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Mohammed et Nasseem, deux adolescents palestiniens témoignent de leur calvaire dans l’enfer concentrationnaire israélien

Mohammad, arrêté à 14 ans

#EnfancesBriséesPour protester contre les conditions de son isolement en prison, Mohammad a fait une grève de la faim.

Publié par Plateforme Palestine sur mercredi 4 mai 2016

 

Nassem, arrêté à 14 ans

#EnfancesbriséesManipulations et violences lors des interrogatoires, tout pour forcer les mineurs aux aveux.

Publié par Plateforme Palestine sur mercredi 27 avril 2016

Les témoignages bouleversants de Mohammed et Nasseem

Mohammed et Nasseem, ou le même récit effroyable de deux enfances palestiniennes brisées par la cruauté de l’armée d’occupation israélienne, du même calvaire vécu dans des centres de détention militaires où leurs droits sacrés ont été niés, bafoués et violés au mépris de toute morale et du droit international, du même traumatisme dont ils porteront longtemps les stigmates, à l’instar des 700 autres mineurs palestiniens qui, chaque année, sont interpellés de jour comme de nuit, et plus souvent à l’heure crépusculaire, arrachés à leur famille avec une brutalité inouïe, menottés, les yeux bandés, et jetés dans des geôles lugubres où ils subissent des sévices au-delà de l’imaginable, de l’humainement et du légalement tolérable. (voir vidéos ci-dessous).

Ces enfants foudroyés, outragés et sacrifiés sur l’autel d’une épuration ethnique mortifère et scandaleusement impunie, mais toujours debout et l’esprit de résistance chevillé au corps, ont forcé l’admiration du réalisateur Tone Anderson qui leur a consacré en 2012 un reportage, puissant et poignant, intitulé. « Quand les enfants sont de retour ».

J’ai découvert une énergie et un courage exceptionnels chez ces garçons et leur famille. J’ai été impressionné par leur force de caractère inébranlable, en dépit de leurs immenses traumatismes, par leur capacité à aller de l’avant et à ne jamais abandonner“, déclarait-il alors avec une émotion palpable, en révélant à la fin de son film des chiffres tragiquement édifiants : près de 7.500 mineurs palestiniens âgés entre 12 et 18 ans ont connu l’enfer carcéral israélien au cours des 11 dernières années pour des jets de pierre, ce crime punissable en vertu du droit militaire israélien jusqu’à 20 ans de prison.

Nous vous invitons, à cet égard, à lire ou à relire l’article « L’adolescence arrêtée : le développement interrompu des mineurs palestiniens en prison » signé Samah Jabr, la directrice du centre médico-psychiatrique de Ramallah, qui s’insurgeait notamment contre « la récente loi israélienne qui permet de faire condamner jusqu’à 20 années de prison les Palestiniens qui lancent des pierres, qui sont généralement des mineurs ».

La psychiatre, universitaire et auteure palestinienne engagée y mentionne également le rapport accablant de l’Unicef, paru en mars 2013, qui épinglait la « généralisation, systématisation et institutionnalisation des mauvais traitements infligés aux mineurs palestiniens détenus dans les centres de détention militaires israéliens. «  Il existe des rapports de circonstances dans lesquels des chiens ont été utilisés pour attaquer des enfants ; où des enfants et des adolescents ont été sexuellement violés ; et où des jeunes ont été forcés d’accomplir ou d’assister à des actes qui dégradent leurs symboles religieux », mettait au jour ce même rapport à faire froid dans le dos.

«90% de ces mineurs sont considérés avoir été exposés à des expériences traumatisantes, et 65 % d’entre eux ont développé des troubles psychiatriques », soulignait Samaj Jabr, en tentant de provoquer un sursaut politique et de conscience face à la léthargie coupable de la fameuse communauté internationale, aux yeux de laquelle il est des Apartheids plus défendables et supportables que d’autres…

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