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La raison du plus fort

 Les assourdissantes déflagrations des bombardements américains sur l’Afghanistan depuis cinq semaines relèguent nécessairement au second plan des évolutions certes moins bruyantes, mais tout aussi significatives quant à leurs implications à long terme sur la perception de l’occident et notamment de l’Amérique par les peuples musulmans du monde entier.
Certes la crise actuelle comporte des invariants dont le meilleur exemple est fourni par la politique américaine de la canonnière, reliftée -progrès technologique oblige- en politique du B 52, du missile
Tomahawk ou Cruise et de la bombe à fragmentation. Chacun se souvient au demeurant de l’inquiétant recours discrétionnaire à la force contre la Libye , l’Irak, la Somalie, le Soudan…pour n’évoquer que les exemples récents au sein du monde arabo-musulman, avec lequel Etats-Unis d’Amérique affirment à l’envi ne pas être en guerre.

Ce qui est nouveau en revanche, c’est qu’à l’occasion de cette crise, les autorités religieuses musulmanes ont clairement pris leurs distances à l’égard de l’intervention américaine et refusé d’apporter une caution islamique à l’utilisation arbitraire d’une force de frappe ultramoderne contre un pays du tiers-monde, dont le peuple est l’un des plus pauvres, des plus démunis et des plus déshérités qui soient.

Qui plus est, ce désaveu transcende les clivages religieux traditionnels au sein de la communauté musulmane, pour émaner des autorités tant sunnites que chiites comme le montreront les positions prises par Muhammad Sayyed Tantawi recteur de la prestigieuse université d’Al-Azhar , le cheikh Hammoud al-Aqlaa ash-Shuaibi ,ex-directeur du département de théologie à l’Université de l’Imam Ibn Seoud, en Arabie Saoudite, le cheikh Youssouf al-Qaradawi, prédicateur de renom, et Makarim as-Shirazi grand ayatollah de l’islam chiite.

On donnera tout d’abord la parole aux autorités religieuses précitées (A) dont on analysera les suggestions face à la crise(B) avant d’étudier l’accueil que l’Amérique a cru bon de leur réserver(C).

A. Les autorités musulmanes se démarquent.

I. Muhammad Sayyed Tantawi recteur d’Al-Azhar, la prestigieuse et millénaire université musulmane.

Dès le 17 septembre, la position du recteur, qui sera reprise le 24 septembre dans une fatwa en bonne et due forme, est la suivante :

 – les attentats sont contraires à l’islam, lequel prescrit dit-il « la bonne entente entre les peuples, à l’effet de préserver la vie humaine, sans acception de croyance, de sexe, de race ou de fortune ».
-les attaques à New-York et Washington constituent bien une agression caractérisée à l’encontre des Etats-Unis.
-la légitimité de la rétorsion contre les agresseurs ne saurait être mise en doute.
-la priorité doit être donnée à la recherche des auteurs de l’attaque, conformément à la loi islamique, ce qui suppose que l’enquête soit menée à son terme car dit-il « L’islam prescrit que la sanction du crime sera appliquée à l’encontre de celui dont il aura été établi qu’il en est bien l’auteur ».
– à défaut, il est formellement interdit à tout Etat arabe ou musulman de participer à une alliance destinée à agresser un individu ou à attaquer un pays dont l’implication dans les attentats ne serait pas clairement établie. Il serait« inconcevable, dit-il, au regard de la raison, de la religion et de la loi internationale, qu’on accusât un peuple ou une collectivité sans que fût établie sa culpabilité … ».Hors souligne-t-il les autorités fédérales reconnaissent elles-mêmes n’être pas en possession de preuves établissant formellement l’implication de Ben Laden (1) ou de l’Afghanistan…

Avant de donner la parole au Cheikh Hammoud al-Aqlaa, on relèvera que le recteur d’Al-Azhar prend le soin de rejeter par avance toute confusion éventuelle entre terrorisme et résistance armée à l’occupation étrangère…(2)

II. Fatwa du cheikh Hammoud al-Aqlaa ash-Shuaibi, ex-directeur du département de théologie de l’Université de l’Imam Ibn Seoud ,en Arabie saoudite.

