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La décision du Conseil d’État du 18 mai 2020 ne signifie pas une reprise normale et immédiate des cérémonies religieuses

Le CFCM appelle les musulmans de France à considérer la décision du Conseil d’État du 18 mai 2020 dans son contexte quant à la possibilité de reprendre les cérémonies religieuses. Cette décision rappelle la nécessité de concilier deux valeurs constitutionnelles importantes : la liberté de culte et la protection sanitaire. Cependant, elle n’ouvre pas la voie à une reprise normale et immédiate des cérémonies religieuses.

Compte tenu de la situation sanitaire de notre pays, la reprise des cérémonies religieuses dans les mosquées, qui doit être progressive, ne peut avoir lieu à l’occasion de grands rassemblements, tels que la fête de l’Aïd ou la prière du vendredi.

Comme le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur s’y sont engagés, le travail conjoint entre les cultes et les pouvoirs publics doit permettre d’établir les conditions nécessaires d’une reprise des cérémonies dans les lieux de culte, assurant la sécurité sanitaire des fidèles.

Dans ce cadre, le CFCM a demandé à toutes les fédérations qui le composent, ainsi qu’aux conseils régionaux de culte musulman, de lui faire parvenir leurs propositions pour entamer les prochaines étapes de déconfinement dans les meilleures conditions.

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Dans sa décision, le Conseil d’État juge que l’interdiction totale et absolue, posée par le décret du 11 mai 2020, crée une discrimination entre les pratiquants et les non-pratiquants d’une religion ainsi qu’entre les Établissements de culte, interdits de recevoir du public, et les autres Établissements recevant du public, autorisés à recevoir moins de 10 personnes.

Le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de lever cette interdiction absolue et lui demande d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus, pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte.

Paris, le 19 mai 2020

Mohammed MOUSSAOUI
Président du CFCM

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Commentaires

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  1. Pour la prière de l’Aid, en général nous sommes nombreux, serrés les uns contre les autres, dans un lieu clos. Par conséquent, avec ou sans loi, je pense que c’est à éviter pour l’instant, et peu importe ce que font les autres.

    • Sur ce point, les musulmans et leurs représentants ont été exemplaires en appelant à faire la prière de l’Aïd à la maison même si la loi nous le permettait!

  2. Des associassions musulmanes, ont déposées un recours, auprès du conseil d’ état, se sentant discriminées. Alors, comment faire, pour les calmer ?
    Eh bien, faire comme si on les avait entendue, et, se fondre se fondre d’ un communiqué, qui va dans leur sens, intimant au gouvernement, de leurs donner raison, dans un délai, qui ne change rien, a ce qui était prévu, lol
    Pour une fois, je salut la sagesse du conseil d’ état, qui a su calmer le jeux, en ne donnant absolument rien, les sages, commencent a comprendre, mais surtout a pratiquer, ce que l’ islam, nous enseigne, un grand pas vient d’ être franchi, dans le vivre ensemble, lol

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