaugh, l’omnipotent directeur général de Relativity Media, Pénélope Cruz et Javier Bardem, couple à la ville, comme à l’écran, essuient une salve de critiques assassines pour avoir osé signer un manifeste, avec d’autres grands noms espagnols, condamnant l’escalade terrifiante de la soif de vengeance des criminels de guerre israéliens.

Marquées au fer rouge de l’antisémitisme, la fameuse accusation fabriquée de toutes pièces qui produit toujours son petit effet dévastateur, même si son leurre grossier n’opère plus aussi facilement qu’auparavant, les deux vedettes espagnoles ont mis les nerfs à vif de leur employeur, Ryan Kavanaugh : "Ils me font bouillir le sang", s’est emporté ce dernier dans le magazine Variety.

Se disant peu surpris que la mobilisation pro-palestinienne émane d’Espagne, Ryan Kavanaugh a redoublé de férocité : "Tous ces Juifs qui pensent qu'un autre Holocauste ne pourrait pas arriver devraient aller visiter l'Espagne et de nombreuses parties de l'Europe", a-t-il lancé furibond.

Manifester de la compassion envers les Gazaouis persécutés et massacrés n’est pas glamour à Hollywood, et loin de susciter l’ovation générale, c’est plutôt un lynchage médiatique que cet élan d’humanité et de lucidité provoque. Si les portes des prestigieux studios risquent fort de se refermer devant ceux qui ont pris parti pour le camp des opprimés, la grande famille des acteurs se montre également sans pitié, à l’image de Jon Voight, le père d’Angelina Jolie, qui a fustigé Pénélope Cruz et Javier Bardem :"Je suis écoeuré que des gens comme Penelope Cruz et Javier Bardem attisent l'antisémitisme partout dans le monde et soient inconscients des dégâts qu'ils ont causés", avant de renchérir dans Variety : "Ils ignorent de toute évidence l’histoire de la création d’Israël."

Il ne manquait plus que la chaîne de télévision Fox News, conservatrice et islamophobe en diable, s’en mêle en traitant Pénélope Cruz de « folle de la semaine », pour finir de clouer au pilori les deux stars espagnoles, lesquelles, sous ce tsunami de réactions outrées, ont été contraintes, elles aussi et après Séléna Gomez et Rihanna entre autres, de se fendre d’un communiqué nuançant leurs propos.

Selon le quotidien espagnol El Pais, Pénélope Cruz a écrit une lettre au quotidien américain USA Today, dans laquelle elle admet qu'elle n’est "pas un expert de la situation" et qu'elle n’était "consciente de sa complexité", en précisant : "Mon seul souhait c’est que  la paix puisse voir le jour en Israël et à Gaza". De son côté, son mari Javier Bardem a tenté d’apaiser la colère noire d’Hollywood en ces termes : nous "détestons l'antisémitisme autant que nous détestons les conséquences horribles et douloureuses de la guerre", a rapporté le quotidien espagnol.

Si l’industrie à fabriquer des super-productions pharaoniques est gouvernée par les passions et l’argent roi, il ne fait plus l’ombre d’un doute qu’elle est aussi régentée par des magnats liés à Israël, farouchement et indéfectiblement.

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