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L’engouement planétaire pour la Journée mondiale du Hijab est au beau fixe

Pour sa troisième édition consécutive, le succès a été de nouveau au rendez-vous de la Journée mondiale du Hijab, cet événement créateur de liens sous des voiles qui siéent à toutes les femmes, et initié par la New Yorkaise Nazma Khan dont l’idée de génie n’en finit pas de faire des étincelles sur les cinq continents.

L’engouement ne faiblit pas autour de cette journée unique et rassembleuse par-delà les différences, dédiée à un couvre-chef paré de vertus et que de pernicieux calculs politiciens ont travesti en épouvantail de l’Occident, à l’image de ce 1er février 2015, où la mobilisation de femmes non-musulmanes en faveur de la défense du droit de leurs congénères à porter le hijab a été spontanée, fraternelle et massive dans plus de 116 pays.

Cette année, Nazma Khan caressait l'espoir que près de 10 millions de femmes formeraient cette immense chaîne de la tolérance et de la solidarité féminine. Un pari ambitieux qui a été relevé haut la main si l’on en juge par les milliers de têtes voilées qui ont défilé dans les rues de par le monde, mais aussi pris la pose pour composer la mosaïque de portraits sur #WorldHijabDay, sans omettre les nombreux messages de soutien qui, une fois n’est pas coutume, ont imprégné de leur chaleur les pages Facebook et le compte Twitter de l’opération. 

"Mon soutien va à toutes les femmes courageuses qui portent le hijab. Love de Brunswick ! Et je souhaite une belle journée à cette formidable opération !", telle fut la tonalité générale de la déferlante de tweets en provenance des quatre coins du globe, parmi lesquels celui posté par le penseur égyptien, Fadel Soliman, a rendu un vibrant hommage à ces femmes que l'on ne connaît que par la déshumanisation qui les frappe : "Les femmes musulmanes voilées prouvent magnifiquement que les femmes peuvent être courageuses et belles profondément à l'intérieur."  Un twittos « Truthcaller » insistait, quant à lui, sur le fait que le "Hijab ne couvre pas les faiblesses d'une femme, mais affiche plutôt le lien puissant basé sur l'amour d'Allah." 

Dans le sérail politique, certaines élues de la nation ont décidé de joindre le geste à la parole, à l’instar de Melissa Blake, la mairesse de Wood Buffalo, une localité de l’Alberta, au Canada, qui n’a pas hésité à enfiler un hijab et à poster sa photo sur les réseaux sociaux, la tête ainsi couverte pour la bonne cause, accompagnée d’un très chaleureux « Merci ! ».

La mairesse de Wood Buffalo

En Suède, au Danemark et en Allemagne, la Journée du Hijab fait toujours plus d’émules, comme en ont témoigné les commentaires enthousiastes de Marieke, une jeune allemande dont le visage rayonnait sous un hijab arboré pour la première fois de sa vie : "Je ne suis pas musulmane, mais je soutiens à fond la Journée mondiale du hijab! C’est très beau un voile, et j’ai tellement de respect pour toutes les femmes qui le portent", et d'une Danoise, Freja Lindberg, qui s'est fait l’ardente avocate de la liberté fondamentale de se voiler : "Se couvrir la tête est un droit essentiel et c’est un choix personnel qui doit être libre ! Je ne suis pas musulmane, je suis athée, mais je soutiens les valeurs attachées au hijab et les femmes qui le portent !."

Force est de constater qu'en dépit des violents soubresauts nationalistes, néo-fascistes et islamophobes qui agitent nos sociétés, la Journée mondiale du Hijab fait florès, comme un joli pied de nez adressé aux artisans des peurs et à leurs sombres desseins…

 

 

 

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