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« Moins de noirs et d’arabes » dans le football : vers un scandale des quotas ?

Il n’y a pas que le fiasco retentissant du Mondial qui a laissé des marques indélébiles, la lepénisation des esprits trace également son sillon identitaire, en profondeur, jusqu’à contaminer les hautes sphères du foot français qui semblent acquises à la préférence nationale et… blanche .

Le ballon rond rattrapé par une obsession ethnique qui relègue l’idéal « black, blanc, beur » aux oubliettes de l’utopie républicaine, c’est ce que révèle une grande enquête réalisée pour le site Médiapart, qui affirme que « Pour les plus hautes instances du football, l’affaire est entendue : il y a trop de noirs, trop d’arabes et pas assez de blancs sur les terrains. »

Cette considération ethnicisée du sport roi, qui n’est sans nous rappeler la réflexion dans la même veine du maire d’Evry Manuel Valls « remettre un peu de blancs, de blancos.. », devrait également ravir Jean-Marie Le Pen, lui qui éructait ces mêmes théories ravageuses, dans les années 80, à qui voulait l’entendre…

Selon Médiapart, la définition de quotas discriminatoires – le chiffre de 30% aurait été proposé – se trame dans le plus grand secret dans le Saint des Saints, la Fédération française de football, faisant largement consensus, Laurent Blanc inclus : « plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale (DTN) (…)/ /de la Fédération française de football (FFF), dont le sélectionneur des Bleus en personne, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays ».

Le football français serait donc lui aussi en pleine dérive droitière, cédant à la tentation de barrer la route au multiculturalisme, en choisissant de détecter les talents en herbe sur les critères ethniques et culturels, et moins sur leurs aptitudes techniques.

Parmi les promoteurs de cette nouvelle politique sportive figure Laurent Blanc, au patronyme prédestiné, qui a déclaré lors d’une réunion interne : « Les Espagnols, ils disent “Nous, on n’a pas de problème. Des blacks, on n’en a pas”. », renchérissant « il faut “limiter” le nombre des joueurs français ayant une autre nationalité qui “partent jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines”. »

Selon Mediapart, cette discrimination, approuvée à l’unanimité, est déjà entrée en vigueur dans les centres de formation de Lyon et de Marseille, alors que Le nouveau directeur technique national, François Blaquart nie, de son côté, que le débat sur la formation puisse servir d’alibi à la suprématie de l’ethnicisation du football.

Pour ceux qui espéraient naïvement que le football pouvait porter haut les valeurs de la tolérance et du respect mutuels, loin des dérives et gauloiseries politiques indignes, l’investigation de Mediapart dévoile des bruits de couloirs qui briseront de bien cruelles illusions : « il n’est pas inhabituel d’entendre des responsables de la DNT parler des joueurs musulmans comme d’”islamistes”, de “gris” ou de sarrasins”.

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