  •  le cheikh invite les musulmans à porter assistance au gouvernement taliban dans l’éventualité d’une agression américaine.

    il émet dans un tel cas de figure des réserves circonstanciées à l’encontre de toute collaboration du Pakistan avec les américains, collaboration dont il craint quelle ne leur permette de localiser les installations nucléaires pakistanaises, prélude à une frappe israélienne identique à celle dont le réacteur nucléaire irakien a été l’objet. Il déclare sans ambages à ce sujet qu « il n’est conforme ni à la sagesse, ni à l’expérience ni à une saine politique de laisser les Américains aller et venir à leur guise dans l’espace aérien et le territoire pakistanais ». les Américains sont les « ennemis de l’islam et des musulmans » comme le prouvent les agressions perpétrées à l’encontre du Soudan, de l’Irak et de l’Afghanistan et leur complicité active dans la dépossession dont le peuple palestinien est la victime. Quand on lui pose la question de savoir si une telle attitude ne serait pas contraire aux traités liant les Etats musulmans à l’Amérique, il répond : « Comment se fait-il que les Etats-Unis ne respectent ni engagements ni traités ?Pourquoi ne mettent-ils pas un terme à leurs agressions et à leurs méfaits à l’encontre de nombre de peuples musulmans ?Les engagements et les traités ne lient leurs signataires que pour autant qu’ils les respectent »(Source :www.aljazeera.net,le17/9/2001).

    III.Youssouf al-Qaradawi :

    De son côté, le cheikh Youssouf al-Qaradawi précise après avoir condamné les attentats perpétrés aux Etats-Unis :

  •  la religion musulmane prescrit la nécessité d’intervenir au profit d’un pays dont les droits seraient bafoués.
  •  l’interdiction formelle de toute collaboration avec une puissance tierce à l’encontre d’un Etat musulman
  •  la nécessité pour les Etats musulmans de s’assurer de la réalité de l’implication afghane dans les attaques dont le territoire américain a été l’objet, avant d’envisager quelque participation que ce soit à une coalition internationale.

    Il est impératif que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de ces attaques : « Je demande -déclare le prédicateur- l’internationalisation de l’enquête…dans la mesure ou l’Amérique veut internationaliser le conflit et monter une coalition internationale à l’effet de faire la guerre contre l’Afghanistan et les Talibans… » .(Cf l’émission « Al-Shariatu wa l-Hayat,le 16/10/2001.www.aljazeera.net).

  •  la proclamation du jihad par l’Afghanistan contre toute attaque lancée à son encontre par les Etats-Unis et leurs satellites est légitime :
    « Le jihad est déclaré à présent en Afghanistan, lequel se défend contre des agresseurs qui le frappent d’Est en Ouest, du Nord au Sud .Ce jihad a pour objet la résistance et non l’expansion…aussi échoit-il à son peuple et à tous ceux qui peuvent y prendre part  »…(idem).

    IV. Le grand ayatollah Nasser Makarim ash-Shirazi :

    L’une des grandes autorités religieuses de l’islam chiite, qualifie de crime et de terrorisme les attaques perpétrées sur la sol américain, crime qui ne saurait justifier la perpétration d’un autre , à l’encontre cette fois-ci de l’Afghanistan et de son peuple auquel cas précise-t-il les musulmans ne sauraient demeurer inactifs.

    Il refuse toute agression unilatérale des Etats-Unis contre l’Afghanistan au prétexte d’une prétendue lutte contre le terrorisme, laquelle ne peut s’envisager que sous l’égide des Nations-Unies et du Conseil de sécurité.

