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La composition du premier gouvernement de l’après-Ben Ali

Alors que le paysage politique de la Tunisie se redessine au fil des jours, sous la couleur dominante du parti Ennahda, le casting gouvernemental cristallise toutes les attentes. Tel un éventail des plus hautes fonctions régaliennes, la répartition des 41 portefeuilles ministériels a été soumise à l’approbation de l’Assemblée nationale constituante jeudi, dans le cadre d’un vote de confiance.

Levant un coin du voile sur ces hommes qui vont présider aux destinées du pays, la radio privée Mosaïque FM a offert sur ses ondes la primeur de la nouvelle composition du premier gouvernement de l’après-Ben Ali. Sous la direction de Hamadi Jebali, n°2 d’Ennahda, promu Premier ministre, le parti musulman plébiscité par les électeurs se partage les ministères régaliens, ainsi que plusieurs autres portefeuilles, à l’instar des Affaires étrangères revenu d’office à Rafik Abdessalem, gendre de Rached Ghannouchi.

Le ministère de la Défense fait figure d’exception notable, puisqu’il demeure aux mains d’Abdelkrim Zbidi, seul membre du gouvernement sortant de Béji Caïd Essebsi à être reconduit. Tandis que l’ex-footballer vedette, Tarek Dhiab, se voit confier le maroquin de la Jeunesse et du Sport, et que les deux autres partis partenaires de cette « Troïka » obtiennent les ministères restants, leurs deux leaders s’installent, chacun, dans le fauteuil de la présidence : de la République pour Moncef Marzouki ( CPR), et de l’Assemblée Nationale Constituante pour Mustapha Ben Jaâfar (Ettakatol).

Seules trois femmes ont réussi à se frayer un chemin dans les nouvelles allées du pouvoir tunisien, alors que nombre de secrétariats d’Etat sont passés aux oubliettes de l’histoire. Médecin de formation, le président Marzouki n’a pas tardé à diagnostiquer « le tsunami de dossiers urgents”, parmi lesquels l’alarmant taux de chômage, qui a plongé dans le désoeuvrement plus de 700 000 personnes, dont 200 000 jeunes diplômés, est érigé en cause nationale.

De son côté, le Premier Ministre s’est engagé à lutter contre ” la corruption qui a gangrené ce secteur envahi par le clan (du président déchu) Ben Ali et ses proches “, tout en rassurant l’opinion sur l’islamisation du pouvoir en indiquant vouloir réserver un ministère aux Droits de l’Homme. Tous les rôles ont été distribués, la période transitoire est placée sous le signe de la rupture nette et définitive avec l’Ancien régime, la Tunisie se doit d’écrire une nouvelle page, avec l’espoir de la reconstruction pour ligne d’horizon. Et elle a un peu plus d’un an pour cela

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