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Gare de Lyon: Un homme handicapé humilié par 3 policiers (vidéo)

Soki Na lobi oh Bakekolo A lobaki? Bakekolo a bandi koloba? Ta Bakekolo témoin d'une brutalité policière à la Gare de Lyon . Aujourd'hui A mon retour de Paris ,je me suis retrouvé devant une fouille avec une brutalité inouïe à la Gare de Lyon .Je suis prêt de me porter témoin ,malgré les explications de l'intéressé les agents présent A cet effet l'ont obligé de se dénudé,le pauvre c'est retrouvé sans prothèse afin de prouver sa coopération aux yeux de la loi ,le monsieur a été malmené jusqu'à se mettre assis par terre sans ses vêtements, je tiens à ce que ceci soit connu par tout le monde et partager la vidéo au maximum ,et je comprend avec un peu de retard pourquoi la France ferme les jeux sur ce qui ce passe sur le génocide en Afrique …Ma question aux autorité en ce qui concerne la déontologie si ça dû changer entre temps dites nous comment se comporté dans le journal officiel à ce que nous puissions adapter nos comportements actuel qu'un individu peu afficher devant un agent de l'ordre…Partager au maximum ,l'intéressé m'a confirmé il va porté plainte .Ta Bakekolo

Publié par Jean-didier Bakekolo sur lundi 2 mai 2016

Une vidéo publiée sur Facebook et présentée comme faisant état d’une scène de “violence policière” devient virale depuis ce matin sur les réseaux sociaux. On y voit un homme handicapé assis sur un quai de gare, dévêtu, ses prothèses de jambes et ses affaires éparpillées autour de lui. Trois policiers l’entourent, lui rendent une partie de ses affaires puis s’en vont. Si la scène est choquante, la vidéo ne montre pas de bavure policière.

Initialement postée mardi 3 mai à minuit sur le mur Facebook de Jean-Didier Bakekolo, qui a filmé la scène, la vidéo a été vue près de 23 000 fois en à peine 24 heures. Sur d’autres comptes Facebook qui ont repris ces images, elles dépassent les 300 000 vues.

François Bayga est l’homme handicapé qui apparaît dans la vidéo. Il  raconte la scène, à France 24 telle qu’il l’a vécu.
C’était lundi, je cherchais le train pour rejoindre la gare du Nord. Sur le quai, trois policiers se sont dirigés vers moi. Ils m’ont demandé mes papiers alors j’ai enlevé mon sac à dos et je leur ai montré.

Mais je n’ai pas tous mes papiers, je vis en France mais ma demande de papiers est encore en attente à la préfecture. Je leur ai dit, ils m’ont alors répondu que je n’avais rien à faire dans la gare. Je leur ai donné mon téléphone, ma carte AME [aide médicale d’État, NDLR] et ma carte d’inscription à mon club de rugby en fauteuil roulant. Ils m’ont demandé mon lieu de résidence, je leur ai dit que j’étais dans un centre d’hébergement. Ils m’ont demandé où j’avais eu mon téléphone, m’accusant de l’avoir volé. J’ai commencé à m’énerver, je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient.

J’ai été plaqué contre le mur et tandis que je me débattais l’un des policiers me tirait la jambe. Il voulait savoir ce que j’avais sur moi, je leur ai dit plusieurs fois “ce sont des prothèses”. Ils ont insisté pour me fouiller. J’ai alors tout enlevé. Je me suis assis par terre pour leur montrer qu’ils avaient eu ce qu’ils voulaient.

L’homme qui filmait me faisait des signes pour que je me calme, pour ne pas aggraver la situation. Les policiers m’ont rendu mes affaires puis ils sont partis. Heureusement qu’il y avait des témoins pour m’aider sinon la police m’aurait laissé planté là, c’est ça le pire. Un passant m’a aidé à remettre mes affaires sur moi. Je me suis senti complètement humilié.

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