    Il met en garde contre toute riposte émotive, hâtive, prématurée et insuffisamment réfléchie, laquelle constituerait un dangereux précédent en ce début de siècle. Il convient bien au contraire de poursuivre les auteurs des attentats et de les traduire en justice conformément à la loi internationale :

    « J’estime qu’il s’agit là ,dit le grand ayatollah à propos du terrorisme, d’une question très sensible et particulièrement importante. Le monde entier en souffre sous une forme ou sous une autre. Aussi la traiter de façon rationnelle constituerait-il un changement positif pour l’ensemble de l’humanité. En d’autres termes, cela permettrait qu’il n’y eût plus de problème qui portât le terrorisme pour nom. Le traiter autrement constituerait une véritable catastrophe pour l’ensemble de la communauté internationale et pour le monde musulman. Celui-ci devrait alors faire face à davantage de terrorisme ,parce-que les ennemis de l’islam veulent à toute force en faire porter la responsabilité aux musulmans, et assouvir leur soif de vengeance. De ce fait les musulmans doivent faire preuve d’une particulière vigilance et s’unir face à cette exploitation de l’événement. Ils ne doivent pas permettre qu’on leur impute les actes d’un groupe terroriste afin d’en tirer prétexte pour menacer un Etat musulman quel qu’il soit ,et faire couler le sang des innocents… » (cf l’interview du grand ayatollah réalisée à Qom par le journaliste Ghassan Ben Geddou le 2octobre 2001 ).

    B. Des propositions censées et susceptibles de garantir l’avenir des relations entre des peuples qui doivent vivre ensemble.

    Les autorités spirituelles du monde musulman ont émis des suggestions qui, pour peu qu’elles soient bien comprises , apparaissent équilibrées, empreintes de bon sens, de rationalité et de mesure. D’ailleurs on aurait tort de croire qu’il s’agit d’une simple posture de leur part, parce que les victimes seraient américaines. D’abord parce que des musulmans figurent parmi les victimes des attentats du World Trade Center. Ensuite parce que ces autorités font preuve d’une modération et d’une pondération identiques quand elles traitent de questions aussi sensibles au cœur des musulmans que la Palestine par exemple.

    Au total, on retiendra qu’elles n’ont pas hésité à qualifier les attentats , à proposer une réponse acceptable tant pour les Etats-Unis que pour le reste du monde sociétés arabo-musulmanes comprises. Les positions qu’elles ont exprimées s’analysent in fine de la façon suivante :

    1. les attentats perpétrés sur le territoire américain sont des actes terroristes contraires à la lettre et à l’esprit de la religion musulmane. En frappant des populations civiles , ils ont disqualifié de facto leurs auteurs.

    2. Ceux-ci doivent être formellement identifiés, poursuivis, jugés et condamnés en conséquence.

    3. Pour se faire, la crise actuelle doit être traitée dans le cadre des Nations-Unies et du Conseil de
    sécurité et en conformité avec le droit international…(3)

    4. Les impératifs immédiats de la lutte contre le terrorisme ne sauraient faire oublier les racines susceptibles de lui donner naissance et de l’alimenter. De ce point de vue, il est urgent d’aboutir à une paix juste au Moyen-Orient, et en particulier en Palestine, ou les souffrances , les agressions, les brutalités, les assassinats , les crimes de guerre, les massacres et les atrocités quotidiennes dont le peuple palestinien est la victime sacrificielle sous les regards empreints d’une stupéfiante et benoîte équanimité de la communauté internationale, tandis que les jours, les mois, les années et les décennies passent…constituent une plaie toujours à vif, au plus profond de la conscience musulmane et humaine. Ce fait rend compte de la tonalité parfois désapprobatrice de positions prises à l’encontre de l’action américaine, dont la perception est brouillée par la détérioration continue de la situation en Palestine.

    Au contraire tout unilatéralisme qui instrumentaliserait les attentats pour mener arbitrairement une guerre d’agression à l’encontre d’un état musulman à des fins fort éloignées des objectifs annoncés doit être dénoncé pour ce qu’il est. Les états arabo-musulmans ne sauraient s’y associer Bien plus, le jihad à l’effet de défendre l’Afghanistan et son peuple, et de repousser l’agresseur deviendrait légitime.

