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«Israël est un exemple pour l’Ukraine», dixit Volodymyr Zelensky, le premier président juif d’Ukraine (source Haaretz)

C’était en décembre dernier, les tensions entre la Russie et les puissances occidentales, mues par un impérialisme aussi cynique qu’indécrottable, montaient alors crescendo, lorsque le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fort du soutien inconditionnel de l’«Axe du bien», américano-israélien cela va sans dire, déclara sa flamme à Israël. 

Il faut dire que lui-même est juif, comme le rapporte le journal israélien Haaretz, et entra d’ailleurs dans l’histoire de son pays, en 2019, en tant que premier dirigeant juif d’une Ukraine majoritairement chrétienne.

Toujours selon Haaretz, Volodymyr Zelensky, lors d’un discours préenregistré au Forum juif de Kiev, une conférence annuelle organisée par la communauté juive ukrainienne, chanta les louanges d’Israël devant une audience conquise d’avance par cette douce mélopée : celle de l’apologie de l’ultrasionisme au pouvoir. 

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Et tant pis si son chant d’amour glorifie un Etat d’apartheid qui, depuis des lustres, torpille allègrement les tables rondes, bafoue avec insolence le droit international et piétine férocement les droits humains des Palestiniens !

N’ayant cure, manifestement, que sa double allégeance heurte les sensibilités dans les chaumières chrétiennes d’Ukraine, Volodymyr Zelensky s’enflamma, allant jusqu’à clamer « qu’Israël est souvent un exemple pour l’Ukraine », que « les Ukrainiens autant que les Juifs apprécient la liberté », et qu’il faut oeuvrer ensemble « pour que l’avenir de nos États soit à notre goût, et non l’avenir que d’autres veulent pour nous ».

Il compara également la menace russe, à ses frontières, à celle que font planer les pays arabes sur Israël, non sans faire un parallèle historique avec l’Holocauste, déclarant : « Nous savons ce que c’est que de ne pas avoir [son] propre État. Nous savons ce que cela signifie de défendre son propre État et sa terre les armes à la main, au prix de [ses] propres vies ». 

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Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, emporté sans doute par l’exaltation, a juste omis un léger détail : Israël, la «terre promise» ultra-militarisée, est la première puissance militaire du Proche-Orient et la seule de la région à détenir l’arme nucléaire.

Et quant à ce que l’on appelle communément « le conflit israélo-palestinien», il relève davantage du combat du pot de terre contre le pot de fer…

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3 commentaires

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  1. Et avec ça, il tolère, non il protège des miliciens Nazis dont certains crimes sont impunis, comme quoi le Sionisme et le Nazisme ne sont guère incompattibles.

    Dernièrement, les Etats-Unis d’Amérique ont déclaré en substance que la limite de la guerre nucléaire ne sera pas franchie, ils ont changé leur position, comme le Canada et ça ne fait que commencer, est-ce que l’entité Sioniste est assez aventuriste pour rentrer délibérément en guerre avec une Russie encerclée, qui défend son avenir et sa vie et qui en a les moyens militaires nucléaires sans contredit possible?

    En tout cas, l’hostilité est franche aujourd’hui entre les deux pays, ce qui moi ne m’aflige pas, qu’une grande nation, oui une nation puissante, renaissante, en devenir, ne soit plus neutre envers l’éat Sioniste. Pour peu que des pays de Musulmans agissants, pas la prostituée péninsulaire bien entendu, sache valider ce changement Russe et collaborer avec la Russie pour fortifier nos pays à nous. Et je m’essuie d’avance les pieds sur d’éventuels des commentateurs qui nous alligneraient des boniments faussement pacifistes.

    Croissant de lune.

    • Un commentaire soit disant objectif!!! Le président ukrainien défend son pays quelque soit son obédience ou ses origines. Que la Russie défende ses intérêts stratégiques est une chose mais agresser un pays voisin parce-qu’il ne s’écrase pas devant Poutine ça s’appelle une injustice criminelle. Pourquoi toujours tout ramener à Israël et la Palestine? Le problème de certains pays arabes n’est pas leur alignement derrière les Etats Unis où la Russie mais leur manque de courage d’avouer leur impuissance intellectuelle et politique face à leur peuples. Les Ukrainiens auront toujours une histoire à raconter à leurs enfants alors que nous on aura peut être plus la capacité de créer notre propre histoire. Les guerres les plus mortelles sont celles qu’on se fait à nous même. L’ignorance et la fierté sont les ingrédients qui se marient le mieux pour faire un plat savoureux mais inconsistant.

      • Et donc, les commentaires d’Ak83000 sont forcément objectifs, donc nous sommes priés de croire qu’un des pays Arabes voisin ou distant de l’entité Sioniste peut développer ses forces militaires et demander à être inclu dans une alliance ennemie de l’entité sans que celle-ci n’hystérise le monde et ne se prévaut de son droit préventif? Ce n’est pas ce qu’on observe dans les faits pratiques, jusqu’à ce que l’entité Sioniste perde un jour en partie ses capacités de projection et sa couverture diplômatique, ça pourrait bien arriver quel que soit l’issu du conflit en Ukraine, l’entité est à charge de l’humanité, coûte trop cher à ses alliés, sa création était une forfaiture.

        Les Arabes ou autres feront ou pas leur avenir et leur histoire sans consulter un certain Ak83000 que je crois reconnaître comme ayant changé de pseudo.

        Croissant de lune.

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