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Le CSA impute à Wiam Berhouma un militantisme qu’elle a toujours nié

Elle restera dans les annales de la télévision, et notamment de France 2, comme la citoyenne française de confession musulmane, professeur d’anglais de son état, qui a osé dire en direct, et sans se démonter, ses quatre vérités au philosophe intouchable, le désormais « Immortel » Alain Finkielkraut, habitué à ce que l’on écoute ses oracles et autres diatribes islamophobes religieusement, Wiam Berhouma, qui a payé le prix fort de sa prestation courageuse et retentissante, a eu beau nier tout engagement militant, rien n’y fait, ce grief continue de la poursuivre. 

Ce reproche lui est fait aujourd’hui indirectement par le CSA, sans en spécifier la nature, ni le mouvement présumé auquel elle appartiendrait, à la suite de son assemblée plénière du 17 février. Cet aréopage de sages a en effet publié, mercredi 13 avril, un communiqué officiel à l’attention de France Télévisions. Voici en substance la critique et l’avertissement qui en ressortent et ont été adressés aux responsables du service public de l’audiovisuel : « Le CSA a été alerté par un très grand nombre de téléspectateurs au sujet d’une intervention dans l’émission Des paroles et des actes, diffusée sur France 2 le 21 janvier 2016, au cours de laquelle une personne a interpellé l’un des invités. Les plaignants regrettaient que le parcours militant de l’intervenante n’ait pas été porté à la connaissance du public lors de cette séquence ». « En conséquence, le CSA a demandé aux responsables de France Télévisions de veiller à respecter, à l’avenir, leurs obligations en matière de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information, prévues à l’article 35 de son cahier des charges ». 

Quand bien même aurait-elle été militante, la belle affaire ! N’avait-elle pas face à elle, un ardent partisan pro-israélien doublé d’un grand pourfendeur de l’islam qui s’en défend, passé maître dans l’art d’exacerber les peurs irrationnelles et de stigmatiser les banlieues avec une grandiloquence pleine de sophismes ?

Par ailleurs, le militantisme est-il dorénavant proscrit sur les plateaux de télévision, ou alors seulement celui qui dérange et que l’on a imputé immédiatement à Wiam Berhouma pour mieux discréditer sa parole et en faire une citoyenne sujette à caution ?

Vert de rage, ce qui est parfaitement raccord avec son nouvel habit vert d’académicien, Alain Finkielkraut n’aime rien moins que le débat contradictoire, surtout quand il démystifie sa propre tyrannie intellectuelle, et ne décolère pas depuis cette fameuse émission  « Des Paroles et des Actes » du 21 janvier 2016, si peu flatteuse pour son mythe et son ego…

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