A l’approche de la célébration du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre, chaque pays s’emploie à agiter la menace islamiste en ayant recours à une calculatrice pour dénombrer le nombre de terroristes tapis dans l’ombre, prêts à se faire exploser leur tronche de barbus, avec une bombe dissimulée sous leur turban, et actionnée à partir d’un fils placé dans leur babouches. Des menaces d’attentats pour mieux faire oublier la méga-crise économique et financière qui menace surtout de faire exploser l’euro.
Cette rhétorique anxiogène est utilisée par le ministre allemand de l’Intérieur Hans-Peter Friedrich qui a déclaré au journal Bild . “Nous avons presque mille personnes que l’on pourrait décrire comme de possible terroristes islamistes”Parmi ces mille personnes, 128 seraient considérées comme “dangereuses” et pourraient commettre des actes allant jusqu’à l’attentat”.

