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L’Arabie saoudite amorce un retour à la vie normale. Elle rouvre ses mosquées et lève les couvre-feux

Si la peur du Coronavirus, tel un immense frisson parcourant le monde, s’est ancrée dans l’inconscient collectif de tous les peuples, l’annonce de l’assouplissement de mesures sécuritaires drastiques procure la même sensation de soulagement, voire de délivrance, en Orient comme en Occident.
N’ayant été épargnée ni par la peur contagieuse, ni par la contagiosité du virus sans frontières, l’Arabie saoudite qui, à ce jour, déplore 411 décès et 76 726 cas confirmés de contamination sur son sol, a pris mardi une décision qui a fait l’effet d’une véritable bouffée d’oxygène en Terre sainte, et à travers tout le royaume.
Bien que tout danger ne soit pas écarté, les autorités saoudiennes ont toutefois consenti, dès le 31 mai, à ce que les portes de toutes les mosquées s’ouvrent à nouveau afin que les plus belles invocations tirées du Saint Coran puissent y résonner, exception faite de La Mecque qui devra encore patienter jusqu’au 21 juin.

REUTERS / Ahmed Yosri

Tout en exhortant à redoubler de vigilance et à ne faire pas d’entorse préjudiciable aux consignes sanitaires toujours en vigueur, et même plus que jamais, elles se sont également prononcées en faveur de la levée des couvre-feux qui avaient été instaurés dans les cités phares, à partir du 21 juin, ainsi que de l’interdiction de voyager sur le territoire national. Seule la suspension des vols internationaux est maintenue, jusqu’à nouvel ordre.
La prochaine reprise du travail, dans les secteurs public et privé, s’inscrit dans cette volonté politique de favoriser un retour progressif à une vie normale, tout en ayant pleinement conscience que le redoutable Covid-19, loin d’avoir disparu à tout jamais, plane encore sur le royaume du désert comme une épée de Damoclès.
Et c’est pour mieux éviter que cette épée allégorique ne s’abatte réellement, et implacablement, sur les hauts lieux saints de l’islam et sur ses millions de fidèles, issus des cinq continents, que le Hajj et la Omra, les deux plus impressionnants pèlerinages au monde, restent pour l’heure suspendus.

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Commentaires

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    • Oui ,c’est la face cachée de la Mecque où les Mécquois ont été marginalisées par les Al Saoud, appauvris,,dépossédés de leurs terres, pour construire des building,et repoussés vers les montagnes. Le contact des habitants de la Mecque profonde avec les pèlerins est proscrite et la visite de cette Mecque profonde ne peut se faire que clandestinement que clandestine…Et le plus grand malheur de la Mecque est que tous les vestiges historiques ont été détruits par les Al saoud.La Mecque historique ne subsiste plus que dans les mémoires et les archives ,des Mécquois, qu’ils gardent jalousement.

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