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Israël–Liban–Gaza : sur France 5, Ziad Majed dit ce que beaucoup de médias taisent

Dans une intervention marquante, Ziad Majed souligne l'urgence d'arrêter l'agression israélienne contre le Liban, tout en rappelant l'importance de la réalité historique.POURQUOI LIRE :
  • Pour découvrir une perspective souvent ignorée sur le conflit israélo-libanais.
  • Pour comprendre l'impact des violences passées sur la situation actuelle.
  • Pour réfléchir à la déshumanisation des victimes dans les discours médiatiques.

Dans un paysage médiatique souvent rempli de commentaires rapides et de raccourcis, certaines prises de parole se démarquent vraiment. Celle de Ziad Majed, politologue franco-libanais, professeur et chercheur, dans l’émission C ce soir sur France 5, en fait clairement partie. Avec calme et précision, il a rappelé une réalité qu’on entend très peu : pour beaucoup de Libanais aujourd’hui, la priorité n’est pas idéologique ou politique. Elle est simple et urgente : arrêter la guerre et l’agression israélienne contre le Liban.

Et surtout, sa parole fait quelque chose de rare : elle vient bousculer une propagande israélienne souvent reprise en boucle dans les médias, sans recul ni remise en contexte.

Une réalité historique qu’on oublie trop souvent

Ziad Majed le rappelle clairement : réduire la situation au Hezbollah, c’est passer à côté de l’essentiel. Qu’on soit pour ou contre ce mouvement, la réalité libanaise est plus large. L’acharnement israélien contre le Liban ne date pas d’aujourd’hui, ni même de la création du Hezbollah. Il remonte à plusieurs décennies.

Il évoque notamment les invasions de 1978 et 1982, qui ont fait près de 20 000 morts civils libanais et palestiniens. Cette histoire de violences et d’impunité existe depuis longtemps, même si elle est rarement rappelée sur les plateaux télé.

Gaza, un précédent qui change tout

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut aussi regarder Gaza. Pendant plus de deux ans, explique-t-il, le monde a vu une destruction massive d’un territoire et de sa population, dans un silence presque total. Aujourd’hui, Gaza est en grande partie en ruines, avec des habitants contraints de survivre dans des conditions extrêmes. Dans ce contexte, ce qui arrive au Liban n’a rien de surprenant. Ziad Majed parle d’une véritable « politique de la ruine ». L’idée n’est plus seulement de faire la guerre, mais de détruire durablement : les villes, les infrastructures, mais aussi les vies et les repères.

Et reconstruire ne veut pas dire revenir à ce qui existait avant. Un quartier détruit ne retrouve jamais ses habitudes, ses liens, son quotidien. C’est toute une vie collective qui disparaît.

Derrière les mots, des vies humaines

Il critique aussi le terme « dommages collatéraux ». Pour lui, ce mot sert à banaliser la mort de civils, surtout dans cette région du monde. Mais derrière ces mots, il y a des personnes, des vies, des histoires qui s’arrêtent. Ce ne sont pas des dégâts abstraits, ce sont des êtres humains. Le Liban est aujourd’hui divisé et fragilisé. Mais il reste une société qui tient, qui résiste. Ziad Majed évoque une forme de résilience, une volonté de continuer malgré tout, portée notamment par la société civile.

Dans un contexte où beaucoup de discours tournent en boucle, la parole de Ziad Majed fait du bien. Elle remet les choses en perspective, apporte de la profondeur et oblige à regarder la réalité en face. Une parole rare, et surtout nécessaire.

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