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L’ex-patron du contre-espionnage israélien dénonce les mensonges de Netanyahu

Quand la contradiction se fait israélienne, et qu’elle parvient à s’élever au-dessus du mur de la honte, sa tonalité dissonante qui rompt l’harmonie de la «seule démocratie du Proche-Orient» fait tendre l’oreille, non sans une certaine jubilation.

Pourfendeur du gouvernement de Netanyahu, Yuval Diskin, l’ancien chef du Shin Beth, le service de contre-espionnage israélien, a enfourché son destrier pour contrecarrer une vaste manipulation d’Etat, qui leurre l’opinion éhontément et constamment, sur le programme nucléaire iranien, mais aussi sur le processus de paix, mille fois torpillé, avec les Palestiniens.

Le désaveu cinglant de Yuval Diskin fait écho à celui de Meir Dagan, son homologue du Mossad, tous deux n’ayant pas de mots assez forts pour démystifier la dictature intellectuelle du mensonge d’Etat.  

Face à des retraités réunis dans un restaurant, l’ex-patron du Shin Beth s’est employé, vendredi dernier, à éveiller les consciences : "Je n’ai aucune confiance dans la direction actuelle, qui nous conduira vers un événement de l’ampleur d’une guerre contre l’Iran ou une guerre régionale" a-t-il lancé à la cantonade, avant de poursuivre : "Ils racontent que si Israël prend l’initiative, l’Iran n’aura jamais la bombe nucléaire. C’est faux. En fait, de nombreux experts disent qu’une agression israélienne accélérerait la course à l’armement nucléaire iranien" a relaté le quotidien Haaretz.

Le rouleau compresseur de l’Etat hébreu ne se contente pas de raser des villages palestiniens, il procède aussi au lavage de cerveaux de ses propres concitoyens pour parachever son dessein hégémonique :  "Oubliez tout ce qu’ils vous racontent sur Abu Mazen [Mahmoud Abbas, le président palestinien] qui ne veut pas négocier. Ce sont eux qui ne veulent pas négocier avec les Palestiniens parce que ce gouvernement n’a aucune envie de parler aux Palestiniens. J’étais un poste il y a encore un an, j’étais bien placé pour savoir ce qui se passe", a renchéri Yuval Diskin.

Immense couac sonore dans la symphonie démocratique israélienne qui endort le monde, la parole de Yuval Diskin aura-t-elle une résonance interne, alors que déjà, et sans surprise, elle est discréditée, avant  d'être muselée, par les virtuoses de la duplicité que sont Benjamin Netanyahu et Ehud Barak, son ministre de la Défense ?

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