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Mali : la prise d’otages dans un grand hôtel de Bamako est toujours en cours

Une semaine, jour pour jour, après les attentats meurtriers qui ont endeuillé Paris, le Mali est frappé à son tour par une attaque terroriste. Environ 30 otages ont été libérés sur les 170 personnes retenues par six hommes lourdement armés, depuis 7h ce matin, au grand hôtel Radisson de Bamako, a annoncé la télévision publique malienne ORTM, qui évoque un "commando islamiste". Au moins trois personnes ont été tuées, selon un bilan provisoire.

L'armée a mis en place un périmètre de sécurité autour de cet établissement. C'est dans cet hôtel, très prisé de la clientèle internationale, que descendent habituellement les officiels occidentaux de passage au Mali, dont de nombreux Français. Les 12 membres du personnel d'Air France, qui y résidaient, ont été exfiltrés et sont à présent en sécurité. Une section d'intervention du GIGN, composée d’une quarantaine de gendarmes, a été depêchée sur place.

Le président Hollande a demandé, lors de son allocution solennelle prononcée en marge d’une réunion sur la COP21, à ce que les Français séjournant dans des pays "sensibles" prennent " leurs précautions", tout en conseillant à ceux se trouvant au Mali de contacter l'ambassade "pour être protégés". "Je demande à nos ressortissants dans des pays sensibles de prendre leurs précautions", a-t-il  recommandé, en assurant que "la France fera en sorte, avec ses moyens sur place, d'obtenir la libération des otages au Mali".

Pour rappel, le 7 mars dernier, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type commise dans la capitale du Mali. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. 

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays. 


 

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