Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a averti lors d’une réunion du cabinet de sécurité que la pénurie de soldats pourrait conduire à un effondrement interne de l’armée.
Toujours selon le Jerusalem Post, il a évoqué « dix signaux d’alerte » pour illustrer la gravité de la situation, dans un contexte de guerre prolongée qui met les effectifs sous forte tension. Des sources militaires citées par le journal parlent d’une inquiétude « immense » face à ce manque de main-d’œuvre, qui ne se limite pas à la période de guerre mais concerne aussi le fonctionnement de l’armée en temps de paix. Le média souligne également qu’aucune loi n’a encore été adoptée pour augmenter significativement la conscription des juifs ultra-orthodoxes, un point de blocage majeur dans la gestion de cette crise.
Une armée rattrapée par ses propres contradictions
NDLR: Derrière cette alerte inhabituelle se dessine une réalité plus profonde : celle d’une armée longtemps perçue comme toute-puissante, mais désormais confrontée à ses limites structurelles. Dans le contexte d’une guerre génocidaire à Gaza, et alors que les tensions régionales s’inscrivent dans une logique d’annexion, notamment au Liban, et de destruction de l’Iran en vue de mettre le chaos, cette crise de recrutement prend une dimension encore plus significative. Le mythe d’une supériorité militaire absolue se heurte aujourd’hui à la durée du conflit, à l’usure des hommes et à une dépendance croissante à des réservistes déjà fortement sollicités. L’illusion d’invincibilité laisse place à une vulnérabilité tangible.



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