in

L’islamophobie touche également les hommes

Si une majorité des victimes des cas d’islamophobie que nous recensons sont des femmes (entre 70 et 80 %), des hommes nous contactent également pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent.

La barbe est en effet devenue un nouvel élément de crispation pour certains employeurs. Récemment une personne souhaitant effectuer une formation dans un centre à Marseille se l’est vue refuser : on lui affirme de but en blanc qu’il doit se raser car la barbe est un signe ostentatoire.

Le marais serait-il alors un quartier plein de musulmans à la barbe "ostentatoire" ?

  • L'apparence prévaudrait sur les compétences

Autre cas, un jeune musulman de 26 ans passe un entretien pour un CAP pressing destiné aux demandeurs d’emploi. Son parcours d’études, son expérience, la précision de son projet professionnel et ses motivations font de lui un candidat approprié.

Seulement durant une très grande partie de l’entretien, ce ne sont pas les qualités professionnelles qui retiendront l’attention de l’évaluatrice, mais la barbe du jeune homme. Celle-ci lui demande d’ailleurs s’il serait prêt à la raccourcir ou à la tailler pour accéder à la formation.

Celui-ci répond que non et il ne voit pas en quoi sa barbe gênerait dans l’exercice de ses fonctions; il a déjà travaillé avec de gros clients ainsi et ces derniers ont été satisfaits de son travail. L’évaluatrice, en toute mauvaise foi, argue que sa barbe pourrait le mettre en danger par rapport aux machines, et finit par conclure que son apparence ne conviendrait pas pour trouver un stage en entreprise, ainsi que pour se présenter à la clientéle. En somme, que la réponse à sa candidature serait à priori négative.

La discrimination à l’embauche basée sur l’apparence d’un candidat est un phénomène bien connu en France, et pourtant peu de solutions sont initiées, par l'État, pour lutter contre le problème. Les entreprises gagnent-elles à se priver de personnes compétentes seulement parce que leur “faciès” ne leur sied pas ? Évidemment que non

Le CCIF 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Maroc ne criminalisera pas le viol conjugal

Elections Tunisie : victoire du parti Nidaa Tounès, recul d’Ennahda