    C. La réponse américaine : la raison du plus fort…

    On le voit à la lecture de ce qui précède, l’islam tel qu’il s’est exprimé par des voix qui comptent parmi les plus prestigieuses et les plus influentes, est fort éloigné des procès en extrémisme et en obscurantisme qu’on lui intente souvent. Or cet islam quelle réponse va-t-on lui donner ?Quels signaux lui seront-ils envoyés ?Qu’est-il donné aux peuples musulmans de voir ou devrait-on dire de revoir ?

  •  Les propositions émises par les représentants attitrés de leur religion sont superbement ignorées…
  •  En revanche, on leur offre en direct l’ahurissant spectacle d’un Afghanistan soumis à de violents bombardements depuis maintenant six semaines, agrémenté de l’odieux recours à des armes dont la sophistication le dispute au caractère inhumain et contraire au droit international, armes qui sont les nouveaux instruments guerriers d’une « justice absolue »proclamée urbi et orbi, tandis que près de deux mille civils sont tout aussi « absolument » passés par pertes et profits des dommages collatéraux de frappes toujours aussi chirurgicales, le tout sans qu’aucune preuve formelle ne soit apportée sur l’éventuelle implication d’al-Qaida ou de son chef , et à fortiori de l’Afghanistan et de sa population. Des villages entiers sont rasés, les demeures familiales de torchis soufflées. Ici un père effondré pleure son fils et sa bru dont on venait de célébrer le mariage ; là, un miraculé des bombardements enterre tous les membres de sa famille, l’un après l’autre, avant de prendre les armes et de rejoindre les troupes de l’émirat afghan.
  •  On donne aussi à voir aux musulmans le dantesque et surréaliste exode de millions de civils innocents, spectres hallucinés errant de-ci de-là , jetés sur des sentiers muletiers poudreux et gelés , à l’orée du redoutable hiver afghan, tandis que s’agglutinent dans d’improbables camps de toile disséminés aux frontières du pays, des centaines de milliers d’épaves titubantes et hébétées, pauvres hères harassés, affamés et épuisés ,gavés de bombardements et de scènes d’horreur, otages involontaires d’une guerre dont les véritables enjeux les ignorent et les dépassent.

    Qui plus est, les déclarations des responsables américains donnent l’impression aux peuples musulmans que la « péripétie » afghane ne forme que le prélude, le « pilote » d’une mauvaise série destinée à s’éterniser. Qu’on en juge :

  •  on s’aperçoit qu’aucune définition claire et contraignante du terrorisme n’est fournie, mais que d’ores et déjà, nombre d’organisations musulmanes(cf le Hezbollah, le Hamas…) en particulier celles qui luttent contre l’occupant israélien (honni soit qui mal y pense) sont déclarées terroristes du jour au lendemain par l’administration américaine et le gouvernement anglais tandis que leurs avoirs sont saisis.
  •  la liberté de la presse, joyaux des pays démocratiques n’est pas épargnée, puisque le gouvernement américain est convenu avec le principaux médias d’éviter de montrer à ses concitoyens, les images des blessés et des morts, dont la vision est désormais réputée instrument de la propagande terroriste …Quant à la télévision de langue arabe al-Jazeera, vantée pour sa qualité et sa déontologie et dont les médias occidentaux remarquaient avant le 11 septembre combien sa liberté de ton tranchait avantageusement avec l’habituelle langue de bois des médias arabes, la voici vitupérée et vilipendée, taxée de « télévision de Ben Laden »(sic) pour la raison qu’elle n’accepte pas docilement de voir sa ligne éditoriale réquisitionnée pour les besoins médiatiques du conflit. Qu’à cela ne tienne puisqu’aux dernières nouvelles, il lui faut semble-t-il soumettre aux services américains toute cassette de l’organisation al-Qaida préalablement à sa diffusion à l’antenne.
  •  quant au ministre afghan des Affaires Etrangères ,Abdoussalam Daif, dont les conférences de presse très courues par les médias internationaux faisaient plutôt désordre dans le glacis médiatique que le gouvernement américain s’emploie à imposer , le voilà convoqué au ministère des Affaires Etrangères pakistanais, où il se voit signifier par un gouvernement désormais attentif aux souhaits de Washington, à défaut de l’être à ceux de son peuple que lesdites conférences doivent prendre fin sine die de façon qu’il « s’abstienne de toute propagande hostile à un pays ami » (dixit). En d’autres termes, ses conférences quotidiennes, au cours desquelles le ministre afghan dévoilait le nombre de victimes civiles des bombardements américains, voire, le cas échéant, les pertes de l’aviation militaire américaine, avaient le tort de rompre le monopole de fait que l’Amérique exerce sur toute information relative au déroulement des opérations militaires.
  •  plus généralement les Etats-Unis agitent le spectre d’une guerre longue, susceptible de s’étendre à d’autres régions du monde ;on donne à entendre en particulier qu’on observe avec sollicitude et attention l’Irak la Somalie, l’Indonésie…autant de pays dont les peuples musulmans n’auront guère de peine à trouver le dénominateur commun.

