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Parlement européen : un député accuse l’Europe de couvrir les crimes de Washington et Tel-Aviv

Le député belge Marc Botenga dénonce le double discours de l'Union européenne sur les conflits internationaux.POURQUOI LIRE :
  • Critique de la politique européenne face aux crimes de Washington et Tel-Aviv.
  • Analyse des incohérences dans la diplomatie européenne.
  • Réflexion sur les droits humains et les intérêts géopolitiques.

 

Au Parlement européen, le député belge Marc Botenga (PTB) a livré une intervention d’une rare intensité, dénonçant frontalement le double discours de l’Union européenne face aux conflits internationaux. Dans un discours sans détour, il a notamment affirmé :

Une indignation face aux victimes invisibilisées

« Des enfants iraniens sont retrouvés, morts ou à peine vivants sous les décombres de leur maison. Tous les jours, des enfants libanais ou palestiniens partagent le même sort. Pourtant, leur vie, leur mort ne mérite pas ici une condamnation claire. »

Il a ensuite dénoncé l’absence de réaction, soulignant : « Et pourquoi ? Mais parce que les coupables sont vos amis : Tel Aviv à Washington. » Évoquant une actualité précise, il a interpellé l’assemblée :« Le jour même où Israël avance une loi permettant d’exécuter par pendaison des centaines de prisonniers palestiniens, vous vous organisez un débat uniquement sur la peine de mort en Iran. Pourquoi cette sélectivité ? »Il a insisté : « Parce que moi, je suis contre ces exécutions qu’elles se passent en Iran, en Arabie Saoudite ou en Israël. Mais vous, vous fermez les yeux quand les bourreaux sont vos amis. Et c’est systématique. »

Le double standard au cœur de la politique européenne

Il a poursuivi en dénonçant : « Vous sanctionnez la Russie qui attaque l’Ukraine, mais vous soutenez les États-Unis qui bombardent l’Iran. Vous condamnez la Russie qui occupe l’Ukraine, mais vous soutenez Israël qui occupe la Palestine et le Liban. » Il a également pointé les contradictions diplomatiques :« Vous condamnez l’Iran, système religieux, sort des femmes, manque de démocratie. Mais vous vous alliez à l’Arabie Saoudite, monarchie religieuse, sans démocratie ni droit des femmes. »

Poursuivant sa critique, il a dénoncé :« Vous condamnez l’Iran et son soutien au Hezbollah libanais, mais vous faites du business avec les Émirats, qui eux arment des milices génocidaires au Soudan. ».Il a encore ajouté :« Vous accusez le Venezuela du manque de démocratie, mais vous vous taisez quand le Qatar abolit les élections. » Enfin, il a conclu avec fermeté :« Quand nos alliés occupent, annexent, tout cela va, pas grave, parce que c’est pour notre pétrole, nos intérêts. […] Aujourd’hui, cette Europe n’est pas une force du bien mais complice du crime. Ça suffit. »

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Au-delà de la charge politique, cette intervention met en lumière une réalité de plus en plus difficile à ignorer : derrière ses discours sur les droits humains, l’Europe pratique une diplomatie sélective, alignée sur ses intérêts et ses alliances. Quand Washington frappe, elle suit ; quand Israël agit, elle justifie ou détourne le regard. Ce n’est pas une dérive ponctuelle mais une ligne constante, qui transforme l’Union européenne en relais docile des États-Unis et en caution politique d’Israël.

À force de condamner certains crimes tout en couvrant ceux de ses alliés, elle ne défend plus des principes mais des rapports de force. Ce double standard, dénoncé avec force, révèle une vérité brutale : loin d’incarner une puissance morale, l’Europe participe elle-même à l’impunité et au désordre qu’elle prétend combattre.

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