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Le CNT exige l’extradition des Kadhafi réfugiés en Algérie

Retranchée en Algérie qui lui a accordé un asile humanitaire fin août, après la prise de Tripoli, la famille de feu Mouammar Kadhafi, composée de sa femme, de deux de ses fils, et de sa fille Aïcha, est attendue de pied en ferme en Libye.

Cet appel lancé aux autorités algériennes pour qu’elles extradent les réfugiés d’une famille aujourd’hui démembrée, résonne comme une sommation dans la bouche de Mahmoud Jibril, chef du comité exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT).

Ayant fait la sourde oreille jusqu’à ce jour, les relations entre l’Algérie et les nouveaux leaders de la Libye n’étant pas au beau fixe, le gouvernement de Bouteflika s’apprêtait à voir débarquer une délégation du CNT à Alger, mais le décès de Kadhafi est passé par là et a ajourné cette rencontre au sommet.

Traqués sans relâche, Safia, son épouse, Aïcha sa fille, Hannibal et Mohammed, ses fils, accompagnés de leurs enfants, ont franchi la frontière algérienne le 29 août. Aïcha Kadhafi, réduite au silence après avoir appelé au soulèvement contre le CNT par le canal d’Al-Raï (une chaîne syrienne, soutien indéfectible de Kadhafi), a accouché dans une ville frontière.

Quant aux autres rejetons du colonel, Saadi a fui au Niger, aux côtés de plusieurs généraux de l’ancien régime, notamment du chef de la brigade de sécurité, le CNT affirmant que le sixième fils de Kadhafi, Khamis, a péri dans les combats dans le sud-est de Tripoli le 29 août, une information corroborée par la chaîne de télévision Al-Raï. Les officiels du CNT ont par ailleurs officialisé le décès de Mouatassim, jeudi à Syrte, tandis que le dauphin du Guide libyen, Seïf al-Islam, docteur en philosophie, demeurerait pour l’heure insaisissable, restant le dernier du clan.

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