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Maroc : l’agression fatale de Kamal Hussaini, militant du mouvement du 20 février

C’est un coup de poignard bien étrange qui a mortellement frappé Kamal Hussaini, jeudi dernier, dans la ville d’Aït Bouayach, au Maroc, endeuillant les rangs de l’emblématique mouvement du 20 février, par qui la clameur contestataire marocaine en faveur de la liberté et de la démocratie a pu, à son tour, monter, résonner et galvaniser tout un peuple.

Ce diplômé victime, parmi des milliers d’autres, d’un chômage endémique, avait choisi la voie du militantisme pour être acteur d’un avenir placé sous le signe des réformes impérieuses, au sein de l’association des diplômés demandeurs d’emploi de sa région.

Son assassinat a été perpétré par un jeune homme, qui portait l’arme du crime encore sur lui lorsqu’il fut arrêté par la gendarmerie royale, après avoir tenté de fuir. Placé en garde à vue, et sur le point d’être déféré devant le procureur du Roi, le suspect justifie son geste irréparable en assurant avoir été menacé à maintes reprises par Kamal Hussaini. Un coup de folie pour se faire justice soi-même, en quelque sorte…

Inhumé vendredi au cimetière de Bouâyache, Kamal Hussaini participait, quelques jours avant son agression fatale, à un sit-in de deux heures devant le siège de la Bourse des Valeurs de Casablanca.

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