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L’Australie nomme sa première magistrate musulmane et voilée

Elle vient d’entrer par la grande porte dans les annales de la justice australienne, Urfa Masood, cette passionnée de droit d’origine skri lankaise qui fut une étudiante studieuse sur les bancs de l’université où elle se spécialisa dans le droit de la famille, avant de dispenser des cours magistraux dans les amphithéâtres, est la première femme musulmane à être nommée magistrate dans l’Etat de Victoria.

Sous son voile auquel elle n’a jamais renoncé et qui n’en a pas fait une paria dans cet îlot du multiculturalisme, aux paysages aussi variés que l’est sa population, la jeune femme, promise à de hautes destinées et promue à de hautes fonctions, peut se targuer d’un itinéraire qui symbolise de la plus belle manière qui soit la méritocratie de l’autre bout du monde.

C’est par la voix élogieuse du procureur général Martin Pakula que la professeure de droit pénal de la famille a été officiellement intronisée mardi matin, ce dernier la félicitant chaudement pour ses compétences et ses précieuses contributions en la matière, qui l’ont imposée comme la juge idéale et la femme de la situation.

"Mme Masood possède une grande expérience en droit pénal, protection de l'enfance et de la famille, qui a été renforcée par son travail accompli au sein du service juridique autochtone de Victoria. Cela se révélera extrêmement précieux dans le cadre de ses hautes fonctions de magistrat", a-t-il déclaré, tandis que Annette Vickery, directrice générale adjointe du service juridique autochtone, se réjouissait de la nomination d’une magistrate très qualifiée et aguerrie, ayant une réelle compréhension des enjeux cruciaux auxquels sont confrontées les communautés locales.

Outre la grande première que représente sa promotion, l’irrésistible ascension dans les prétoires de Urfa Masood en dit long sur la tolérance qui anime la lointaine Australie, là où revêtir le hijab n’est ni rédhibitoire, ni criminalisé, et n’assigne pas à résidence les citoyennes qui l’arborent, suspectées, sous d'autres latitudes plus familières, au mieux d'être asservies, au pire d'être des pasionarias de l'islamisme…

  

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