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Nantes : l’agresseur d’une femme en niqab écope de cinq mois de prison avec sursis

Galvanisé par la stigmatisation de tous les voiles, au point de s’auto-investir de la mission suprême de s’en prendre physiquement aux femmes revêtues du niqab, un Nantais d’une trentaine d’années, sans profession, était passé à l’acte, le 12 septembre dernier, troublant l'ambiance ludique et familiale qui régnait dans les allées de la fête foraine locale.

L’infortunée jeune femme de 27 ans qui a eu le malheur de croiser sa route cet après-midi-là, alors qu’elle déambulait tranquillement au milieu des attractions, s’est vue prescrire une interruption temporaire de travail de 3 jours du fait des douleurs cervicales consécutives à la brutalité de l’agression. Insultée copieusement, son voile arraché avec une force inouïe, traumatisée par la fureur d’un inconnu qui, tout en la violentant, criait à qui voulait l’entendre « J’aime pas ces gens-là ! », la victime fortement commotionnée avait immédiatement porté plainte.

Lors de son interpellation, l’agresseur clamait crânement qu’il n’avait fait que son devoir devant des forces de l’ordre médusées. Un sens du devoir qui ne lui a valu aucune médaille du courage, mais qui l’a condamné, mercredi, à cinq mois de prison avec sursis par le tribunal de Nantes au motif de « violences en raison de l’appartenance religieuse » et de la fausse identité donnée aux policiers, ainsi qu’à verser une indemnité financière à sa victime.

Il s’était senti l’âme d’un redresseur de torts, légitimé par une rhétorique politicienne et une loi liberticide qui ont exacerbé la détestation de l’islam et créé des vocations de justiciers d’un genre nouveau, mais le parquet de Nantes l’a fermement mis en face de la nature éminemment répréhensible de ses actes :  « cette femme a été victime de faits graves de violence », ajoutant  « les simples citoyens ne sont pas habilités à faire la loi eux-mêmes, sinon on n’est plus dans un Etat de droit ».

 

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