    En conclusion, on ne saurait mieux faire que citer le président des Etats-Unis lui-même, dont les propos paraissent ouvrir de vastes perspectives, lui qui après avoir parlé de « croisade » il y a de cela quelques semaines, déclare « qu’aucune aspiration nationale, aucun tort subi ne justifie jamais le meurtre délibéré d’un innocent »…En l’écoutant, on se prend à penser aux millions d’innocents délibérément sacrifiés à la construction du pays de l’orateur, et on se surprend à caresser la vague espérance de le voir demander pardon aux indiens aux afro-américains et à l’Afrique, avant de leur proposer de substantiels dédommagements et d’annoncer dans la foulée la dissolution pure et simple des Etats-Unis d’Amérique, dont les aspirations nationales ne pouvaient justifier une telle effusion de sang. Cependant, les souvenirs de la conférence de Durban étant encore tout frais, on se ressaisit bien vite, et l’on comprend que ce que l’on a en ligne de mire, ce sont les luttes des peuples meurtris du Proche-Orient, à l’encontre desquels ces mêmes Etats-Unis soutiennent d’autres aspirations tout aussi nationales et non moins expansionnistes , servies par un appareil militaire flambant neuf, tout droit sorti des arsenaux américains, et utilisés, F16 en tête et en piqué, pour le meurtre délibéré de populations civiles innocentes et désarmées…

    On ne saurait affirmer avec davantage de cynisme à la face du monde en général et du monde musulman en particulier, que la raison du plus fort… est toujours la meilleure !

    (1) On notera qu’Oussama Ben Laden a démenti sans ambiguïté être impliqué dans les attaques diligentées contre New-York et Washington. Il n’est sans doute pas inutile de donner ci-dessous lecture du texte de son communiqué, que l’on a traduit pour les besoins du présent article :
    « D’aucuns aux Etats-Unis ont pointé un doigt accusateur contre nous et nous ont accusé d’être à l’origine des explosions dont leur pays a été récemment le théâtre.
    Les Etats-Unis nous ont habitué à lancer ce type d’accusation contre nous à chaque fois que leurs nombreux ennemis les frappent.
    A cette occasion, j’affirme n’avoir pas lancé ces attaques, dont il semble que leurs auteurs aient agi en fonction de motivations spécifiques.
    Quant à moi, je vis dans l’Emirat Islamique d’Afghanistan, où j’ai fait acte d’allégeance et de totale obéissance au Commandeur des croyants, lequel n’autorise pas qu’on lance de telles attaques depuis l’Afghanistan. »

    Signé :Cheikh Oussama Ben Laden.
    Source :Reuters, le 16 septembre 2001.

    (2)Le recteur d’Al-Azhar précise :« Qui se fait exploser au milieu de soldats qui tuent son peuple ou portent atteinte à sa patrie ou sa dignité est un martyr ».

    (3)On notera avec intérêt à cet égard que les chefs d’Etat français et égyptien ont appelé le 10 novembre, à la tenue d’une conférence sous l’égide des Nations-Unies, à l’effet d’étudier la présente crise, et de définir la notion de terrorisme…

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